Virage à droite? À gauche? D’autres options pour décongestionner la ville.

Quel synchronisme impeccable, demander un virage à droite à Montréal à peine un mois après l’élection de Donald Trump. Si on était malicieux, on y verrait presque une déclaration de politique générale.

Plaisanterie à part, 15 maires de villes liées de l’île de Montréal, les maires de Montréal-Est, de Beaconsfield et de Mont-Royal demandent au gouvernement d’autoriser sur l’île de Montréal le virage à droite aux feux rouges. Parce qu’on ne serait pas plus bêtes qu’ailleurs. Argument fallacieux s’il en est. Ailleurs, on parle anglais, on n’est pas plus bête qu’ailleurs, que faudrait-il en conclure ?

Oui, on ne va pas doubler le nombre de morts sur la route ni le nombre d’accidents légers ou graves. Mais on va l’augmenter. Doit-on juger que les quelques secondes gagnées chaque jour valent la vie ou le handicap de quelques-uns ?

Ou Montréal, comme métropole ayant une très forte densité urbaine, doit-elle conserver son interdiction ? Et si l’on inversait l’argument : Montréal serait-elle en avance sur les autres grandes villes nord-américaines ? Alors, pourquoi niveler par le bas ?

Propriétaire ou non de véhicules, nous sommes tous contre le trafic, la congestion urbaine. Source de temps perdu, de pollution, d’énervement des usagers des routes… et des trottoirs.

Aussi, pour ne pas rester dans la dénonciation, voici quelques modestes propositions pour un virage à gauche (?) qui permettraient certainement également de contribuer à la décongestion de la ville. J’espère que les maires susmentionnés seront tout aussi enthousiasmés par ces propositions :

Favoriser le covoiturage, par exemple avec la création d’un crédit d’impôt pour les personnes ne possédant pas de véhicule ;

Privilégier l’autopartage en délivrant dans tous les arrondissements et villes liées des permis de stationnement reliés à ce nouvel usage innovant. On pourrait envisager également l’utilisation des voies réservées aux autobus pour ces véhicules semi-publics.

Réinvestir dans le réseau de transport public, dans l’achat et le réaménagement de nouveaux bus, et pourquoi pas de nouvelles stations de métro ?

Promouvoir les moyens alternatifs, tel le vélo. On pourrait imaginer des mesures comme un crédit d’impôt à l’achat d’un vélo. Et même… un système de signalisation favorable à ce dernier ? Qui a dit « l’autorisation de passer au feu rouge » ?

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