L’équité salariale de Mme Bissonnette

Rien de plus relatif que l’équité, et encore faut-il savoir à qui on se compare. Pendant qu’on tergiverse sur le salaire minimum, qui ne permet même pas de gagner le minimum pour vivre, Mme Bissonnette est bien découragée du petit 197 000 $ des recteurs de l’UQAM. Et si on dégonflait plutôt les salaires des recteurs des autres universités, ne serait-ce pas un peu plus sensé ? Mais il faut croire qu’il y a en haut de l’échelle bien des vaches sacrées auxquelles on ne doit pas toucher. Je termine en soulignant que c’est bien la première fois (ou presque) que je me retrouve en désaccord avec le point de vue de cette remarquable ex-éditorialiste !

1 commentaire
  • Michel Lebel - Abonné 13 janvier 2018 06 h 53

    Une question de valeur


    La question des salaires accordée aux personnes est un débat sans fin. Du joueur de hockey de la Ligue nationale, aux dirigeants de banque, aux médecins, aux recteurs, aux instituteurs, aux policiers, aux éboueurs, au personnel de garderie, etc., les écarts de salaire sont souvent énormes. Sont-ils au fond justifiés? Tout est question, selon moi, de la valeur d'un travail; d'autres diront surtout du marché. Tout cela demeure assez subjectif!

    Par exemple, je trouve la puéricultrice nettement sous-payée, les médecins, trop, les ''coureurs de rondelle'' (puck), trop, etc. Pour moi, les recteurs au Québec en dehors du réseau de l' UQ, gagnent trop; c'est une question de valeur, de conception de l'université, du rôle (intellectuel) du recteur. Bref, le débat sur les salaires est sans fin... Stop!


    Michel Lebel
    Ancien professeur d'université