Violence insidieuse

Les récents événements violents qui se sont déroulés dans le Vieux-Montréal ont de quoi inquiéter non seulement les
résidents de ce quartier, mais également ceux des autres secteurs de la ville et des banlieues. […]

La violence ne se manifeste pas seulement par des armes à feu et des bagarres. Il y a aussi d’autres formes de violence plus insidieuses et qui, à la longue, sont vécues par le voisinage comme un comportement agressif. Ainsi, des résidents du Vieux-Montréal racontaient que des véhicules circulaient avec
de la musique tonitruante et un moteur des plus bruyants. Sans compter les excès de vitesse et la conduite dangereuse de plusieurs conducteurs. Ces problèmes se vivent également dans notre quartier à Laval. Jour et nuit, nous entendons constamment des véhicules (autos, motos, camions) pétarader et rouler très vite dans les rues de notre quartier. Et il ne s’agit pas d’un cas isolé, il y a en beaucoup et de plus en plus. Alors, que peut-on faire ? Les forces policières ne possèdent peut-être pas d’outils législatifs efficaces pour contrer ce type de phénomène ou ils n’ont pas suffisamment de ressources ? Est-ce qu’il y a un manque d’éducation, de sensibilisation ? En fait, comment faire comprendre à ces conducteurs que le bruit et la vitesse affectent la qualité de vie de leurs voisins et des citoyens en général ? On n’a probablement jamais fait prendre conscience aux conducteurs des effets néfastes causés par le bruit excessif de leur musique et de leur moteur sur le voisinage. Ni non plus que l’on met en danger la vie des autres et la sienne à rouler si rapidement.

Il serait peut-être temps pour les autorités concernées de passer à l’action pour le bien-être des citoyens.

7 commentaires
  • Jean Lacoursière - Abonné 17 septembre 2020 07 h 58

    Décadence

    Il n'y a pas d'infraction plus facile à détecter et contre laquelle sévir que celles concernant la vitesse et le bruit (des véhicules).

    Les lois existent et elles sont claires.

    La police laisse faire, par pure paresse.

    Elle est une institution, une de plus et la plus importante, en train de pâlir aux yeux des gens.

    Quelle médiocrité !

    • Jeannine I. Delorme - Abonnée 17 septembre 2020 13 h 06

      J'habite une petite ville. Un résident de ma rue s'amusait à faire hurler son véhicule comme un enragé. Appel aux policiers. Depuis, c'est terminé. Il s'est fait remettre à sa place parce qu'il était hors la loi. Monsieur Lacoursière, vous écrivez que la police laisse faire par paresse. Je ne sais où vous habitez mais je crois qu'il faudrait insister, numéro de plaque à l'appui.Ces gens sont fous à lier. Vous avez des droits et il faut vous en servir,

    • Jean Lacoursière - Abonné 17 septembre 2020 19 h 03

      Madame Delorme,

      Tranche de vie.

      J'ai déjà eu une voisine dont le fils, à 16 ans, avait une voiture dont il avait modifié le silencieux pour le rendre archi-bruyant. Il partait travailler à 6h00 le matin et rentrait parfois en pleine nuit les weekends.

      Sa mère m'a répondu: « C'est pas grave, de toute façon y' a plein de motos qui font du bruit. »

      J'ai appelé la police, pensant qu'il serait facile de le cueillir comme un beaufruit mûr vu qu'il partait à la même heure tous les matins. Réponse de la police: « On va quand même pas se placer au coin de votre rue pour attendre qu'il passe ! »

      Oui, j'exagère en utilisant le mot paresse, mais que voulez-vous, j'en suis encore « traumatisé ». Cela dit, allez lire l'article de Radio-Canada que j'ai pointé à monsieur Véronneau plus bas, vous comprendrez ce que je veux dire.

      Enfin, j'ai cette année obtenu, en vertu d'une demande d'accès à l'information, le nombre de contraventions pour échappement trop bruyant données par la Police de Québec entre le 2019-01-01 et le 2020-04-30. La moyenne: 4 constats par 15 jours. Pourtant, suffit de marcher en ville ou d'être assis à une terrasse pour se faire polluer les oreilles de façon éhontée.

      Cette pollution par le bruit est un problème qu'il serait tellement facile à régler... .

  • François Véronneau - Abonné 17 septembre 2020 09 h 14

    Un lobby du bruit excessif?

    Le bruit excessif est partout, que ce soit en ville ou à la campagne. Les motos, les voitures et camions avec système d'échappement modifié ou initialement conçu pour faire du bruit pullulent. De surcroit, plusieurs des citoyens qui pavannent ainsi leur égo augmentent à ciel ouvert le son de leur musique ou radio afin de mieux l'entendre, bruit de moteur excessif exige! On assiste ici à mon avis à un lobby du bruit. Les modifications de système d'échappement entretiennent des commerçants et garagistes spécialisés dans ce genre de mécanique. Le marché des systèmes de son puissants pour véhicule est aussi lucratif. Il faut mieux régir ces excès qui dérangent une majorité de la population. En interdire la vente? Comment donner aux autorités les moyens d'intervenir et d'interdire de tels excès de bruits? Plus de contrôle, amender la loi? La culture du bruit excessif doit être sanctionnée, d'une manière ou d'une autre.

    • Jean Lacoursière - Abonné 17 septembre 2020 12 h 12

      « Comment donner aux autorités les moyens d'intervenir et d'interdire de tels excès de bruits ? » (F. Véronneau)

      Ils ont tous les moyens nécessaires :

      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1231735/motos-bruyantes-pas-une-priorite-surete-du-quebec

      Ils sont simplement paresseux.

      Et après on se demande pourquoi les gens veulent habiter loin de la ville.

  • Nadia Alexan - Abonnée 17 septembre 2020 10 h 25

    Vous avez amplement raison d'invoquer «l'incivilité» des automobilistes dans les rues de Montréal comme ailleurs dans la province, monsieur Chartier.
    C'est la raison pour laquelle il faut instaurer un cours de civisme citoyen dans nos écoles. La civilité s'apprend à la maison et à l'école depuis l'enfance.
    Le laisser-faire du ministère de l'Éducation dans cette matière est inacceptable. Le droit à la paix et à la tranquilité dans son propre logement est aussi un droit humain fondamental.

  • Jacques Légaré - Abonné 17 septembre 2020 13 h 31

    La violence et ses remèdes

    Ils existent, mais nombreux n'ont pas été appliqués car tout nouveaux ou trop imaginatifs :

    1, L'obligation de suivre durant trois mois un cours d'éthique au cegep pour toute personne accusée de violence ou d'incivisme.

    2, Une amende durant 10 ans, et on remet l'argent au contrevenant si au bout de ces 10 ans elle n'a commis aucune autre dénonciation d'incivilité.

    3, Une taxe spéciale, ad hoc, sur les films et les sites violents sur le web ou sur la télé. Histoire de ne pas trop devenir ce qu'on voit comme on devient vit, et visiblement, ce qu'on mange.

    4, Enlever les crucifix partout pour ne pas qu'un symbole qui est présenté comme le contraire de ce qu'on voit cesse de nous influence ce bidule qu'on nomme l'inconscient.

    5, Interdire la mise en échec au hockey et sanctionner de l'exclusion à vie tout hockeyeur bagarreur.

    6, et autres mesures aussi imaginatives et hors normes pour frapper l'imagination et sortir le contrôle civique de sa bureaucratie.