On savait ce qu’il fallait faire

«Quand le premier ministre dit à la population que le réseau des CHSLD n’était pas préparé, il faut se demander pourquoi il en était ainsi», écrit l'auteur.
Photo: Sebastien Bozon Agence France-Presse «Quand le premier ministre dit à la population que le réseau des CHSLD n’était pas préparé, il faut se demander pourquoi il en était ainsi», écrit l'auteur.

Ces derniers mois, on parle beaucoup du besoin de faire des enquêtes pour mieux comprendre des situations inacceptables qui se sont produites dans certains services essentiels offerts à la population du Québec par son gouvernement. Pensons aux trop nombreux décès dans les CHSLD, à des cas tragiques dans les services de la DPJ, à un manque de services pour des malades souffrant de troubles mentaux, au manque chronique de soutien aux élèves ayant des difficultés d’apprentissage.

S’il est important qu’il y ait des analyses et des correctifs précis apportés à divers groupes de services en raison de leurs particularités, il est tout aussi important de distinguer des facteurs communs et d’y apporter des correctifs pour éviter que certains problèmes globaux ne viennent saboter plus tard la mise en place de solutions par des groupes spécifiques.

Il y a selon moi quatre facteurs qui ont joué un rôle important dans l’émergence de ces situations inacceptables. Le premier facteur commun est le manque de ressources.

On a répété lors de ces situations qu’il y avait un manque de ressources humaines (en ce qui concerne le nombre de travailleurs et leur formation), un manque d’équipement et des budgets insuffisants. Il est tout à fait normal de manquer de ressources lors d’événements inattendus, mais le problème est totalement différent dans des situations où la hausse de la demande de services était prévisible et où on avait le temps de mettre en place des mesures pour faire face à certaines éventualités. Dans de tels cas, il faut se demander pourquoi les ressources n’ont pas été mises à la disposition des intervenants. On savait ce qu’il fallait faire, mais on ne l’a pas fait.

L’idée que le manque de ressources humaines soit relié à des conditions inadéquates de travail et à un niveau de rémunération insuffisant ne peut être une excuse acceptable sur un horizon de gestion de plusieurs années. Cela reflète grandement une gestion des ressources humaines qui n’a pas tenu compte assez rapidement du fait qu’on quittait un environnement où il y avait au Québec des surplus de travailleurs pour une situation marquée par un manque de travailleurs qui offraient des services essentiels et qui faisaient face à une demande en forte croissance.

Le second facteur est lié à des attentes trop élevées quant aux gains d’efficience et d’efficacité que diverses mesures de gestion permettraient de réaliser. Quand ces attentes ne sont pas satisfaites, les budgets deviennent insuffisants pour répondre à la demande. À cela, il faut ajouter le fait que les derniers gouvernements n’ont pas pris le temps ni mis les moyens nécessaires pour analyser en profondeur divers processus et pour trouver de solides gains de productivité. Ils ont préféré faire des coupes budgétaires relativement généralisées en espérant que des gains permanents de productivité émergeraient de facto. Mais trop souvent une baisse des standards ou une incapacité de faire face aux hausses de la demande ont résulté de ces coupes.

Le troisième facteur est l’absence de correctifs après les nombreux signaux d’alarme lancés sur une période relativement longue par des personnes compétentes et crédibles, comme la protectrice du citoyen, comme la vérificatrice générale, comme certains experts indépendants. Retarder à répétition la mise en place de correctifs fait en sorte qu’on provoque une catastrophe lorsque la demande de services augmente fortement. Sans capacités excédentaires, on décuple les effets négatifs du choc dû à une demande plus élevée.

Le quatrième facteur, qui est trop souvent négligé, concerne la production de documents biaisés qui cherchent à embellir la situation prévalant dans les programmes de services. Cette pratique a pour effet d’atténuer les pressions visant à reconnaître qu’il y a un sérieux problème et à le corriger.

Combien de fois a-t-on été surpris par des rapports de la vérificatrice générale dénonçant une gestion très inadéquate sur une période relativement longue dans divers programmes du gouvernement ? À ce chapitre, les observations de la vérificatrice générale sur le programme de recyclage des pneus et sur la protection lamentable du patrimoine bâti du Québec sont éloquentes. Dans ces deux cas, j’ai tenté sans succès de trouver des rapports signés par les organismes responsables qui informaient la population de ces problèmes et de la mise en place de mesures correctives.

Une crise prévisible

Quand le premier ministre dit à la population que le réseau des CHSLD n’était pas préparé pour faire face à la pandémie, il faut se demander pourquoi il en était ainsi. Il faut aussi se demander pourquoi la non-préparation n’a pas été dénoncée bien avant la pandémie par le gouvernement et par ses gestionnaires. Le choc du vieillissement de la population a été correctement prévu depuis de très nombreuses années. Le besoin de bien protéger le personnel et les résidents très vulnérables face à l’apparition de maladies contagieuses était bien connu. La compétence des gestionnaires et le suivi des processus de gestion auraient dû garantir une protection de meilleure qualité.

L’idée qu’un manque de ressources expliquerait une bonne partie de la non-préparation s’accorde très mal avec le fait que le gouvernement du Québec a accumulé, au total, des surplus de près de 26 milliards de dollars au cours des cinq exercices précédents. Il y a là un grand paradoxe. Certes, il était fort correct de réduire le poids de l’endettement du Québec. Mais a-t-on voulu le faire trop rapidement ? Dans ce débat, il faut savoir que la réduction des ratios d’endettement était au 31 mars dernier bien plus grande que la réduction prévue dans les plans budgétaires de 2010 et de 2014.

31 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 21 août 2020 05 h 39

    La tragédie survenue dans les CHSLD dernièrement démontre l'hypocrisie de nos gouvernements.

    C'est simple, monsieur Aubry. C'est la volonté de nos gouvernements qui manque surtout. Le bienêtre des gens les plus vulnérables de la société n'est pas une priorité pour nos gouvernements néolibéraux. C'est honteux et c’est le moins que l’on puisse dire.

    • Jean-François Trottier - Abonné 21 août 2020 09 h 55

      Parlons clairement : qui est au gouvernement depuis 2003?

      Charest a débuté en coupant la taxe de vente. Selon lui l'État n'a pas à inférer sur l'économie : il vide les coffres jusqu'au dernier sou. ioupi.

      En 2009, surprise! La crise est là. Charest "faites-nous confiance" emprunte tout ce qu'il peut, et se lance dans les infrastructures pour soutenir l'économie. Comme par hasard, il a beaucoup de petits amis dans chaque région pour ce faire, Le scandale de la construction débute.
      Remarquez, une chance pour lui et Couillard, son ministre de la Santé, que personne ne s'est penché sur la très, très chère et toujours sans résultat "informatisation" du système de Santé. Le scandale aurait été bien pire.

      J'élide le gouvernement Marois, qui n'a même pas eu le temps de faire un vrai bilan de la catastrophe Libérale.

      Puis, Couillard arrive avec ses gros sabots. Il veut couvrir le trou à Charest mais... il beurre épais.
      Il faut aussi des sous pour les bonbons électoraux dans 3 ans, hein. Capital!
      Leitao lui invente un beau "trou" de 1,5 milliard... en à peine un mois, impossible! Il découvrira 1,8 milliards de "surplus" 2 ans plus tard d'ailleurs.

      Couillard nomme Barrette, fou de la gestion par tâche, à la Santé. Faut vraiment vouloir écœurer tout le monde : la gestion par tâche, utilisée avec succès dans les usines, n'est pas envisageable pour un service. Mais il l'a fait!
      Avec, peut-être, une micro-gestion où de grandes responsabilités sont laissées aux départements de chaque institution, ça aurait été endurable. Dieu-Barrette, lui, centralise!

      C’est pas fini :
      Aux dernières négociations pour les sommes accordées par Ottawa pour la Santé, qui diminuent continuellement, Québec a dû suivre les buts d'Ottawa : santé mentale et soins à domicile.
      Rien de plus pour les soins aux aînés, alors que notre population vieillit.
      Pour ce faire, les Libéraux d'Ottawa ont brisé le front commun des provinces, comme toujours.

    • Marc Pelletier - Abonné 21 août 2020 12 h 59

      M. Trottier,

      Le gouvernement Legault est arrivé au pouvoir avec des $$$ plein la caisse et ses projets se limitaient à des projets d'infrastructures.

      Il est vrai que pendant les dux dernières années de son mandat M. Couillard aurait dû agir dans les secteurs de la santé et de l'éducation, mais il ne l'a pas fait et il en a payé le prix lors des élections.

      La santé et l'éducation sont des secteurs où le Québec a pleine juridiction et les québécois savent que le gouvernement actuel ne s'est pas encore attaqué aux problèmes les plus criants : j'en donne pour exemple la démission à Montréal de 800 infirmières depuis mars 2020 !
      Et que dire du manque de 400 enseignants, à Montréal, à la veille de l'ouverture de l'année scolaire !

      Misère de misère !

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 août 2020 08 h 48

      @Jean-François Trottier

      "Parlons clairement : qui est au gouvernement depuis 2003?" - Jean-François Trottier

      Un vrai péquiste.

      Avec le PQ, c'est toujours la faute des autres.

      Et les 22 ans où le PQ a été au pouvoir où il a laissé les prestations d'aide sociales deux fois en dessous du seuil de pauvreté.. C'était la faute à qui ?

      Ou quand le caquo-péquiste François Legault a refusé de climatiser les établissement de santé? C'était la faute à qui ?

      François Legault fait le point - Trop cher de climatiser les établissements de santé - Le Devoir

      https://www.ledevoir.com/societe/sante/7546/francois-legault-fait-le-point-trop-cher-de-climatiser-les-etablissements-de-sante

  • Francois Ricard - Abonné 21 août 2020 05 h 53

    MM Legault et Arruda passent bien la rampe mais demeurent de piètres administrateurs de crise

    «On est rentrés dans cette crise mal équipés ... » L’une des tâches du Directeur de la sécurité (Dr Arruda) est de s’assure que nous avons en stock (pas en route) le matériel pour faire face à une épidémie. Nous étions à court de masques, d’inhalateurs, de tests, d’écouvillions.Une autre de ses tâches est d’identifier les populations les plus à risques afin d’y intervenir très tôt. En une épidémie, les personnes âgées, surtout celles en institution,sont les plus vulnérables. Pourquoi a-t-on attendu deux semaines, au 2 avril, pour s’en occuper ? Comme communicateur médiatique, le dr Arruda est très bon. Comme adminstrateur de la Sécurité nationale, sa prestation est manifestement inadéquate.
    Fin janvier, l’OMS recommandait de tester, isoler, traiter.Dès le début, c’est ce que le tandem Arruda-Legault aurait dû faire dans les CHSLD et les Résidences pour personnes âgées.Ce n’est que le 7 avril que le gouvernement Legault a décrété l’état d’urgence dans ces résidences et CHSLD.Ce tandem a totalement ignoré ce qui se passait en France, en Italie chez les personnes âgées depuis les tout premiers jours de mars.Nos personnes âgées ont écopé. Plusieurs sont même mortes de façon indigne : de déshydratation, d’inanition, dans leurs excréments, tout fin seules.

    • Louise Melançon - Abonnée 21 août 2020 11 h 44

      Est-ce vrai qu'en janvier dėjà, l'OMS avait donné ces avis???... il me semble que c'est la première fois que je lis cela... Quelqu'un peut-il confirmer ce que monsieur Ricard rapporte?

    • Claude Bariteau - Abonné 21 août 2020 13 h 50

      Je cite un texte dans Le Journal de Montréal, citant l'Agence France-Presse, signale que le directeur général de l'OMS en avril a dit : 1) que «Le monde aurait dû écouter attentivement l'OMS, car l'urgence mondiale a été déclenchée le 30 janvier», 2) « nous avions conseillé au monde entier de mettre en oeuvre une approche globale en matière de santé publique et 3) nous avions dit de trouver les cas, tester, isoler et rechercher les contacts. Il a conclu que « les pays qui ont suivi les conseils sont en meilleure position que les autres ».

      C'est à cette nouvelle que réfère M. Ricard.

  • Françoise Labelle - Abonnée 21 août 2020 06 h 57

    Prendre le virus au sérieux

    Dans une analyse détaillée, chiffres à l'appui, Francis Vailles conclut que «En somme, ni les décès dans les RPA, ni le nombre de lits en CHSLD, ni le secteur privé, ni même le financement par lit n’expliquent l’hécatombe au Québec provoquée par la COVID-19.
    LA grande raison a été l’erreur des autorités de ne pas avoir isolé rapidement les CHSLD, comme l’a fait la Colombie-Britannique. Ici, il y a eu des mouvements de personnel et de patients entre les établissements – notamment pour libérer des lits d’hôpital – qui ont eu pour effet de propager rapidement le virus. L’organisation du travail est en cause dans cette mobilité, selon des recherches. »
    Cf. « Comparaison pancanadienne : les faux responsables de l’hécatombe » La Presse 23 mai

    Les quatre CHSLD qui ont échappé à l'hécatombe illustrent bien l'importance du confinement strict dans les premiers jours de la pandémie: les employés revenant de vacances ont dû faire la quarantaine; idem pour ceux qui manifestaient le moindre symptôme; les employés ne changeaient pas de service ou d'étage; on interdisait les employés des agences de placement; la direction a fait preuve d'initiative locale en se procurant du matériel manquant. L’importance de la gestion locale encore une fois.

    Les aînés ont le droit de mourir comme ils le veulent mais le droit à la contamination n'existe pas. Ce n'est pas l'individu qu'on protège mais la communauté.
    Selon un sondage Crop non probabiliste, «35 % des répondants croient que les médias traditionnels répandent de fausses nouvelles sur la COVID-19, alors que 18 % croient savoir que la maladie « a été créée par les gouvernements pour nous contrôler ».

    • Claude Bariteau - Abonné 21 août 2020 11 h 04

      Le gouvernement Legault a négligé les CHSLD et a misé sur des lits d'hôpitaux et le contrôle des frontières. Le Canada tarda à fermer les frontières. Il aurait dû agir par décret parce qu'il ne disposait pas d'équipements de dépistage.

      Puis, la ministre de la santé n'a pas manifesté son autorité pour empêcher les roulements de personnels. M. Arruda pouvait-il intervenir au dessus de la ministre ? Je ne pense pas. PAr contre, le PM Legault pouvait, mais il a hésité. En fait, il n'est intervenu que lorsque la mort et l'état lamentable de certains CHSLD furent rendus publics.

      L'auteur a raison de souligner le manque de prévision en grande partie découlant d'une geste basée sur le rendement au moindre coût mise en marche par le PLQ dans un contexter de déconstruction du Québec par ce parti. La chèfe, Mme Anglade, devra un jour ou l'autre l'admettre en ciblant le ministre Barette et le PM Couillard.

      Le ministre Dubé avec son approche d'imputabilité ne corrigera pas la situaiton si les équipements, les conditions de travail et la rémunération du personnel dans les CHSLD ne sont pas revus.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 21 août 2020 11 h 18

      Faut-il pourtant rappeler que dans la ligne du « rendement au moindre coût », Québec avait annoncé un programme de recrutement de 32500 PAB l'automne dernier avec primes, bourses, formation payée...

  • Claude Bariteau - Abonné 21 août 2020 07 h 31

    En vous lisant, je suis plus convaincu que je ne l'étais de la déconstruction des services de l'État québécois amorcée par e gouvernement Bouchard et poursuivie en grande pompe par le PLQ des Charest et Couilliard après le référendum de 1995 notamment par des coupures du gouvernement Chrétien principalement en santé.

    C'est ce qui s'est produit. Parallèlement, le PLQ a aussi déconstruit les assises économiques instaurées dans le sillage de la Révolution tranquille en misant sur des firmes internationales et en modifiant les orientations de la CDPQ, même celle d’Hydro-Québec, pour en faire des outils qui, avec le REM, octroie des contrats à des firmes internationales.

    Derrière ces faits et gestes, il y a l’idée chère au PM Trudeau-père, de faire du Canada un pays qui a des assises économiques renforcées et régie les services d’un océan à l’autre comme l’avait souhaité de rapport Rowell-Sirois de 1940 et toutes les approches successives qui allaient dans ce sens déployées par les stratèges d’une gestion canadienne qui ne permet aux provinces que des activités secondaires et complémentaires.

    Là se trouve aussi l’explication que vous donnez avec vos quatre facteurs identifiés et qui ont été constamment mis en évidence par « la protectrice du citoyen, comme la vérificatrice générale, comme certains experts indépendants ». Merci de ce rappel et de votre constat des surplus accumulés durant cette période de déconstruction.

    Tout ça révèle que le Québec post-1995 fut sous attaque et que ce sont ses habitants les moins bien nantis qui en ont bavé. Il ne faut pas chercher ailleurs les motifs qui expliquent ce qui s’est produit de février 2020 à aujourd’hui. Merci de cotre analyse.

    • Cyril Dionne - Abonné 21 août 2020 09 h 10

      Oui M. Bariteau, Justin Trudeau, s’il avait de l’intégrité, devrait démissionner tout de suite. Mais comme vous dites, il ne le fera pas. Et les gens auront beaucoup de problème à suivre un Mark Carney qui nous vient tout droit de l’Angleterre. Oh ! Il parle français dans un français approximatif, « big deal ».

      Ceci dit, Bill Morneau est content d’avoir été sacrifié parce que la situation économique devenait intenable. Il avait essayé d’arrimer les politiques dépensières de notre petit prince, et capitaine du Titanic économique, avec son argent virtuel emprunté maintenant à la Chine. Nous ne somme plus très loin du 150% du ratio de la dette par rapport au PIB si on inclut les dettes des provinces. Que dire maintenant du 50% des argents empruntés sur les marchés étrangers. Oui, nous ne sommes plus très loin de la Grèce.

      Il va falloir en vendre du pétrole sale de l’Alberta pour satisfaire nos créanciers étrangers et les cotes de crédit. Et tous nos soldats de Québec solidaire et du NPD pleuront lorsque les conservateurs reviendront au pouvoir et que le Bloc sera le premier parti politique au Québec. Bien sûr, ils accuseront le parti d’Yves Blanchet de tous les noms tout comme Adil Charkaoui lorsqu’on lui démontre qu’il n’a pas raison.

  • Jacques Bordeleau - Abonné 21 août 2020 07 h 42

    Analyse

    Votre analyse constitue à juste titre le constat accablant du gâchis libéral, de sa rigueur pour les pauvres et les vulnérables en même temps que de ses largesses pour les riches et puissants, les amis et les donateurs, fussent-ils corrompus.

    Jacques Bordeleau

    • Marc Pelletier - Abonné 21 août 2020 13 h 24

      M. Bordeleau, il ne faut pas oublier que le parti libéral a payé pour son inaction lors de deux dernières années de son mandat, alors qu'il avait l'argent pour agir tant en éducation qu'en santé.

      Après son arrivée au pouvoir, alors qu'il connaissait la situation et avait de l'argent plein les poches, qu'à fait de plus la CAQ pour solutionner les problèmes les plus criants au niveau des ressources humaines, tant en santé qu'en éducation ?

      Jusqu'ici, le gouvernement de la CAQ ne mérite pas sa note de passage, notamment en lien avec ses inactions dans les deux ministères concernés !