La peur des mandarins de Pékin

Les premiers opposants d’importance au tsarisme en Russie furent ces jeunes officiers russes qui firent de longs séjours en France après les défaites militaires de Napoléon. Ils virent ce que c’était que de vivre dans un pays dont la devise est « Liberté, Égalité, Fraternité ».

C’est peut-être ce que craint la Chine avec Hong Kong. Les Chinois de la Chine continentale sont nombreux, semble-t-il, à s’installer sur le territoire semi-autonome. Ils goûtent à la démocratie ; ils en parlent avec leurs parents restés sur le continent. Tout cela est dangereux.

Selon le traité conclu avec la Grande-Bretagne, Hong Kong sera définitivement intégré à la Chine en 2047. Les mandarins de Pékin ne veulent pas attendre aussi longtemps pour en finir avec la liberté et l’État de droit sur l’île, parce que d’ici là les Hongkongais auront peut-être déjà contaminé toute la Chine. Voilà pourquoi ils ont frappé un grand coup avec la nouvelle loi sur la sécurité nationale, qui aura pour effet de faire fuir à l’étranger nombre de militants prodémocratie parmi les plus actifs.


 
10 commentaires
  • Serge Lamarche - Abonné 9 juillet 2020 04 h 19

    Crime de crime

    La liberté brimée. Pauvre liberté. On ne peut pas s'exprimer librement. Comme dans le commentaires ici, quoi.
    Est-ce vraiment si différent?

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 9 juillet 2020 08 h 03

      Je ne saisis pas, M. Lamarche.

    • Marc Therrien - Abonné 9 juillet 2020 22 h 01

      M. Le Blanc,

      J'ai tenté de formuler une hypothèse et je ne comprends pas pourquoi elle n'est pas encore publiée.

      Marc Therrien

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 10 juillet 2020 22 h 27

      M. Therrien,

      Avez-vous cliqué sur « Envoyer » ? Cela m'est déjà arrivé d'oublier de le faire. Si votre commentaire n'a pas été refusé, vérifiez dans: https://www.ledevoir.com/gerer-mon-profil/commentaires

      Si vous avez cliqué sur « Envoyer », il y est.

  • Jean-Charles Morin - Abonné 9 juillet 2020 09 h 07

    Il faut mettre les pendules à l'heure.

    Nonobstant les opinions que l’on peut entretenir sur l’état de la démocratie en Chine, certains faits demeurent.

    L'auteur oublie de mentionner que le territoire de Hong-Kong, autrefois arraché à la Chine par l'impérialisme occidental, a été restitué à cette dernière en 1997 après un siècle et demi de présence britannique.

    Depuis ce temps, les autorités chinoises se sont engagées à gouverner l'ancienne colonie britannique jusqu'en 2047 selon le principe "Un pays, deux systèmes". Après cette date, il est prévu qu'Hong-Kong sera intégrée totalement et définitivement à la Chine sans jouir d'un quelconque statut spécial.

    La loi promulguée par Pékin se veut avant tout une réponse aux velléités séparatistes de certains dissidents qui veulent faire de Hong-Kong une entité indépendante en violation de l'accord de 1997 entre les autorités chinoises et le Royaume-Uni.

    Même avec son statut actuel de relative autonomie, Hong-Kong fait désormais partie de la Chine. Il serait malvenu de reprocher à cette dernière de vouloir protéger l'intégrité de son territoire et de prendre les moyens nécessaires pour la garantir.

  • Hélène Lecours - Abonnée 9 juillet 2020 11 h 38

    Hong Kong

    La seule chose à faire et qui ne se fera pas, serait que tous les ressortissants étrangers quittent l'île en guise de protestation et que tout commerce soit interrompu avec ce pays totalitaire. Les gouvernements américains n'ont pas cessé de persécuter la moindre idée un peu "gauchiste" depuis la deuxième guerre mondiale, mais ils sont incapables de mettres leurs culottes quand vient le temps de la dignitié. Un traité est un traité, nom d'une pipe...d'opium.

  • Hélène Paulette - Abonnée 9 juillet 2020 11 h 58

    Cette tendance à la démonisation de la Chine ne me dit rien qui vaille...

    Cette histoire qui a commencé avec l'affaire Huaway, s'est poursuivie avec la Covid19 et continue avec HongKong (situation pourtant prévisible avec le support occidental aux insurgés), ressemble de plus en plus aux coups fourrés dont notre voisin du sud a le secret. Nous prépare-t-on à quelque frappe punitive en plus de sanctions? Il faut bien que toutes ces armes servent à quelque chose...
    NB: après les communistes, les américains les plus pourchassés sont les pacifistes, RIP John Lennon.

  • Pascal Barrette - Abonné 9 juillet 2020 18 h 30

    Made in China

    La photo est mon hobby. Je viens de faire l’inventaire de mes trépieds, monopieds et stands d’éclairage. Voici le décompte des "Made in": Angleterre 2; Chine 6; Italie 3; Japon 1; ininscrits 4. Connaissant la propension de ce pays au non respect des règles internationales sur l'affichage, on peut avancer que les ininscrits proviennent de Chine. En achetant cet équipement au long des ans, je m’attardais surtout au prix et à la qualité, non à la provenance. Au total, avec environ 10 pièces par rapport aux 2, 3 et 1 des autres pays, la Chine est de loin la gagnante. C’est encore plus compliqué. Certaines grandes marques se sont fait acheter par des entreprises chinoises. Celles-ci maintiennent le nom des marques originales ou l’imitent dans leurs propres produits. Un de mes trépieds se nomme Mefoto qui sonne comme l’ancienne italienne Manfrotto. Cette dernière a été achetée par une américaine nommée Vitec. Je n’ai pas poussé ma recherche plus loin mais, c’est bien connu, les grands groupes usinent souvent leurs produits en Chine avec une main d’oeuvre moins coûteuse. Ma petite action à moi est désormais de ne plus acheter de produits chinois. J’ai la chance de me le permettre mais ce n’est pas le cas pour la majorité des gens dont le prix est le facteur déterminant. Et puis comment reconnaître les produits chinois avec leur camouflage de marques et sous-contrats? Si le nerf de la guerre est l’argent, ce ne sont ni les consommateurs, ni les groupes commerciaux qui vont la déclencher mais les États par des sanctions commerciales concertées. Ah oui, dans l'équipement ci-haut mentionné, mes deux pièces préférées pour leur design et leur qualité proviennent d’une société anglaise nommée Three Legged Things. Pour ceux qui mal y penseraient, je n’ai aucun lien avec elle.