Une excellente nouvelle!

Eh oui, Simon Jolin-Barrette devient le plus jeune ministre de la Justice de l’histoire du Québec. Excellent comme critique de ce ministère, lorsque la CAQ était dans l’opposition, il hérite du portefeuille dont il rêvait et demeure de plus res-ponsable de la langue française et de la laïcité en conservant aussi ses fonctions de leader parlementaire.

Il s’agit là, sans l’ombre d’un doute, d’une fantastique marque de confiance de la part du premier ministre envers un des plus jeunes députés de sa formation
et d’un politicien des plus pro-metteurs. Même s’il perd le ministère de l’Immigration, il est tout de même arrivé, très récemment à la tête de ce ministère, à ce que les commentateurs de l’actualité politique ont décrit comme étant un compromis raisonnable.

En ce qui concerne le dossier chaud de la laïcité, on peut certainement s’attendre à ce qu’il soit moins timide que sa prédécesseure dans la défense de la loi 21, puisqu’il sera responsable à la fois de la justice et de la laïcité. Il ne voudra donc certainement pas que la loi qu’il a écrite et défendue, avec brio, avouons-le, soit charcutée par la Cour d’appel et la Cour suprême.

Un autre élément fondamental du rôle crucial que le premier ministre lui a confié concerne le fait qu’il aura la charge ultime de donner son aval à tous les projets de loi qui seront soumis par ses collègues ou autres députés de l’Assemblée nationale, puisqu’il est le ministre de la Justice.

Jolin-Barette a démontré qu’il est, comme son patron, un nationaliste qui n’a pas peur de s’afficher comme tel et qui sera un excellent ministre de la Justice. Et, qui sait, peut-être le prochain leader qui saura aller… un peu plus loin ?


 
4 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 26 juin 2020 09 h 03

    Aller un peu plus loin

    Au-delà de dire que c’est une bonne nouvelle que Simon Jolin-Barrette devienne le plus jeune ministre de la Justice de l’histoire du Québec, c’est la loi sur la laïcité qui retient toute notre attention. La loi 21 continue dans la tradition jeffersonienne d’établir un mur de séparation entre l’état et les religions. La laïcité, c’est la somme de toutes les croyances et incroyances d’un état démocratique où l’appareil bureaucratique agit sur un terrain neutre en ne favorisant aucune religion ou croyance. Les écoles publiques font parties de cette équation démocratique et les signes religieux, qui sont en fait des publicités pour les diverses croyances politico-religieuses, n’ont pas leur place auprès des enfants influençables en pleine éclosion de leur personnalité et leurs valeurs. Les États-Unis demeurent le meilleur exemple de cet énoncé puisque c’est discutablement un des pays les plus religieux de la planète où toutes les croyances peuvent s’épanouir. Mais ils ne favorisent aucune religion et celles-ci sont séparées de l’état de droit par un mur jeffersonien. La théocratie, que certains voudraient implanter en sol québécois, comme ils ont essayé de le faire en Ontario en 2004 lorsque le gouvernement avait donné son aval pour des tribunaux basés sur la charia est l’antithèse de l’égalité homme/femme et des minorités sexuelles et de liberté d’expression et n’a pas sa place chez nous. Et pour les croyances qui possèdent des biens matériels, il faudrait qu’ils commencent à payer leur juste part sociétale en impôts et taxes. Présentement, ils bénéficient de tous les services municipaux tout en n’y contribuant rien.

    Ceci dit, j’espère que Simon Jolin-Barrette sera plus ferme pour l’application de la langue française partout au Québec que de ses prédécesseurs. Notre langue se meurt à Montréal. Et la langue française, est un des piliers de notre démocratie avec l’égalité pour tous et la liberté d’expression.

  • Jean-Guy Aubé - Abonné 26 juin 2020 10 h 33

    trop immature

    Il a l'air trop juvénile et immature. On verra bien ce que ça va donner.

  • Réjean Martin - Abonné 26 juin 2020 11 h 24

    les élections de 2022

    on peut croire que les élections de 2022 dans les régions surtout vont se jouer sur la défense de la loi 21.

  • André Labelle - Abonné 26 juin 2020 14 h 27

    COMMENTAIRE PLEIN DE MATURITÉ

    Le commentaire de M. Aubé est remarquable quant à sa clareté et sa maturité. Il s'appuie sur des données solides, claires et surtout qui font concensus. On remarque que M. Aubé a sans doute une formidable expérience sur l'appréciation des qualités humaines et sur l'expertise que peuvent avoir les individus pour assumer des responsabilités importantes. La justesse, la rigueur, la profondeur de son commentaire le désigne réellement comme un expert de haut niveau quant à l'appréciation des hommes et des femmes dans la réalisation de missions importantes et complexe.
    Bref, ce commentaire me laisse pantois et je me tais ...

    «Si ce que tu dis n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi.»
    [Éric-Emmanuel Schmitt; Le sumo qui ne pouvait pas grossir]