Ottawa doit soutenir le transport aérien régional

Pour diverses considérations, le transport aérien régional a historiquement fait couler beaucoup d’encre. Or, depuis plus d’une semaine, des régions font face à une rupture de service sans précédent.

Au Québec, le dossier fait consensus. Le ministre des Transports, François Bonnardel, les municipalités, ainsi que les organisations économiques, s’entendent pour dire que le moment est venu de redéfinir le modèle et de revoir nos façons de faire en matière de transport aérien régional. C’est urgent. C’est une question de survie pour les régions du Québec, surtout dans un contexte où la COVID-19 a fragilisé leur économie. L’objectif numéro un est de régler le dossier pour de bon. Bref, de trouver la solution pour assurer la pérennité du transport aérien régional. C’est une occasion à ne pas manquer.

Les idées abondent, les initiatives se multiplient. Les transporteurs régionaux actuels sont prêts à desservir le Québec. Tout le monde travaille à trouver des solutions. Il manque un seul intervenant : le gouvernement fédéral. Pourtant, le transport aérien est une compétence fédérale exclusive.

La sensibilité fédérale doit se transformer en actions tangibles. Aujourd’hui, les députés fédéraux du Québec doivent se mobiliser pour préserver un service essentiel, des Îles-de-la-Madeleine à l’Abitibi-Témiscamingue et de la Côte-Nord à la Gaspésie. Le gouvernement fédéral doit assumer un leadership et monter à bord avec nous.

 
2 commentaires
  • Claude Bariteau - Abonné 10 juillet 2020 07 h 57

    Si le gouvernement fédéral n'est pas au rendez-vous, il faut agir sans lui, ce qui revient au gouvernement du Québec et ce gouvernement doit penser Québec et non seulement le service aux régions, car sans les vols dans toutes les régions et hors Québec, il sera impossible de penser un service collectif sur le territoire du Québec. L'expérience de Québecair l'a démontré.

  • Gilles Théberge - Abonné 10 juillet 2020 21 h 48

    Si l'individualisme me prend pas le dessus, on pourrait avoir une entente sans précédent entre Québécois. Pour une fois.