«Stone», le Québec

Un ami à moi a quitté dernièrement l’appartement où il demeurait depuis seulement quelques mois. La raison principale : l’habitude du couple de l’appartement voisin de fumer du pot plusieurs fois par jour et ainsi donc le fait d’avoir indubitablement à sentir l’odeur tout de même assez forte de ladite drogue. Il en avait pourtant glissé un mot au propriétaire, qui demeure à l’étage supérieur, mais celui-ci disait ne pas avoir eu connaissance de cette odeur et lui aurait dit de toute façon qu’il fallait s’y faire, puisque la marijuana serait bientôt légale et que les Québécois pourront en fumer du bon à leur aise. En fait, le propriétaire lui-même fumait son petit joint de temps à autre. Mon ami l’a su plus tard. Belle affaire ! Là, je me suis dit que cette situation risquerait de devenir un problème qu’aura à vivre plus d’un locataire au Québec.

Bien malvenus ceux et celles qui viendront se plaindre que ça sent le pot à plein nez, que ce soit à leur domicile ou dans différents lieux publics. La mari sera légale, tenons-nous-le pour dit. On n’en fumera peut-être pas plus qu’avant au Québec, mais plus besoin de se cacher. Puis fini l’ère du « pusher » du coin. On pourra en acheter librement !

Dès mon adolescence, j’ai dû faire face à la présence du pot dans ma vie. Mes amis en fumaient, quelques blondes et même plus tard certains de mes profs. Mais je n’en ai jamais fumé, même si on m’en proposait souvent. Et je ne posais aucun jugement sur ceux qui en consommaient ! Ce n’était juste pas mon truc.

Quand j’étais étudiant en littérature et en théâtre à l’université, presque tout le monde que je côtoyais en fumait. Presque tout le monde était gelé. Alors, je me dis : qu’est-ce que ce sera une fois la marijuana rendue légale? Le Québec deviendra-t-il stone pour le meilleur ou pour le pire ? Là est la question.