La démocratie libérale n’est pas en danger

«En Chine, la délibération collective est un péché dans un contexte où règne impitoyablement une contrainte à l’obéissance», souligne l'auteur.
Photo: Noel Celis Agence France-Presse «En Chine, la délibération collective est un péché dans un contexte où règne impitoyablement une contrainte à l’obéissance», souligne l'auteur.

En démocratie, on ne procède pas par l’imposition d’une contrainte à l’obéissance.

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14 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 8 avril 2020 01 h 17

    La démocratie exige un changement de paradigme: le bien commun avant les profits.

    Non, monsieur Amadou Sadjo Barry, notre démocratie et définitivement en danger. Le manque de ressources dans les CHSLD et les maisons de repos et la mort de centaines de personnes âgées inutilement, des ainés qui ont fait une contribution inestimable à la société, témoignent d'un laxisme de nos gouvernements qui refusent de réglementer ces institutions.
    De plus, il faudrait redéfinir notre économie pour qu’elle ne soit plus assujettie a une oligarchie d’actionnaires pour lesquelles la maximisation des profits et plus importante que la justice sociale et le bien commun.
    La pandémie que nous traversons ensemble devrait nous apporter une réflexion sérieuse sur la folie de notre dépendance sur un marché libre et mondialisé et un retour à la production et à la suffisance locales.

    • Cyril Dionne - Abonné 8 avril 2020 09 h 15

      Mme Alexan, l'auteur de cette lettre trahit une naïveté délirante. Les états policiers et les dictatures naissent de situations comme nous vivons présentement. Mais pardieu que j'aime votre dernière phrase parce que tout est dit : « La pandémie que nous traversons ensemble devrait nous apporter une réflexion sérieuse sur la folie de notre dépendance sur un marché libre et mondialisé et un retour à la production et à la suffisance locale ».

  • Michel Lebel - Abonné 8 avril 2020 09 h 02

    Espérer!

    Oui à la démocratie libérale! Mais attention, celle-ci est toujours améliorable! Sans oublier le fait, plus que révélé par la pandémie, que nous sommes tous interreliés, et il faut s'opposer au repli sur soi. Le monde est un, fragile, où les biens sont toujours très inéquitablement distribués. Il reste donc beaucoup à faire... avant qu'hommes et femmes soient véritablememt frères et soeurs. Il ne faut pas désespérer!

    M.L.

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 8 avril 2020 09 h 34

    Excellent texte, bravo

    J'aime mieux vivre au Québec qu'en Chine, même s'ils sont plus rapides dans ce pays à se virer sur un dix cennes.

    https://fr.wiktionary.org/wiki/virer_sur_un_dix_cennes

    • André Labelle - Abonné 8 avril 2020 12 h 01

      Mais en avez-vous le choix ?
      En passant a-t-on évalué combien de morts ferait en Chine cette pandémie si cette dernière avait le même type de gouvernement qu'ont les USA ou même le Canada ?

  • Raymond Aubin - Abonné 8 avril 2020 09 h 44

    Le triomphe des Lumières

    Bien dit, monsieur Sadjo Barry. J'invite à lire «Le triomphe des Lumières» de Steven Pinker. L'auteur y démontre que le discours défaitiste vis-à-vis de nos institutions n'est aucunement appuyé par les chiffres, bien au contraire.

  • Denis Blondin - Abonné 8 avril 2020 10 h 16

    Les démocraties en danger mais pour d'autres raisons

    Monsieur Sadjo Barry, vous avez tout à fait raison de penser que, pour la plupart, les régimes démocratiques ne sont pas mis en danger par la crise acteruelle. Les États sont même en train de reconquérir de la légitimité aux yeux de leurs citoyens et de l'autorité auprès des « personnes morales », y compris les grandes entreprises.

    Il ne faudrait quand même pas oublier les régimes démocratiques où le contexte de crise a permis à des leaders autocrates de s'approprier tous les pouvoirs: Hongrie, Philippines, URSS, et peut-être bientôt le Brésil, les États-Unis, et d'autres.

    Quant aux tendances à plus long terme, il me semble que beaucoup d'autres éléments concourent à mettre en danger la forme actuelle de démocratie: sa soumission aux dictats des agences de crédit, aux institutions internationales (FMI, BM, etc.) ou aux Tsars de l,Internet, son incapacité à gouverner en préservant la cohérence des institutions nationales, son ballotement par des opinions publiques gérées par les réseaux sociaux et les Fake-New, ce qui permet d'élire des Bolsonaro et de changer radicalement de cap à chaque élection, etc.

    Ce sont là des vices structurels profonds qui devraient à tout le moins nous faire réfléchir et discuter si nous souhaitons conserver notre type de régime politique, en acceptant d'envisager des réformes sociales tout aussi profondes.