La crédibilité de la CCDP est ébranlée

«S'attaquer aux gais, aux Occidentales et aux juifs n'est pas nécessairement haineux», a rapporté Brian Myles dans Le Devoir du 17 décembre 2008. Lorsque les conseilleurs municipaux d'Hérouxville ont rédigé leur code de conduite pour les immigrants, ils ont été accusés dans les médias d'être racistes. Et, en Alberta, le pasteur Stephen Boissoin a même été condamné par une commission sur les droits de la personne à une amende et on lui a interdit de publier sur le sujet de l'homosexualité parce qu'il a fait paraître une lettre dans un journal local contre le mariage de même sexe.

Mais, apparemment, un imam peut écrire en toute impunité que les gais méritent la décapitation, que les juifs «ne recherchent que les intérêts matériels et l'argent», que les féministes causent les maladies vénériennes et que l'Occident tout entier est noyé dans «la perversité, dans la corruption et l'adultère». Marc Lebuis, éditeur de Point de Bascule, a déposé une plainte à la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) contre un imam radical parce qu'il avait écrit de telles accusations inflammatoires et les avait diffusées dans Internet. Ce discours ne diffère guère de la propagande des néonazis ou du Ku Klux Klan. Curieusement, la CCDP a rejeté la plainte. Évidemment, c'est un cas de «un poids, deux mesures» qui nuit à la crédibilité de la CCDP et de ses enquêtes sur la propagande haineuse. Aucun discours haineux contre les gais, les juifs, les femmes, les musulmanes ou d'autres groupes minoritaires ne devrait être acceptable dans une société ouverte et tolérante comme le Québec, même sous la guise de la religion. On ne peut pas tolérer l'intolérance.

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