Dès votre premier budget, vous nous décevez, Madame Plante

Deux mois à peine après votre élection, vous choisissez d’agir comme l’aurait fait votre prédécesseur. Face aux difficultés budgétaires, il vaut mieux augmenter les taxes la première année, ainsi les contribuables auront quatre ans pour oublier que vous aviez promis un gel de taxes. C’est ce que vous avez fait, vous, Madame Plante.

Dommage, car votre victoire est grandement ternie. Vous aviez promis, Madame la Mairesse, de geler les taxes. Il vous incombait de trouver une façon de tenir vos promesses. Mais, tout comme le ferait un vieux politicien, vous avez augmenté les taxes malgré vos promesses, et ce, en misant sur le fait que les contribuables auront quatre ans pour oublier que vous agissez comme n’importe quel politicien traditionnel.

Madame, votre sourire a beaucoup perdu de son éclat depuis hier. Si vous aviez été différente, vous auriez remis une hausse de taxes à l’an prochain en profitant de 2018 pour bien expliquer le pourquoi de ces hausses. Vous auriez ainsi respecté votre parole. Ce que vous avez vraiment négligé, Madame Plante. Dommage, car vous promettiez plus.

2 commentaires
  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 13 janvier 2018 19 h 07

    Le donneur de leçon

    Mais de quel droit vient-on faire la leçon à la première magistrate de Montréal alors qu'on ne vit même pas dans cette ville, ignorant tout de ses besoins criants, dont plus particulièrement l'état désastreux de ses infrastructures en eau qui ont littéralement été laissées à l'abandon par trop de profiteurs plus enclins à s'ennivrer du pouvoir par des dépenses somptuaires, dont le dernier en liste avec deux partys payés par les contribuables pour plus de 1,2M$! Ce maire, comme un monarque, se croyait sans doute à Versailles! Oui, il fallait redresser le navire, c'est ce que l'administration Plante-Dorais vient d'amorcer.

    Car ce qu'ont constaté de trop nombreux Montréalais, c'est que l'amélioration de la mobilité, un véritable enjeu à Montréal où le transport collectif demeure à des années-lumières de ce que l'on retrouve ailleurs dans d'autres grandes métropoles, l'habitation où de trop nombreux locataires croupissent dans des logements insalubres et enfin l'aide à l'économie locale doivent enfin devenir de véritables priorités pour une administration qui ne sera plus à la solde de ploutocrates et promoteurs en tout genre.

    Enfin, notons que le pouvoir de la mairesse concerne la ville-centre et que ce sont chacun des maires des arrondissements qui décide du niveau de taxation supplémentaire pour leur arrondissement.

  • Pierre Raymond - Abonné 13 janvier 2018 19 h 44

    Promesses électorales...

    Des promesses électorales non tenues, ça fait partie de l'ADN de nos systèmes politiques canadiens mais cette fois-ci ça ne passe pas et pourquoi ?

    Parce que Mme Plante nous a convaincu qu'elle allait faire de la politique autrement et une bonne partie de l'électorat l'a cru. Grande déception.