Message à Justin Trudeau

Monsieur le Premier Ministre,

Je viens de prendre connaissance de la nouvelle formation de votre cabinet des ministres. Accueillir Steven Guilbeault dans les rangs de votre parti et lui donner les rênes du Patrimoine est, à mon avis, une aberration sans nom. Au moment où nous aurions eu besoin de quelqu’un de fort en environnement, au moment où vous avez cette personne dans votre équipe, vous lui offrez un ministère qui n’a rien à voir avec ses qualifications. Ça frise le cynisme !

Dommage pour vous, pour nous et pour M. Guilbeault. Il doit être bien déçu, le pauvre. C’est certain qu’il ne s’est pas engagé en politique pour être ministre du Patrimoine. On comprend que par ce geste vous avez voulu calmer les esprits dans l’Ouest. Mais à vouloir plaire à tout un chacun, on finit par décevoir tout le monde. On finit aussi par passer à côté de l’essentiel, en l’occurrence la lutte contre les changements climatiques.

Bref, M. Trudeau, avec tous ces revirements, vous êtes difficile à suivre. Quel début de mandat décevant !

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4 commentaires
  • Bernard Terreault - Abonné 22 novembre 2019 08 h 51

    Il me semble

    que ça avait déjà été dit avant même l'élection qu'il était exclu que Steven Guilbeault soit ministre de l'environnement: ce fut même une surprise qu'il soit ministre tout court. Tout au plus pourrait-il essayer de l'intérieur d'influencer ce gouvernement au lieu de récrminer éternellement sans résultats. En tant que physicien retraité (quoique pas expert en climatologie), je suis presque certain (il ne faut jamais dire certain en science) que les climatologues ont raison. Cependant notre mode de vie actuel dans les pays riches est si confortable, nos seulement pour les riches, mais aussi pour la classe moyennne si chère à Justin et même, retativement parlant, pour nos pauvres (qui passeraient pour riches en Haîti), que je doute que soient jamais prises les mesures qui permettraient de freiner le changement climatique à temps. Cela ne se fera qu'après maintes catastrophes. L'humanité y survivra comme espéce, mais bien des humains en souffriront et en mourront.

  • Cyril Dionne - Abonné 22 novembre 2019 10 h 19

    « Don’t cry for me Canada »

    Steven Guilbeault n’est pas déçu ou triste, il est bien content avec son nouvel job de ministre à la hauteur de plus 250 000$ par année, voiture incluse, et avec des avantages sociaux à faire rêver. Là, il va pouvoir distribuer des p’tits drapeaux « canadian » à tous les immigrants et même nous ponde une nouvelle séquelle de « The Story of Us » où on pourrait le voir comme un intrépide défenseur de l’environnement qui est maintenant devenu ministre du patrimoine sans se faire achaler par les écologistes.

    Ne pleurer pas pour lui Canada. Et maintenant entonnons de tout cœur sur les airs de « Don’t cry for me Argentina » :

    Ne pleurez pas pour moi Canada
    La vérité est que je ne t'ai jamais quitté
    Tout au long de mes jours sauvages en escaladant la tour CN
    Ma folle existence chez Greenpeace et Équiterre
    Je n’ai jamais voulu tenir mes promesses
    Ne garde pas tes distances
    Et quant à la fortune, et quant à la gloire
    Je les ai invités à la hauteur de 250 000$ par année
    Bien qu’un monde vert et écologique semblait être tout ce que je désirais
    Ce sont des illusions qui se conjuguent aux pipelines des champs bitumineux de l’Alberta
    Elles ne sont pas les solutions que j’avais promises
    Mais la réponse était ici tout le temps
    J’aime l’argent et la position de rêve
    Et j'espère que tu m'aimes encore
    Comme ministre du Patrimoine « canadian »

  • Gilbert Troutet - Abonné 22 novembre 2019 11 h 44

    Du pareil au même

    Quand un écologiste en vue se joint à un gouvernement qui décide de dépenser 4 500 millions $ d'argent public pour satisfaire les pétrolières de l'ouest, on se dit que le type en question a viré capot. Donc rien à attendre de Steven Guilbeault, qu'il soit dans un ministère ou dans un autre. Et si le gouvernement Trudeau décide demain matin d'assouplir ses lois et réglements sur l'évaluation environnementale, M. Guilbeault n'y pourra sûrement pas grand chose.

    Dans une récente tribune à Radio-Canada, Louis Roy disait de ce nouveau gouvernement que ce serait « la continuité dans la platitude ». Malheureusement, c'est à quoi il faut s'attendre.

  • Gilles Théberge - Abonné 22 novembre 2019 13 h 37

    Je n'oublie pas la déclaration de Claude Castonguay au départ de la campagne électorale. Il a dit que a peu près ceci, que Trudeau n'avait pas le bagage intellectuel pour occuper les fonctions de premier ministre. Rien de moins.

    Alors ne vous imaginez pas que les choses ont changé avec l'élection...