Le mensonge de la crise alimentaire…

Les vrais motifs de la crise alimentaire ne sont pas ces prétendus conflits ici et là, qui servent d’écrans pour nous éviter de mettre au banc des accusés ces affameurs (multinationales et grandes sociétés avec la complicité de l’OCDE, de la Banque mondiale, du FMI) qui ont priorisé de nourrir les voitures (maïs transformé en éthanol) avant les humains, de s’approprier mondialement des terres à culture en dépossédant le petit fermier par l’industrie alimentaire de la monoculture ou des grandes cultures, de contrôler mondialement les semences, les fertilisants et les produits exterminants à 90 % par l’empire de Monsanto, de subventionner plusieurs types de culture en créant du dumping dans les pays producteurs (produits moins chers que la production locale). Quelle erreur monumentale de nos décideurs que cette dictature économique d’introduire en Bourse la spéculation sur les denrées alimentaires de l’être humain en vue d’une marchandisation des besoins vitaux !

 

Dans ce triomphe de la cupidité, près d’un milliard d’humains sur la planète sont aux prises avec la faim, et ce, sans compter tous les dommages et saccages causés à l’environnement avec ces monopoles et oligopoles.

 

Souhaitons que nos nouveaux moyens de communication continuent d’aider les ONG et les populations à se dresser pour mettre aux pas ces empires et ces fantômes de la finance qui règnent sur toutes les nations et mettent les peuples à genoux avec la complicité des gouvernements pour favoriser une concentration de la richesse par une poignée d’affameurs sans scrupules à la tête d’une colonisation et dictature économique sans précédent. Leur slogan : la « libéralisation des marchés », mais sous la couverture du secret commercial pour ne pas nuire au commerce… Cette crise alimentaire n’est que la partie visible de l’iceberg de la crise que nous avons vécue en 2008 et qui a failli déstabiliser toute la planète, et dont nous ne sommes pas à l’abri. Donc, ne reproduisons pas le mensonge des prétendues sécheresses ou météo instable, fluctuation des monnaies ou instabilité politique, mais luttons contre la spéculation sur les produits alimentaires dans un contexte de mondialisation de la victoire du « profit à tout prix » !

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1 commentaire
  • Françoise Breault - Abonnée 10 juin 2014 10 h 06

    Les affameurs, Voyage au coeur de la planète de la faim par Doan Bui,

    Dans son livre : Les affameurs, Voyage au coeur de la planète de la faim, Doan Bui, journaliste au Nouvel Observateur, remet les pendules à l’heure et révèle un portrait très sombre du vrai visage de la globalisation. En fait, néocolonialisme reflèterait mieux la réalité.

    Portrait très juste de la réalité, et qu'on ne montre pas malheureusement dans les médias dominants...

    Espérons qu'un jour une masse critique de citoyens verra suffisamment clair pour qu'ils cessent de voter pour des gouvernements en collusion avec l'oligarchie et qu'enfin les choses changent pour vrai.