Cherchez l’erreur!

Dans un article de l’Agence France-Presse repris par Le Devoir hier, on rapporte que, selon un rapport alarmant que publie la Banque mondiale, la mauvaise qualité de l’eau est devenue « une crise invisible » qui touche les pays. Elle pourrait coûter jusqu’à un tiers de la croissance économique potentielle dans les régions les plus touchées. Le président de la Banque mondiale appelle les gouvernements « à prendre des mesures urgentes pour s’attaquer à la pollution de l’eau afin que les pays puissent croître plus vite d’une façon plus durable et équitable ».

Si l’on doit à raison dénoncer cette situation et inviter instamment les gouvernements à agir en conséquence, je ne comprends toujours pas pourquoi on doit le faire pour « croître plus vite » et donc, arriver encore plus rapidement à dépasser la capacité de la planète à nous soutenir.

Comprendrons-nous un jour, s’il n’est pas trop tard, que c’est en grande partie cette logique de croissance économique, le plus souvent à tout prix, qui nous entraîne tous et toutes à la catastrophe ?

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2 commentaires
  • Guy O'Bomsawin - Abonné 22 août 2019 08 h 43

    Aveuglement

    L'argent détruit tout, jusqu'à vue et raison. Au train où on va, la planète sera l'Île de Pâques de la Voie Lactée.

  • Roger Bertrand - Abonné 22 août 2019 15 h 03

    Question aussi de répartition...

    L'argent pour l'argent, oui ! L'argent comme intermédiaire d'échange, réparti plus équitablement, non pas concentré entre quelques mains plus ou moins occultes !