Pour un «masque» non médical pour tous

«Nous invitons tout le monde à porter un masque non médical dans l’espace public comme mesure de protection supplémentaire pour compléter toutes celles déjà mises en place par les autorités», réclament les auteurs.
Photo: Hector Retamal Agence France-Presse «Nous invitons tout le monde à porter un masque non médical dans l’espace public comme mesure de protection supplémentaire pour compléter toutes celles déjà mises en place par les autorités», réclament les auteurs.

Georges Gao, sommité mondiale en maladies infectieuses et directeur général du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies en Chine, dans une entrevue sur la COVID-19 livrée à la revue Science, affirme : « la plus grande erreur aux États-Unis et en Europe, c’est que les gens ne portent pas de masques » !

Les soussignés, infirmières, épidémiologistes, médecins et intervenants en santé, appelons la population à renforcer les mesures de prévention dans la lutte contre la COVID-19. Nous invitons tout le monde à porter un masque non médical dans l’espace public comme mesure de protection supplémentaire pour compléter toutes celles déjà mises en place par les autorités.

Les propos du Dr Gao et de nouvelles données scientifiques ont poussé le CDC américain à modifier ses recommandations le 3 avril, en demandant à tous les citoyens américains de porter un masque dans les lieux publics.

Le Dr de Marchie, intensiviste à l’Hôpital général juif de Montréal, premier centre de traitement de la COVID-19, appuie cette recommandation : « Il faut que tout le monde porte un masque à partir de maintenant. Si vous n’avez pas de masque, mettez un foulard ou un col roulé, mais protégez-vous. »

La République tchèque, la Slovénie et la Slovaquie ont été les pionniers de cette idée en Europe. Ces pays ont, depuis environ deux semaines, exigé le port du masque pour tous dans les lieux publics. L’Autriche a emboîté le pas et impose, depuis quelques jours à peine, le port du masque dans les supermarchés. Les experts français reconnaissent que, malheureusement, à chaque mesure prise par leur gouvernement, ils étaient deux ou trois semaines en retard sur le virus. Tout semble indiquer que l’instauration de mesures précoces donne de meilleurs résultats que la méthode crescendo, exactement comme la Direction de santé publique (DSP) l’a fait pour la fermeture précoce des écoles et la libération des lits dans les hôpitaux.

Nous croyons que la DSP et les autorités gouvernementales doivent maintenant ajuster les recommandations sur le port du masque. Nous nous réjouissons de la position du gouvernement communiquée lundi au sujet des masques non médicaux pour la population générale. Cependant, à notre avis, il n’est pas suffisant de ne pas déconseiller le port du masque. Il est nécessaire d’en recommander fortement le port pour toute personne se trouvant dans un lieu public.

Nous insistons sur le fait que personne ne préconise de remplacer le lavage fréquent des mains ni les autres mesures essentielles pour freiner la progression de l’épidémie. En tant que travailleurs et travailleuses de la santé et devant la pénurie de masques médicaux, nous comprenons les impératifs qui motivent la Direction de la santé publique à éviter d’aggraver la pénurie des masques médicaux. Nous adhérons aux consignes des autorités provinciales et fédérales affirmant que les masques médicaux doivent être réservés au personnel qui soigne notre monde.

Confection

Conscients de ce contexte de pénurie de masques, nous préconisons donc le port d’un masque en tissu ou d’une couverture faciale dans tous les espaces publics.

Peu importe la confection, une protection faciale limite le contact entre les mains possiblement contaminées et les orifices du visage, tels le nez et la bouche. Outre cette protection, le port d’une couverture faciale par tout le monde dans l’espace public rappelle en tout temps que nous sommes en situation épidémique, que l’infection est présente et qu’il faut continuer à protéger et à prévenir.

Et pour que le port d’un masque non médical soit efficace, il faut qu’il soit appliqué par tous ceux qui se trouvent dans les lieux publics où il pourrait être difficile, voire parfois impossible, de garder une distance de deux mètres. Il est donc essentiel que cette mesure fasse l’objet d’une recommandation forte de la part des intervenants de santé et des autorités de santé publique.

Alors, compte tenu des preuves scientifiques qui s’accumulent et du faible impact financier et humain du port généralisé de masques non médicaux en public, nous demandons aux autorités de santé d’ajouter cette mesure supplémentaire à toutes les autres en matière de distanciation sociale, de distanciation physique, d’hygiène et de protection individuelles. Le port généralisé de masques non médicaux doit servir à renforcer et à resserrer les autres mesures de prévention et non les soustraire.

Devant l’urgence sanitaire actuelle et devant un virus qui déjoue les prévisions, nous encourageons la population à porter des masques non médicaux ou d’autres formes artisanales de protection faciale au marché, dans la rue, et même au travail lorsque nécessaire à cause de l’impossibilité de maintenir la distanciation physique en tout temps. Nous croyons que cela offre une protection additionnelle qui ajoute à la force des recommandations déjà en place.

Dans un contexte où nous sommes tous un danger potentiel l’un pour l’autre, libre à nous de promouvoir le masque porté par tous comme nouveau signe de respect et de civilité.


*Signataires : Ghassan Boubez, chirurgien orthopédiste ; Marie-Michelle Bellon, spécialiste en médecine interne ; Isabelle Arsenault, assistante infirmière-chef à l’urgence ; Joanne Liu, pédiatre ; Jean Papacotsia, urgentologue ; Nima Machouf, épidémiologiste ; Amir Khadir, infectiologue.

Une quarantaine d’autres infirmières, médecins, pharmaciens, épidémiologistes, intervenants sociaux et scientifiques signent cette lettre:
 Dr Walid Boubez, spécialiste en médecine interne Dre Alexandra Hamel, médecin de famille Dr François de Champlain, urgentologue Guillaume Thériault, infirmier de recherche Dre Houda Bahig, radio-oncologue Dre Maroie Barkati, radio-oncologue Dr Félix Nguyen, radio-oncologue Dr Patrice Tétreault, chirurgien orthopédiste Dr Zhi Wang, chirurgien orthopédiste Dre Marie-Laurence Monast, médecin de famille Henry Mintzberg, Cleghorn Professor of Management Studies, McGill University Marjan Hatami, pharmacienne Dr Jean-Simon Létourneau, spécialiste en médecine d’urgence Dr Richard Fleet, Titulaire, Chaire de recherche en médecine d’urgence-Université Laval Dr. Leslie K. Breitner, Academic Director, International Masters for Health Leadership (IMHL), McGill University Dre Nadine Lahoud, spécialiste en médecine interne Dr David Béchard, spécialiste en médecine interne Dre Chantale Giard, urgence Dre Caroline Thibault, urgence Dre Valérie Dagenais, urgence Isabelle Arsenault, assistante infirmière chef, urgence Mélissa Tremblay, assistante infirmière chef, urgence Annie Toupin, infirmière clinicienne, urgence Catherine Bourque, infirmière, urgence Esther François, infirmière clinicienne, urgence Sylvie Moisan, infirmière, urgence Andrée April, assistante infirmière chef, urgence Dre Julie Choquet, médecin de famille à l'hospitalisation et obstétrique Dre Marieke Gardner, urgence Andréa-Stéphanie Labrecque, diététiste-nutritionniste en hôpital Karine Paul-Hus, diététiste-nutritionniste en hôpital Danie Ouellette, diététiste-nutritionniste en hôpital Martin Duquette, pharmacien Dr Maxim Régimbal-Ethier, médecin de famille Gengis Grenier, infirmier Pierre-Jean Maziade, microbiologiste-infectiologue et officier de prévention des infections en hôpital


 
18 commentaires
  • Christian Montmarquette - Abonné 8 avril 2020 07 h 30

    Si vous n’avez pas de masque, mettez un foulard ou un col roulé, mais protégez-vous !

    « Si vous n’avez pas de masque, mettez un foulard ou un col roulé, mais protégez-vous.» avertissent à raison les membres du collectif de l'article.

    Ça fait pourtant DES jours que je réclame des indolants du tandem Legault-Arruda la généralisation d'un port de masques-maison pour l'ensemble de la société et que je me fais traiter d'idiot sur cette tribune.

    Ce n'est pourtant pas bien compliqué à comprendre que lorsqu'on ajoute une barrière de plus aux virus et aux gouttelettes qui les véhiculent, on augmente la protection de tout le monde. Surtout avec 25% de porteurs asymptomatiques qui se baladent à ciel ouvert dans les épiceries et autres lieux publics.

    https://twitter.com/ODILEderaies/status/1246853131864072192

    • Cyril Dionne - Abonné 8 avril 2020 13 h 18

      Cher M. Montmarquette,

      Les masques maisons ne protègent pas ceux qui ne sont pas contaminés contre ceux qui sont contaminés même si tout ce beau monde en porte un. Et si vous êtes contaminés ou vous en ressentez les symptômes même s’ils sont très faibles (pour les asymptomatiques), eh bien demeurer à la maison. Ces fameuses gouttelettes ou particules, sont plus souvent qu'autrement de l'ordre de moins d'un micron de diamètre et aucun masque maison n'est une barrière à ceux-ci. Aucun. Même les masques N95, s'ils sont mal ajustés, laissent passer un grand pourcentage de sécrétion nasale et autre dans l'air ambiant lorsqu'on éternue.

      Oui, cela n'est pas très compliqué à comprendre. Encore une fois, pour votre information, le coronavirus mesure 157 nanomètres ce qui veut dire 0,157 micron. Porter un masque chirurgical à l'extérieur, là où les particules virales se dispersent aisément est encore moins utile et ne filtre pas le coronavirus. Pour le N95, d’où l’appellation signifie qu’il filtre 95% des particules, eh bien, il laisse passer tout ce qui est plus petit que 0,3 micron. Vous me suivez jusqu’ici? Et l’efficacité des masques N95 varie selon les fabriquants et c’est de l’ordre de 50 à 92%. Mon épouse qui est médecin trouve cela bien drôle le port des masques maisons. En fait, elle trouve cela ridicule cette pseudoscience digne des charlatans de grands chemins. Et moi, qui a travaillé dans une centrale nucléaire où les particules radioactifs qui flottaient dans l’air s’apparentaient à la dimension du coronavirus, eh bien, des mesures extraordinaires étaient prises lorsqu’on travaillait dans des environnements de la sorte même pour une période très limitée. Le pire n’étaient pas les radiations gamma ou beta, mais les particules ionisés qui flottaient dans l’air parce que si elles étaient absorbées dans notre corps, eh bien, notre santé en prenait pour son rhume et ceci, sans jeu de mots.

      Tout cela est de la désinformation.

    • Christian Montmarquette - Abonné 8 avril 2020 14 h 59


      "Tout cela est de la désinformation."- Cyril Dionne

      Derrière les masques - Le Devoir :

      " Le masque empêche la projection de gouttelettes respiratoires responsables de la transmission du virus. Le fait même de parler entraîne des projections. Ce ne sont pas les masques qui manquent, ces masques peuvent être facilement fabriqués, même à la maison. " - Shwushiow Yang-Lamontagne, Le Devoir

      Réaction de Jean-Pierre Martel dans Le Devoir sous cet article :

      Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Dans les pays d’Europe occidentale, le nombre de morts par million d’habitants (mpm) varie de 7 mpm pour la Finlande à 3137 mpm pour l’Espagne.

      Par opposition, c’est 3,6 mpm pour la Corée du sud, 2.4 mpm pour la Chine, 0,5 mpm pour Hong Kong, 0,5 mpm pour le Japon et 0,2 mpm pour Taïwan.

      Dans le cas de Taïwan, c’est environ 200 fois moins que les États-Unis.

      Selon le directeur général du Centre chinois de contrôle et de préventions des maladies, le port du masque est essentiel puisque le virus se transmet principalement par les gouttelettes respiratoires, de personne à personne.

      Source :

      https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/576602/derriere-les-masques

    • Cyril Dionne - Abonné 8 avril 2020 17 h 10

      Mon dieu, il en veut plus.

      Il n'y a pas 3 137 morts par million pour l’Espagne, c'est de l'ordre de 314 morts par million. La Finlande a adopté des mesures de coercitions strictes pour enrayer la pandémie et c’est pour cela que ce tout petit pays de 5 millions d’âmes, qui est presque deux fois plus petit que le Québec démographiquement, réussit.

      Ceci dit, pour les pays asiatiques, on parle de différentes cultures qui sont très disciplinées. Nul besoin de le dire deux fois, ils suivent à la lettre les directions de leurs gouvernements respectifs pour le confinement et la distanciation sociale. Le port du masque chez eux est un choix culturel pour montrer son respect pour autrui et ils savent que celui-ci n'a aucune incidence sur le degré de contagion. Ceci date de plusieurs millénaires. Pour la Chine, c'est une dictature et rien qui ne sort de l'étau tyrannique chinois. Rien. Même pas les nouvelles des dissidents qui sont présentement dans un goulag, ou camp de rééducation en chinois selon le président qui s’est nommé à vie. Donc, on prend comme un grain de sel tout ce qui émane de l’Empire du milieu, eux qui sont à l’origine de cette pandémie à cause justement de leur désinformation. Même la Corée du Nord, selon leurs dires, eh bien, ils ne comptent aucun cas d’infection. Ah! La magie de la désinformation.

    • Cyril Dionne - Abonné 8 avril 2020 17 h 48

      Et en passant cher M. Montmarquette, les masques utilisés en Corée du sud, à Hong Kong, au Japon et à Taïwan, ce sont de vrais masques du type N95, pas des masques maisons.

    • Marc Levesque - Abonné 8 avril 2020 20 h 08

      M. Monmarquette

      Merci pour le lien au video sur twitter. C'est un belle exemple des petites gouttelettes qui peuvent contenir des centaines de virus.

    • Christian Montmarquette - Abonné 8 avril 2020 20 h 31


      Des masques pour tous? - Le Devoir

      Sur un tout autre front, l’administratrice en chef de la santé publique, Theresa Tam, a changé de ton et reconnu que même des personnes asymptomatiques ou présymptomatiques pouvaient transmettre le coronavirus. Aussi reconnaît-elle qu’il peut être utile lorsque l’on fait ses courses -et que la distanciation sociale est plus difficile à pratiquer- de porter un masque non médical. Cela empêcherait à une personne ne se sachant pas malade de contaminer les autres.

      https://www.ledevoir.com/politique/canada/576517/coronavirus-ottawa-mise-a-jour-6-avril

    • Cyril Dionne - Abonné 8 avril 2020 21 h 58

      Encore une fois, cher M. Montmarquette, pour les personnes asymptomatiques, cela ne fait aucune différence avec un masque maison ou non. Avec la distanciation sociale, qui est moins difficile à pratiquer que vous le pensez, encore moins qu'avec un masque d'Halloween au visage, c'est par le toucher qu'il contaminera les autres en touchant les surfaces. Pour cela, il n'y a aucune mesure de prévention, surtout dans un magasin d'alimentation ou bien dans le métro sachant fort bien que le virus peut survivre plus de 3 heures sur une surface sèche et 6 heures sur une surface humide. De toute façon, s’il éternue, le virus traversera son masque artisanal pour se retrouver suspendu dans l’air libre et ambiant d'un espace intérieur. C'est en restant à la maison qui est le moyen le plus efficace avec des sorties rares pour le strict minimum, surtout dans des endroits de forte densité de population comme Montréal.

      Et pour les écoanxieux des changements climatiques, on s’aperçoit tout de suite que les transports en commun nous donnent la pire des situations en temps de pandémie. On comprend aussi que l’étalement urbain est supérieur pour contrer des pandémies qu’à la densité des villes pour répandre des virus. Imaginez des immeubles où les gens pratiquent les mêmes escaliers et rampes et les mêmes élévateurs? Une situation cauchemardesque que plusieurs Montréalais vivent à tous les jours. C’est surtout la densité de population qui tue en temps de pandémie et pour cela, New York en est un exemple qui nous revient en tête parce que plus de la moitié des victimes américaines du COVID-19 est dans cette ville. Idem pour tous les pays d’Europe. C’est dans les grandes villes populeuses que le virus fait des ravages.

    • Marc Levesque - Abonné 9 avril 2020 13 h 34

      M. Monmarquette

      J'aurais dû écrire : Votre lien twitter est un **bel** exemple de la projection de gouttelettes !

      Ces gouttelettes qui sont relativement grosses par rapport aux virus qu'ils contiennent.

  • Cyril Dionne - Abonné 8 avril 2020 08 h 15

    Misère à la puissance du gogolplex

    Bon. Maintenant les masques. On va nous assommer avec quelques sommités scientifiques sans mentionner l’autre 90% qui n’est pas d’accord avec cette mesure parce que c’est de la pseudoscience. Idem pour les travailleurs en santé.

    Le port de masque maison trouve plutôt son origine dans les conventions sociales de la politesse élémentaire. C’est aussi une fausse façon de montrer que nous sommes solidaires à la crise; mais la raison principale, c’est de pouvoir justifier nos sorties. Les gens veulent aller se promener et veulent sortir de leur confinement.

    Il n’existe vraiment aucune étude scientifique sérieuse sur les résultats du port de masque maison. Aucune. Lorsqu’on dit qu’ils PEUVENT faire une différence, ces données de prédiction sont aussi véridiques que celles de JoJo Savard.

    Mais le pire là-dedans, c’est qu’il faut une discipline de fer de la part du porteur pour qu’il aide plus qu’il ne nuise pour la santé collective. Il faut que l’étanchéité ne soit pas comprise et ceci, même en mouvement. Alors avec les enfants, ceux qui portent des lunettes, ceux qui ont des tics et tout le monde en ont, les mesures de base comme ne pas toucher son visage deviennent obsolètes parce que c’est justement cela qui va arriver. L’après du port du masque est aussi important puisque nous avons cumulés des milliards de bactéries et virus qui logent maintenant sur la surface, et probablement pour le coronavirus, à l’intérieur de ce masque de fortune s’il ne pas été ingéré.

    Lorsque je travaillais à une centrale nucléaire, la session initiale d’ajustement pour un masque était longue et ardue. Il fallait aucune compromission au sujet de l’étanchéité et celui-ci était combiné, plus souvent qu’autrement, à un scaphandre avec une pression positive.

    Ce sont des placebos psychologiques que nous mettons sur nos visages. Nous nous gavons d’un faux sentiment de sécurité. La seule mesure qui est vraiment efficace, c’est « envoye à maison ».

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 8 avril 2020 11 h 30

      Après tout ce temps, vous demeurez aussi inutile. Quelle tristesse que ces monologues rageurs et cyniques....

    • Christian Montmarquette - Abonné 8 avril 2020 12 h 30

      @ Cyril Dionne,

      "Ce sont des placebos psychologiques que nous mettons sur nos visages." - Cyril Dionne

      Le conservatisme pseudo-scientifique de Cyril Dionne ne fait qu'augmenter les risques de mettre la vie des autres en danger.

      Les gens n'ont pas le choix d'aller dans des endroits publics pour faire leur épicerie et autres courses nécessaires.

      Il faut donc être trouver des alternatives au confinement quand on a pas le choix de sortir de chez soi pour réduire les risques de contagions, qui par ailleurs, ne dispensent pas des autres mesures.

      https://twitter.com/ODILEderaies/status/1246853131864072192

    • Christian Montmarquette - Abonné 8 avril 2020 12 h 42


      "Nous nous gavons d’un faux sentiment de sécurité." - CD

      J'ai particulièrement apprécié cet extrait qui contredit la désinformation ambiante:

      « Peu importe la confection, une protection faciale limite le contact entre les mains possiblement contaminées et les orifices du visage, tels le nez et la bouche. Outre cette protection, le port d’une couverture faciale par tout le monde dans l’espace public rappelle en tout temps que nous sommes en situation épidémique, que l’infection est présente et qu’il faut continuer à protéger et à prévenir. »



    • Cyril Dionne - Abonné 8 avril 2020 15 h 03

      Bon, cela serait bon de finir son secondaire pour certains pour comprendre des concepts ou au moins, avoir une culture scientifique afin de faire la différence entre micromètre (micron) et nanomètre. Pour d'autres, les sciences molles les induisent dans des faux concepts de sécurité parce qu’ils n’ont pas les notions pour comprendre. Mais dans tout cela, le point commun est toujours une idéologie d'extrême gauche qui a passé sa date de préemption il y longtemps. Nous sommes bien en 2020. Comme pour l'exemple de M. Cotnoir, l'Allemagne n'a pas cette règle ridicule de masques maisons, et ils sont collés au beau milieu de l'Europe de l'Ouest où les gens tombent comme des mouches. Pourtant, ils sont le modèle à suivre avec 26 morts par million de population. La France c’est de l’ordre de 167 par million, l'Espagne, 314 par million, l'Italie, 292 par million, les Pays-Bas, 131 par million, la Belgique, 193 par million, le Royaume-Uni, 105 et la Suisse, 103 victimes par million. « Ben » oui, la culture des masques maisons bat son plein partout sur le vieux continent sauf pour l’Allemagne, qui est le pays le plus populeux de l’Europe.

      Et si on a besoin de faire de la publicité au coronavirus et se placardant de masques inutiles en public alors qu'on devrait être chez soi, eh bien, nous sommes fichus, en tout cas pour l'île de Montréal. Coudonc, faut-il qu'on ressemble aux membres du groupe extrémiste de gauche, les Black Blocs, pour avoir un faux sentiment de sécurité? Oui, misère.

    • Christian Montmarquette - Abonné 8 avril 2020 20 h 33


      Des masques pour tous? - Le Devoir

      Sur un tout autre front, l’administratrice en chef de la santé publique, Theresa Tam, a changé de ton et reconnu que même des personnes asymptomatiques ou présymptomatiques pouvaient transmettre le coronavirus. Aussi reconnaît-elle qu’il peut être utile lorsque l’on fait ses courses -et que la distanciation sociale est plus difficile à pratiquer- de porter un masque non médical. Cela empêcherait à une personne ne se sachant pas malade de contaminer les autres.

      https://www.ledevoir.com/politique/canada/576517/coronavirus-ottawa-mise-a-jour-6-avril

  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 8 avril 2020 08 h 39

    Questions:

    - En Allemagne, citée en exemple dans les scénarios des experts de la DSP, est-ce que le port du masque était répandu?
    - L'usage d'un masque par des gens peu habitués à un tel usage ne risque-t-il pas d'accroître des gestes portés vers le visage soit pour l'ajuster, soit pour le baisser et le remettre, favorisant ainsi la contagion indirecte?
    - L'utilisation d'un masque maison en tissu pour se protéger des virus n'est-il pas analogue à l'utilisation d'un moustiquaire pour tenter d'empêcher l'entrée de poussières par une fenêtre, donnant ainsi un faux sentiment de sécurité?
    - Dans un article daté du 2 avril la revue Nature affirme que les avis demeurent partagés sur la présence à partir de traces d'ARN de virus encore virulents dans les aérosols en suspension dans l'air (https://www.nature.com/articles/d41586-020-00974-w) ?

  • Brigitte Des Rosiers - Abonné 8 avril 2020 19 h 42

    Élastique

    Le message a été entendu. Tous les élastiques sont déjà épuisés chez Fabricville en ligne.

    • Cyril Dionne - Abonné 8 avril 2020 22 h 05

      Au moins avec les masques maisons, on sera prêt pour l'Halloween. Ils seront plus utiles pour cela qu'en temps de pandémie.