Le désengagement de nos gouvernements

Alors que je me prépare à renouveler ma modeste contribution annuelle à Centraide Québec–Chaudière-Appalaches, j’apprends avec stupéfaction en consultant le site Internet de cet important organisme de partage que plus d’une personne sur cinq de notre région (20 %) compte cette année sur le soutien de Centraide ! Tout ça quelques semaines seulement après que nos médecins inc. (les généralistes cette fois-ci) eurent à nouveau bénéficié des largesses de l’État pour obtenir des augmentations salariales indécentes par souci, nous a-t-on fait croire, d’équité avec leurs homologues ontariens et médecins spécialistes québécois (qui étaient sans gêne passés à la caisse un peu plus tôt).

Cet exemple, cet autre exemple, illustre parfaitement bien à quel point nos gouvernements se sont à maints égards désengagés de leur mission centrale de redistribution de la richesse collective et de soutien aux plus démunis (qu’on se prépare d’ailleurs à « couper »), et ce, pour en donner toujours plus à ceux et à celles qui crient plus fort, qui ont du pouvoir et qui ont bien sûr déjà les poches (et des comptes bancaires) bien remplies.

Pour moi, une société démocratique moderne, soucieuse du bien commun, de justice et d’équité, ce n’est pas ça. En fait, les choix politiques et financiers que nos élus font depuis plusieurs années me désolent, m’attristent même, profondément. Et c’est probablement pour cette même raison qu’une grande partie des Québécois font preuve de cynisme et, pire, ont totalement perdu confiance dans leurs gouvernements….

Oui, bien sûr, je renouvellerai avec empressement ma contribution à Centraide, pour 2018. Et j’invite tous ceux et toutes celles qui en sont capables à faire de même.

1 commentaire
  • Nadia Alexan - Abonnée 18 octobre 2017 01 h 21

    Le bien commun n'est pas à la mode!

    Très bien dit, Monsieur Laberge. Nos gouvernements majoritaires, élus avec 29% du vote populaire, n'ont pas le bien commun à coeur, contrairement aux gouvernements des années soixante, quand ils avaient le courage de règlementer les entreprises privées. René Levesque avait le courage de nationaliser l'électricité ce qui a permis au québécois d'avoir de l'énergie abordable.
    Où se trouvent les hommes et les femmes, aujourd'hui, qui ont le courage de réduire les inégalités?