Une politique absurde du ministère de l’Éducation

Dans Le Devoir du 3 juin, on parle du taux effarant d’échec en lecture pour les élèves de 4e année du primaire. Or, quand on lit l’article, on apprend que le ministère de l’Éducation (de la non-Éducation, comme dit Normand Baillargeon), veut réviser les résultats à la hausse. Quelle déception !

 

J’avais très hâte de lire l’article, me disant que cette information, s’ajoutant à celle parue quelques semaines auparavant au sujet du taux d’analphabétisme des étudiants au niveau universitaire, allait faire bouger les choses. Je me disais qu’enfin le ministère, si avide de réformes absconses, allait ramener la dictée, la composition, la grammaire et la lecture au programme, et, pourquoi pas, des vrais livres. Mais non, pas un mot là-dessus. Fausser les résultats, d’après le ministère, serait une bonne idée, mais se remettre en question pour ces dieux de la pédagogie, pas question.

 

Quand est-ce qu’on va revenir à la formation universitaire d’autrefois où le programme comportait deux années d’études disciplinaires et deux années de pédagogie ? Nos enfants sont trop précieux pour être abandonnés aux pédagogues. Il est temps qu’on leur donne des enseignants experts en leur domaine.

3 commentaires
  • Daniel Houx - Inscrit 5 juin 2014 06 h 45

    Déni

    Cette situation dure depuis de nombreuses années, ça s'appelle la planification par le bas.

    Dès que les résultats sont trop faibles au goût du ministère, c'est que les normes sont trop élevées. Au lieu d'essayer de corriger la situation, on baisse les normes. On en arrive ainsi à décerner des diplômes universitaires à des professeurs qui craignent d'écrire aux parents de peur de faire des fôte.

  • Yves Capuano - Inscrit 5 juin 2014 16 h 53

    Le primaire: c'est bien là que tout doit commencer!


    J'ai 47 ans. À mon époque, le but premier de l'école primaire était d'enseigner à lire, à écrire et à compter aux enfants. Normalement, tous les finissants de l'école primaire savaient lire, écrire et compter lorsque j'ai terminé mon école primaire en 1978. Non, nos institutrices ne nous faisaient subir aucune torture. Elles se contentaient de nous enseigner le français avec des méthodes traditionnelles et pour apprendre à compter, on faisait des "combats de multiples". J'ai appris l'essentiel de mon français au primaire. Je me rappelle qu'au secondaire, à la polyvalente, je n'ai presque pas eu de grammaire et j'ai lu très peu de livres. Les pédagogues étaient déjà bien installés à ce niveau d'apprentissage mais ils n'avaient pas encore accompli leurs basses oeuvres au primaire.

    Il n'y a pas de doute que l'objectif de l'école primaire actuelle soit différent. Comment peut-on faire entrer au secondaire un élève qui ne sache pas lire, écrire et compter? Cela dépasse l'entendement.

  • Denise Lauzon - Inscrite 5 juin 2014 22 h 11

    La lecture est la clef du succès

    C'est bien connu que les jeunes qui lisent beaucoup réussissent généralement bien à l'école. L'orthographe dans les livres est, à part quelques petites exceptions, parfait. Donc, quand on se met à lire une histoire, sans s'en rendre compte, nos yeux et notre cerveau enregistrent l'orthographe et les tournures de phrases. Donc plus on lit plus on en arrive à maîtriser l'art de la lecture et de l'écriture.

    Les pédagogues sont tellement obsédés par l'idée de former les jeunes pour le marché du travail qu'ils en sont venus' à penser que les étudiants doivent se concentrer presque uniquement sur le contenu des manuels scolaires. J'ai l'impression que pour les pédagogues, d'inciter les jeunes à lire des livres autres que les manuels scolaires pourrait se faire au détriment de l'académique, ce qui, selon eux, risquerait de retarder l'obtention de leurs diplômes.

    P.S. Pour aider les jeunes à développer le goût de la lecture, les professeurs devraient les guider dans le choix de lectures passionnantes. De plus, les jeunes devraient pouvoir participer à des groupes de lectures dans lesquels ils échangeraient leurs opinions sur leurs expérienes de lecture. Ce genre d'activité aurait pour avantage de favoriser la communication entre les jeunes tout en perfectionnant leur langage parlé et écrit.