Retour des Canadiens de Daech

Le Canada fait face à un défi de taille au regard d’un retour éventuel des djihadistes de Daech emprisonnés en Syrie, de citoyenneté canadienne.

Il faut prendre conscience de cela : bien plus que des personnes radicalisées, ces hommes et ces femmes partis en Syrie sont des fanatiques, des soldats barbares, des combattants sanguinaires.

Actuellement prisonniers, ils sont «en mode survie» et adoptent les postures et attitudes adéquates pour engendrer chez les Canadiens des sentiments d’empathie et de compassion. Mais ils demeurent des fanatiques convaincus, empreints d’une vision inconditionnelle, prêts à tuer pour soumettre les « mécréants » que représentent, à leurs yeux, toute société démocratique et sa culture.

Les faire revenir au Canada, c’est mettre la population canadienne face à un danger d’une extrême dangerosité.

Même si ces atrocités ont été commises sur une terre étrangère, le Canada ne peut se permettre de ne pas considérer leurs actes comme des crimes contre l’humanité.

Des procès pour crimes contre l’humanité (loi 1994) ont déjà eu lieu au Canada. Le Rwandais Désiré Munyaneza a été la première personne condamnée. Jacques Mungwarere a également été arrêté et accusé en 2009, comme le criminel de guerre présumé Cristobal Gonzalez-Ramirez.

La justice canadienne a les outils appropriés pour juger les acteurs de ces barbaries, même si les crimes ne sont pas perpétrés sur son sol.

La loi sur les crimes contre l’humanité est une loi internationale. Et de fait, le Canada doit l’appliquer en tout et pour tout, à n’importe quel prix, contre ses ressortissants canadiens ayant rejoint Daech.

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