Les Québécois et leur passé

«Si on laisse les Québécois s’exprimer sur leur passé, ils étonnent par leur savoir, moins mince qu’on le croit», dit l'auteur.
Photo: Getty Images «Si on laisse les Québécois s’exprimer sur leur passé, ils étonnent par leur savoir, moins mince qu’on le croit», dit l'auteur.

Est-il vrai d’affirmer, comme le soutenait récemment dans Le Devoir l’historien Alexandre Dumas (« “Les pays d’en haut” ou la condamnation du passé », 15 février 2020), que les Québécois — les Francos ici — préfèrent condamner leur passé plutôt que de l’assumer ? Contentons-nous de dire qu’ils ne cautionnent pas tous les aspects de leur condition antérieure.

Ce n’est pas par préférence toutefois que les Québécois entretiennent un rapport sélectif avec eux-mêmes dans le temps, mais par ignorance. Or, celle-ci ne renvoie pas à un vide, au sens où les « (dés)intéressés » souffriraient d’un manque de connaissances historiques, mais à un plein. Certaines ignorances découlent en effet de surconsciences.

Si on laisse les Québécois s’exprimer sur leur passé, ils étonnent par leur savoir, moins mince qu’on le croit. Mais ce qu’ils connaissent, qui vient d’une mémoire collective travaillée par des régiments d’historisants nationalistes, est articulé par une narration à sens et à contenu univoque dont la problématique est à peu près la suivante : ce qui Nous est arrivé d’hier à aujourd’hui, de la Conquête violente au Référendum volé, dramatique en général, en tout cas affligeant ou fâcheux, est la faute de l’Autre.

Qui est cet Autre acharné et tyrannique qui envenime notre destin depuis si longtemps ? Ils sont nombreux, félons de tout acabit, à jouer ce rôle dans le théâtre de notre communauté imaginée : les Anglais et les Yankees évidemment, qui nous ont opprimés et aliénés ; les Français clairement, qui nous ont abandonnés ; les Feds indubitablement, qui nous maintiennent dans un état de dépendance et de survivance ; les Boss et l’Argent aussi, qui nous ont exploités et gangrénés ; les Curés immanquablement, qui nous ont trompés et infantilisés ; les Intellos itou, qui nous ont désorientés ; les Ethniques sans contredit, qui ont chipé notre chance d’émerger. Et il y a les Traîtres de l’intérieur, ces hypocrites du dedans qui n’ont cessé, depuis le début, d’empêcher notre quête d’émancipation, malheureusement déviée de sa trajectoire attendue.

Au fond, pensent un grand nombre de Québécois, dont plusieurs ne se gênent pas pour employer la formule afin de marquer le trait : « On s’est fait manger comme des hosties », juron populaire qui n’est pas qu’offense à la tradition sacrée, mais renvoie aussi à l’idée de victimes sacrifiées.

Passer à l’avenir

Il serait temps, au chapitre du récit de soi, que les Québécois passent à l’avenir. Non pour accorder leur histoire aux demandes du présent. Non pour se représenter historiquement sur un mode jovialiste. Non pour pratiquer le « bon-ententisme » avec l’« ayant été ». Simplement pour revoir leur parcours à la lumière de ce qu’il a été : ni félicité ni fatalité, mais ténacité et accomplissement.

Accomplissement sur un mode particulier, certes. Mais où est le problème ? L’histoire est faite de singularités et d’irrégularités. Les sociétés ou les nations n’obéissent pas à des parcours normatifs que l’on peut arbitrairement qualifier de réussis et d’achevés ou d’inaboutis et de manqués. Pourquoi attendre du Québec qu’il se conforme à quelque modèle ? Le Québec est depuis des lustres son propre « modèle », résultat de facteurs multiples qui se sont combinés en son sein pour faire de lui ce qu’il est maintenant.

C’est ce fait brut, soit que les choses ont été ce qu’elles ont été et qu’il n’y a pas à les juger de haut ou de juste, à partir des catégories de bons ou de mauvais, de couronnés ou d’avortés, de gagnants ou de perdants, de héros ou de démissionnaires, qui devrait être au coeur du récit de l’histoire québécoise.

Un récit, c’est mon sentiment, que bien des gens attendent parce que celui qu’ils utilisent, faute d’une autre option, et qui repose sur l’identification de coupables à trouver pour expliquer au lieu de s’en tenir à la reconnaissance de situations à décrire pour comprendre, les insatisfait par rapport au passé (inadéquat qu’est ce récit face à la complication de ce qui fut) autant qu’il les fatigue par rapport au présent (sinistre qu’il se fait à l’endroit de la condition actuelle de la collectivité). Entendons ce cégépien parler du roman national qui lui a été inculqué : « Ben oui, là, l’histoire des Canadiens français nés pour un petit pain, les Anglais, l’Église, pis toute. On le sait, on nous l’a tellement dit, on est tannés de l’entendre. »

Récit décolonisé

Pourquoi avons-nous failli à être ce que nous aurions pu devenir ? Cette question, variante interrogative d’un vers éminent de Miron : « Ça ne pourra pas toujours ne pas arriver ! », les Québécois — les jeunes en tête — ne se la posent plus ou la soulèvent de moins en moins. Décomplexés au point d’être décolonisés, ils font ce que doit dans la complication du moment, pariant sur l’avenir en essayant de battre ses imprévus, jouant de collaboration et de concurrence pour y parvenir, sans contentement à surseoir parce qu’incapables d’être comme l’Autre, leur a-t-on déjà dit, ni étalon à équivaloir pour se faire comme lui, leur suggère-t-on encore. Deux avis que les concernés n’écoutent plus.

Être Soi comme tel avec l’Autre, y compris avec l’Autre en Nous, dans un destin libéré de tout dessein déterminé et ouvert à toute éventualité, telle est la ligne du risque suivie par les Québécois délivrés de leurs représentations antérieures.

Ce nouveau rapport des Québécois à eux-mêmes, bourgeonnant encore, mais qu’une histoire différente du Nous pourrait aider à faire éclore, rendra possible la redécouverte du passé collectif sur un mode plus serein, à partir d’un regard plus franc et dans une perspective moins élective. Rien n’empêchera alors les Québécois de comprendre leurs prédécesseurs dans leurs choix d’hier, y compris celui de vénérer les saints (ce qu’ils n’ont jamais fait à temps plein !), en assumant ces choix et en s’en distançant paisiblement, sans amertume ni regret.

56 commentaires
  • Léonce Naud - Abonné 2 mars 2020 05 h 02

    Galimatias indigeste

    En avançant en âge, l’auteur laisse entrevoir le fond du cul-de-sac intellectuel auquel l’a mené, entre 2001 et 2015, la tâche de titulaire de la Chaire de recherche du Canada en Histoire du Québec contemporain. Cette Chaire, comme plusieurs autres ejusdem farinae, était essentiellement à la fois une officine d’espionnage d’Ottawa en territoire québécois et un des centres d’agit-prop fédéral mis sur pied par Jean Chrétien après le référendum de 1995, dans le cadre d’une vaste opération de Guerre de l’information. Selon Wikipedia : « Au cours de sa carrière, il a obtenu près de dix millions de dollars en subventions de toutes natures. » Ce texte obscur et confus, qui cache pauvrement la vacuité de son propos, rappelle qu’on n’échappe pas facilement à ce bon vieux Boileau : « Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément. » Réf. : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jocelyn_L%C3%A9tourneau

    • Jean-François Vallée - Abonné 2 mars 2020 13 h 52

      Oui, M. Naud, et j'ajouterais que c'est grâce à de tels galimatias que M. Létourneau a remporté une bourse de 225 000 $ de la fondation Pierre-Eliott Trudeau, fondation dont l'objectif est, bien sûr, de récompenser ceux qui diffusent des idées conformes à la doxa fédéralo-trudeauiste.

      https://www.ledevoir.com/societe/108580/la-fondation-pierre-elliott-trudeau-recompense-cinq-universitaires

    • Jean Lacoursière - Abonné 2 mars 2020 17 h 57

      Ciel ! Étalées entre 1985 et 2020, cela fait une moyenne de 286 000 $ de subventions par année, ça me semble héroique pour un prof en sciences humaines, où l'achat d'équipements n'est pas aussi fondamental qu'en sciences et génie.

      Tout cela pour étudier « les constructions identitaires, les rapports entre histoire, mémoire et identité, la formation de la conscience historique chez les jeunes et la production des référents collectifs. »

      Entre 1989 et 2017, il a dirigé 45 mémoires de maitrise ou thèses de doctorat, soit une moyenne de 1,6 par année. C'est beaucoup, mais ce n'est pas çà qui gruge 286 k$ par année !

      https://corpus.ulaval.ca/jspui/browse?type=author&order=ASC&rpp=20&authority=5c28c476-a621-4586-8afb-c6f65ab8a121

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 3 mars 2020 08 h 06

      J.Létournerau est le parfait type de "collabo"qui se range du coté de l'ennemi contre les siens .Soyons de la résistance et forts devant ces

      funestes histoires.pour nous maintenir à genoux.

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 3 mars 2020 08 h 59

      L’étourdi…

      Bien dit M. Naud, tout un fouillis, mal rédigé, que ce texte sans justification autre que justificatif. Saisir logiquement cette longue phrase relève même de l’exploit sémantique: « Un récit, c’est mon sentiment, que bien des gens attendent parce que celui qu’ils utilisent, faute d’une autre option, et qui repose sur l’identification de coupables à trouver pour expliquer au lieu de s’en tenir à la reconnaissance de situations à décrire pour comprendre, les insatisfait par rapport au passé (inadéquat qu’est ce récit face à la complication de ce qui fut) autant qu’il les fatigue par rapport au présent (sinistre qu’il se fait à l’endroit de la condition actuelle de la collectivité). » (J. Létourneau)

      Bref, beaucoup de bruits pour rien, sinon une longue et interminable justification de soi - et de son job bien rémunéré - à l’heure des bilans de fin de carrière. M. Létourneau n’a fait en somme qu’instrumentaliser l’histoire aux profits des élites qui le paient.

  • Claude Bariteau - Abonné 2 mars 2020 07 h 45

    Pour comprendre l'incompris, M. Létourneau a choisi de placer les « Québécois » qu'il cherche à comprendre dans une boîte qui ressemble à un conteneur verrouillé avec d’autres au-dessous et au-dessus sur le pont d’un bateau qui vogue vers il ne sait où.

    En fait, il vogue, pense-t-il, quelque part où lui-même pense que c’est là où il entend se rendre puisque c’est ainsi qu’il a appris à être dans ce conteneur sans chercher d’autres horizons.

    Dans ce conteneur, il a découvert toutes sortes d’histoires dont il essaie de se distancer, estimant que ce qui y percole n’y changera rien.

    Aussi s’intéresse-t-il à des jeunes qui frappent sur les murs pour entendre autre chose que ce qui est sorti de la bouche des plus vieux et de ceux qui se sont donnés la mission de rendre le parcours acceptable.

    À écouter les jeunes, il entend ce qu’il a choisi d’être dans le conteneur. Ni plus ni moins. D’où ce texte qui révèle que son choix en a fait un Fellow Fulbright au MacMillan Center de la Yale University, probablement dans un conteneur tout près.

    Un conteneur de savantes personnes qui ont entendu des histoires « dépaysantes » venant du conteneur voisin qui révèlent toutes un refus de quitter le conteneur et qu’elles aimeraient entendre pour conseiller le pilote de toujours conserver ce conteneur sur son bateau., car ceux qui s’y trouvent n’entendent pas se dépayser.

    • Hermel Cyr - Abonné 2 mars 2020 08 h 19

      Pourriez-vous préciser votre allégorie M. Bariteau? J'ignore si c'est que le café était trop faible ce matin, mais j’ai du mal à vous suivre. Je crois y déceler une version maritime de la caverne de Platon, mais ouf... où se trouve le réel en dehors de ce conteneur verrouillé?

    • Claude Bariteau - Abonné 2 mars 2020 09 h 43

      L'allégorie du conteneur fait écho à l'approche de M. Létourneau qui décrit ce qu'il note en cherchant ce qu'll peut être.

      Son texte dit qu'il a trouvé sa réponse, ce qui en fait un analyste reconnu qui voit chez les jeunes une propension à vivre comme lui à l'intérieur du conteneur.

      C'est ce que comprennent ses voisins d'un conteneur de savants, qui s'empressent d'aviser le pilote de conserver ce contenur sur son bateau.

      M. Létourneau, comme le rappelle M. Naud, est un chercheur bien alimenté par le Canada qui explique aux dirigeants de ce pays et au monde entier comment neutraliser les personnes qu'il estime aptes à vivre seulement dans un conteneur sur le bateau canadien comme il le fait.

      Il ne s'agit pas d'une allégorie, mais d'une lecture critique de ses vues qui s'apparentent à celles des chercheurs britanniques fonctionnalistes qui ont conseillé le gouvernement britannique pour contrôler des populations sur des territoiree conquis.

      Ces précisions devrsient vous permettre de lire ma critique de la propension de M. Létourneau à imaginer les habitants du Québec qu'il aime définir dans une boîte figée dans le temps et l'espace.

    • Claude Bernard - Abonné 3 mars 2020 15 h 32

      M Bariteau
      Vous nous voyez comme dans un huis-clos éternel induit par notre histoire et vous n'avez pas tort.
      N'oublions pas que si des forces nombreuses et mal intentionnées ont sillonné notre passé et forgé notre présent, des acquis nombreux et gagnés dans une lutte sans fin nous ont donné des droits imprévus et importants; tel celui de nous gouverner, de faire nos lois, de vivre en français dans un pays officiellement bilingue, de faire sécession etc...
      Les jeunes ont une autre vision, sans doute, et ils n'ont pas complètement tort.
      Ils se voient comme sortis du huis-clos et citoyens du monde tout en étant Québécois.
      S'ils connaissent peu leur histoire ils en savent assez pour comprendre d'où ils viennent et leur choix sont aussi éclairés que les nôtres ont pu l'être à leur âge.
      Là où le bât blesse, c'est dans leur insouciance vis-à-vis l'envahissement de l'anglais et du bilinguisme à Montréal.
      Là-dessus, la solution ne saute pas aux yeux et un huis-clos mondial, pour ainsi dire, pointe à l'horizon.

    • Raymond Labelle - Abonné 3 mars 2020 16 h 47

      Il y aussi Marie-Victorin ou le père Lévesque, ou les Trappistes d'Oka qui enseignaient fort bien l'agriculture. Par exemple.

    • Raymond Labelle - Abonné 3 mars 2020 16 h 49

      Les JOC et le JEC entre la fin de la 2ème guerre mondiale et la Révolution tranquille ont été une pépinière des artisans de cette Révolution - et réclamaient, au nom de leur foi, pour purifier l'Église, une distance entre l'Église et l'État. Beaucoup de ces artisans sont demeurés très coryants. À considérer aussi. Par exemple.

    • Raymond Labelle - Abonné 3 mars 2020 20 h 14

      Mes deux interventions ci-dessus étaient destinées à aller sous celle de M. Therrien "Le passé dans la durée" (mon erreur). Je les y reproduis. Désolé M. Bariteau et aussi envers les personnes ayant intervenu sur ce fil que j'ai pu rendre perplexes.

  • Sylvain Deschênes - Abonné 2 mars 2020 07 h 57

    À qui la faute?

    Chercher "à qui la faute" pour les raisons de notre histoire a toujours trouvé une réponse simple pour l'école de l'université Laval: le peuple lui-même (arriéré et obsédé par son existence fragile). Dans l'interprétation coloniale de l'auteur, le coupable est la victime elle-même, le système est au-dessus de la critique. La règle, c'est la mise en opposition des minorités de l'Empire, sous le regard du bon juge qui distribue les blâmes et du bon curé qui autorise des pardons à condition qu'on oublie tout ça.

  • Jean Claude Pomerleau - Inscrit 2 mars 2020 08 h 46

    Un énoncé pour faire distraction sur l'essentiel....

    « Qu'est l'énoncé sinon un moyen » G Bataille

    Que cherche l'auteur de ce texte. Peut être à nous faire oublier l'essentiel, en confondant société et nation :

    « Les sociétés ou les nations n’obéissent pas à des parcours normatifs que l’on peut arbitrairement qualifier de réussis et d’achevés ou d’inaboutis et de manqués. »

    Le sens de l'histoire. Tout dépends de la question qui fonde la démarche quand on aborde l'histoire. La seule qui importe quand on ne confond pas société et nation, et qui permet de distinguer l’essentiel de l’accessoire, porte sur  l'existentiel :qu'est-ce qui fut nécessaire pour qu'apparaisse, se développe et existe encore une nation française en Amérique ?

    Qu'est-ce qui fut nécessaire et qui nous a permis de remplir dans notre histoire les missions essentielles qu'étaient, le peuplement et la mise en valeur du territoire, pour en arriver au statut de nation, reposant sur les assises de son État. Le seul instrument qui lui assure une prise sur son destin (Daniel Johnson, Égalité ou indépendance).

    En confondant société et nation, l'auteur cherche à nous faire oublier le défi existentiel qui se pose à notre nation française en Amérique. Nation qui pourrait bien finir dans « l'inaboutis et le manqué » dans la mesure où elle ne pourrait résister à la finalité de la Constitution de 1982. Laquelle se fonde sur la négation de son statut comme le démontre Eugénie Brouillet (La négation de la nation). Et qui a pour objectif de réduire notre nation à l'échelle d'un groupe ethnique dans le grand Canada du multiculturalisme. Exactement l'objectif du Rapport Durham....

  • André Savard - Abonné 2 mars 2020 08 h 51

    La rédemption par l'Autre

    Bref, monsieur Létourneau nous répète que notre originalité est d'être une province du Canada. Quant au passé, ce sont les prémisses d'une nation de synthèse car les Québécois devront apprendre à être une pièce la mosaïque culturelle.Il se tourne vers la passé et se demande où est l'Autre. Les régiments militaires anglais auraient été "autrifiés" par les nationalistes. Monsieur Létourneau reprend depuis toujours la doxa: l'Autre est l'agent d'un nous complexe qui nous sauvera par le métissage, le régime n'étant que la voix de l'Autre que nous ferons nôtre pour accomplir ce dessein sans dessein. Il se demande où était cet Autre tyrannique. Pour lui, l'autre avait une majuscule et il était un fervent de l'osmose communautaire. Subrepticement, monsieur Létourneau a toujours fait du régime canadien la finalité de l'Histoire et il regarde le passé comme s'il s'agissait de favoriser une nation de synthèse qui viendra à bout d'une nationalité réfractaire à l'Autre.

    • Roxane Bertrand - Abonnée 2 mars 2020 12 h 16

      C'est pour cela que la Loi sur la Laïcité à tant d'appuis, elle nous rend fiers d'être ce que nous sommes et de pourvoir l'exprimer. L'autre serait sage de ne pas attaquer trop farouchement notre identité. Le calme des jeunes générations ne vient pas du métissages mais des outils mis en place par le passé pour protéger notre expression sociale, comme la Loi 101.

      Par son attitude et son ouverture l'autre choisira la finalité.

    • Claude Bariteau - Abonné 2 mars 2020 15 h 25

      Il y a plusieurs façons d'attaquer la loi sur la laïcité. La principale est la réélection du PLQ, le bras québécois du PLC. Une autre est d'empêcher que le peuple québécois quitte le Canada. Avec la CAQ, c'est en marche. Une troisième est de susciter la bisbille dans ce parti, ce qui est aussi en marche.

      Pourquoi attendre ? Parce que la CAQ ne mord pas et vit au rythme d'un passé imaginaire en pensant qu'il est le lieu d'une « nation » imaginée dont le PM Legault affirme son existence comme l'ont fait Messieurs Bouchard et Landry et Mme Marois, mais aussi bien d'autres.