Un sparadrap!

Depuis deux semaines, pas moins de cinq adolescentes se sont enfuies du Centre jeunesse de Laval. Une situation qui ébranle particulièrement les parents de ces jeunes filles. Et pourtant, selon la mère d’une fugueuse de 14 ans, « … [elle ne peut] rien reprocher au Centre, c’est ça le problème. Les travailleuses sociales sont super compétentes, mais elles doivent s’occuper d’environ 20 à 25 jeunes chacune. Elles sont débordées et le Centre n’a pas les fonds nécessaires pour assurer chacun des suivis. »

À deux reprises, la mère a demandé à ce qu’un suivi psychologique soit réalisé sur sa fille, mais il n’y avait tout simplement pas de personnel disponible pour le faire. Selon elle, sa fille a besoin de rencontrer un psychologue pour l’aider à vaincre « son mal de vivre ». « Sans un professionnel, c’est peine perdue », lance désespérément la mère.

Et malgré cet appel à l’aide urgent, Lucie Charlebois, la ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, annonce tout bonnement qu’un vérificateur allait être envoyé au Centre jeunesse pour s’assurer que tout est fait selon les procédures… Un sparadrap sur la plaie ! […]

À voir en vidéo