L’industrie pétrolière «sur le BS»

Je suis outré d’apprendre que le promoteur du projet d’exportation de gaz albertain GNL Québec a le culot de quémander de l’argent aux contribuables québécois, et ce, non seulement parce qu’il s’agit d’un plan hypothétique et n’ayant obtenu aucun feu vert environnemental, et encore moins l’acceptation sociale, mais surtout parce qu’il s’agit d’une entreprise naviguant complètement à contre-courant du gros bon sens et de la lutte contre les GES.

On essaie de nous faire avaler des couleuvres en affirmant que le gaz naturel est une étape de transition louable dans la lutte contre les changements climatiques, alors qu’il s’agit d’une énergie fossile traditionnelles simplement moins noires et moins gluantes, mais tout aussi émettrices de GES. Ce projet ne devrait pas voir le jour, un point c’est tout. Le Québec doit s’affirmer énergiquement contre tout passage d’oléoducs ou de gazoducs sur son territoire, et mettre les bouchées doubles à l’électrification complète du transport et du chauffage pour rapidement s’affranchir des énergies fossiles.

Ce n’est ni dans cinq ans ni dans dix ans, mais bien aujourd’hui que doivent se prendre les décisions courageuses qui nous permettront de garder la tête haute lorsque nous léguerons notre environnement aux futures générations. Puisque ces mots sont désormais admis dans le nouveau Larousse, cessons de nous faire enfirouaper et chialons haut et fort !

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2 commentaires
  • Daniel Francoeur - Abonné 25 mai 2019 01 h 06

    La destruction subentionnée.

    Si on réallouait toutes les subventions faites aux producteurs d’énergie mortifère, au développement des énergies vertes, nous aurions une économie et une planète en bien meilleure santé. D’ailleurs, qu’attendent nos gouvernements pour agir? D’être réélus? LOL

  • Bernard Terreault - Abonné 25 mai 2019 13 h 27

    Je ne comprends pas...

    l'apparent enthousiame de Legault pour ce projet. Il créera très peu d'emplois permanents, le fonctionnement des pipelines est tout automatisé. Et comme le Québec est peu expert dans ce domaine, même sa construction créera peu d'emplois ici. ce sont des firmes de l'Ouest ou des É.-U. qui vont tout rafler. À moins que Legault veuille faire une fleur à Kenny au nom de l'Unité canadienne et de la péréquation.