Laideurs sur la ville

Un phénomène remarquable à Montréal est l’hyperactivité des auteurs de graffitis.

Systématiquement, ils s’évertuent à dégrader mobilier urbain, transports en commun, édifices historiques et structures routières. Ils s’excitent à détruire de magnifiques murales du centre-ville.

Je ne sais quelle impulsion les pousse, sauf peut-être celle de marquer leur territoire.

Dans la très grande majorité des cas, ces scribouillages n’ont aucune valeur artistique. Au moins, dans d’autres villes de la planète, certains sont jolis ou portent des messages.

Ici, ce ne sont que salmigondis de symboles et de codes que seuls certains initiés doivent comprendre.

Mais il faut l’avouer, certains graffitis sont réalisés à des endroits qui défient l’imagination. On se demande parfois comment ils font !

J’ignore si la Ville de Montréal possède une escouade de nettoyage spécialisée, mais si tel est le cas, elle semble avoir jeté l’éponge depuis longtemps.

Et bonjour les dégâts pour l’image de la ville et sa propreté. Il y aurait peut-être des leçons à tirer d’autres cités pour faire face à ce problème. Éducation civique ? Interdiction de peinture aérosol ?

Quoi qu’il en soit, cet enlaidissement sauvage de notre paysage urbain est regrettable.


 
10 commentaires
  • Michel Héroux - Abonné 9 juillet 2020 07 h 20

    Enlaidissement sauvage ?

    Dans les faits ces graffitis sont du vandalisme très simplement. J'ignore si nos policiers et policières surveillent quelque peu leurs environs mais à voir la multiplication de ces graffitis enlaidissants, j'en doute fort.

  • Roland Wikaryjak - Inscrit 9 juillet 2020 08 h 51

    Encadrement

    François, dans certaines grandes villes ces graffitis sont non seulement encdrés mais subventionnés par les autorités locales. Renseignez-vous et donnez des conseils à Montréal.

  • Luc Le Blanc - Inscrit 9 juillet 2020 09 h 37

    Narcissisme, sans plus

    Ces graffitis, aussi appelés tags, ne sont en fait que la signature d'un tableau absent que "l'artiste" n'a pas su définir, n'ayant sans doute rien d'autre à dire que "j'étais ici" à son entourage. Juste une manifestation de narcissisme qui défigure le paysage.

  • Jean Richard - Abonné 9 juillet 2020 09 h 51

    Il y a pourtant beaucoup plus laid

    La beauté et la laideur, ce sont des notions entièrement subjectives. Il en va de même pour l'art et le non-art. Voyons un peu...

    « l’hyperactivité des auteurs de graffitis » – Expérience vécue dans un atelier d'aide aux devoirs où de jeunes enfants sont catalogués dans la section non-réussite et portent comme étampé dans le front l'étiquette TDAH (H pour hyperactif) : on a beau vouloir leur inculquer toutes les règles du conformisme du savoir, les tables de multiplication et les règles des accords grammaticaux, rien à faire, ils résistent et ce n'est pas l'intelligence qui est en cause, ils en ont à revendre.

    Ces enfants de la non-réussite, il leur arrive (souvent dans certains cas) de s'isoler, c'est-à-dire de couper la communication avec ce qui les entoure et une fois isolés, que font-ils ? Plusieurs se ruent sur des jeux vidéos et d'autres, à peine moins nombreux, prennent des crayons et se mettent à dessiner. Ils dessinent sur tout ce qui leur tombe sous la main, y compris les tables et le matériel scolaire.

    Ces enfants de la non-réussite qui ne se lassent pas de dessiner, seraient-ils les graffiteurs de demain ? Peut-être et dans ce cas, les jugements portés sur les graffitis sont des jugements portés sur les graffiteurs et l'ennui, c'est que ces jugements sont remplis de mépris et de méconnaissance. Face à un graffiti, que savez-vous de celui ou celle qui l'a fait ?

    « de codes que seuls certains initiés doivent comprendre » – Les arts socialement reconnus comme tels sont remplis de codes pour les initiés. Comment en est-on arrivé à avoir de simples toiles qui valent plusieurs millions de dollars et qui ont nécessité 15 ou 20 heures de travail ? Parmi les arts reconnus, la peinture est sans doute le plus mystérieux. On peut finir par n'y voir qu'un subtil exercice de spéculation. Seule la peinture peut se permettre d'occuper de grandes salles avec deux ou trois toiles sur les murs devant lesquelles circulent une majorité de chics badauds...

    • Sylvie Hébert - Abonnée 9 juillet 2020 11 h 52

      Bon sang mais où vivez-vous, monsieur Richard? Monsieur LaRochelle parle des graffitis et autres tags qui tapissent tout, tout, tout à Montréal, des plus beaux édifices aux propriétés privées, en passant par le mobilier urbain. Rien, absolument rien à voir avec un débat art-non art. Il s'agit de vandalisme généralisé, point à la ligne.

    • Hélène Paulette - Abonnée 9 juillet 2020 12 h 05

      Quinze vingt heures de travail??? Pour certains ça peut être quinze vingt ans. Vous avez une drôle de conception de la peinture... Les tags qu'on v oit partout n'ont rien à voir avec les graffitis, qui demandent qwuand même réflexion, alors que le tag n'est que réflexe.

  • Sylvie Hébert - Abonnée 9 juillet 2020 11 h 00

    Tellement vrai.

    Je suis 100% d'accord avec monsieur LaRochelle. Ces graffitis affreux partout, partout, partout, à Montréal, sont honteux et rendent la ville encore plus laide et plus sale, elle qui n'en a déjà pas à revendre. Je n'ai jamais vu ça ailleurs.