Pourquoi ne pas apprendre la philosophie dès le primaire?

La philosophie permet d’aborder des questions essentielles qui contribuent à construire notre identité, comme individu et comme société.
Photo: Mychele Daniau Agence France-Presse La philosophie permet d’aborder des questions essentielles qui contribuent à construire notre identité, comme individu et comme société.

Le 31 août, Le Devoir publiait un article, sous la plume de Marco Fortier, dans lequel nous apprenions que le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, M. Jean-François Roberge, envisage de mener « un vaste chantier sur la révision du cours d’ECR ». À nos yeux, la mise sur pied de ce chantier constitue une nouvelle importante.

Bien que le ministre Roberge ne semble pas vouloir remettre en question le volet éthique du programme — ce qui nous réjouit et nous rassure, tant l’éducation éthique nous apparaît fondamentale —, nous croyons néanmoins qu’il serait opportun de saisir cette occasion pour réfléchir en profondeur sur l’esprit dans lequel nous souhaitons, comme société, revoir ce programme. À la lecture de cette annonce concernant la réforme envisagée du programme d’ECR, une question nous est rapidement venue en tête : pourquoi ne pas intégrer la philosophie à la grille-matières au primaire et au secondaire ?

La question pourra sembler, aux yeux de certains, farfelue, tant la philosophie semble éloignée des enfants, et parfois même des adolescents. Si nous prenons appui sur la manière dont la philosophie est habituellement enseignée au cégep ou à l’université, nous serions en droit de froncer les sourcils face à une telle proposition ! Cependant, si nous fondons notre conception de la philosophie à l’école sur la base d’une approche pédagogique développée aux États-Unis il y a près de 50 ans, mieux connue sous le nom de « philosophie pour enfants (et adolescents) » (désormais PPEA), cette proposition apparaît non seulement tout à fait légitime, mais très opportune.

Pour le dire simplement, la PPEA vise à engager les élèves dans des réflexions communes, par la pratique du dialogue, autour de questions qui les intéressent et qui sont susceptibles de se rapporter à l’une ou l’autre des dimensions associées à la philosophie comme discipline (logique, esthétique, épistémologique, éthique, métaphysique). Il ne s’agit pas d’enseigner la philosophie, au sens traditionnel du terme, mais de créer des conditions permettant aux élèves de s’engager dans des pratiques philosophiques. Il ne s’agit pas non plus d’un débat, où chacun cherche à convaincre l’autre qu’il a raison, mais d’un dialogue dans lequel tous s’engagent dans un processus de recherche de sens contribuant au développement progressif de la pensée critique, créative et attentive.

La philosophie permet d’aborder des questions essentielles qui contribuent à construire notre identité, comme individu et comme société : Qu’est-ce qui est juste ? Faut-il toujours partager ? Qu’est-ce que l’amitié ? Y a-t-il une différence entre l’amitié et l’amour ? Qu’est-ce qui fait qu’une chose ou une personne est belle ? Suis-je vraiment libre ? Y a-t-il de bonnes raisons d’être en colère ? Comment savoir si c’est vrai ? Etc.

De plus en plus d’études scientifiques tendent à montrer les apports de la PPEA. Parmi ceux-ci, mentionnons des retombées positives sur les perceptions de soi et de l’autre et le vivre-ensemble, ou encore le rapport à l’école et à l’apprentissage, le raisonnement critique et moral et certaines acquisitions dans les domaines des langues et de la mathématique… À cela s’ajoute que la PPEA est considérée par l’UNESCO comme une approche pédagogique permettant notamment la prévention de la violence.

La PPEA s’arrime très bien aux visées et aux éléments de contenu inscrits au programme d’ECR. Nous oserions même dire, comme nous l’avons fait antérieurement (Gagnon, 2012), que le recours à la PPEA en ECR permet de les dépasser. C’est pourquoi d’ailleurs certains enseignants ont misé sur cette approche, depuis 2008, afin de structurer leurs cours d’ECR. Bien plus, dans une logique d’intégration, la PPEA peut très bien s’arrimer à de nombreux thèmes et contenus en éducation à la sexualité. C’est le cas, par exemple, du thème « identité, rôles, stéréotypes sexuels et normes sociales ».

Depuis près de 40 ans, le Québec est considéré comme un chef de file dans le domaine de la PPEA. Alors, pourquoi ne profiterait-il pas de l’expertise développée ici depuis autant d’années pour repenser l’ECR, positionner le Québec sur la scène internationale et même faire un énoncé clair sur la conception que nous avons des élèves, c’est-à-dire des personnes citoyennes à part entière, aptes à penser par et pour elles-mêmes avec les autres, ouvertes, respectueuses des différences et capables d’autodétermination ?
 

*Le présent texte est appuyé par les cosignataires suivants :

Adolfo Agundez-Rodriguez, professeur associé, UQAM;
Anny Arsenault, enseignante au primaire, Sherbrooke;
Mylène Bouchard, présidente et directrice générale de SEVE formation Canada;
Lynda Champagne, professeure de philosophie au collégial;
Karine Cloutier-St-Amand, Enseignante d’ÉCR au secondaire;
Elisabeth Couture, enseignante en pratique de la philosophie pour adolescents et d’ÉCR au secondaire;
Lisa Desrochers, enseignante d’ÉCR au secondaire
Camille Eisenblaetter, étudiante en philosophie;
Jeannot Fillion, professeur de philosophie, Cegep de Sherbrooke;
Natalie M. Fletcher, fondatrice de Brila et responsable de l’Institut Philosophie, Citoyenneté et Jeunesse à l’Université de Montréal;
Emmanuelle Gruber, professeure de philosophie au Collège Montmorency;
Pierre Lebuis, professeur honoraire, UQAM;
Fanny-Alexandra Guimond, professeure, Université d’Ottawa;
Pierre Laurendeau, auteur en philosophie pour enfants et ex-enseignant de philosophie au collégial;
Fréderic Lenoir, philosophe et sociologue;
Myriam Michaud, doctorante, Université Laval;
Olivier Michaud, professeur, UQAR;
Samuel Nepton, doctorant en philosophie, Université Laval;
Isabelle Néron, enseignante d’ÉCR au secondaire;
David-Anthony Ouellet, professeur de philosophie au collégial;
Céline Roy, formatrice en philosophie pour enfants et adolescents;
Jonathan Smith, professeur, Université de Sherbrooke;
Elaine Turgeon, professeure, département de didactique, UQAM;
Sébastien Yergeau, enseignant de philosophie au secondaire et répondant ÉCR, Commission scolaire des Navigateurs

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22 commentaires
  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 17 septembre 2019 05 h 41

    … à philosopher !

    « À la lecture de cette annonce concernant la réforme envisagée du programme d’ECR, une question nous est rapidement venue en tête : pourquoi ne pas intégrer la philosophie à la grille-matières au primaire et au secondaire ? » (Mathieu Gagnon et Michel Sasseville, Professeurs, US et UL)

    Excellente idée-question que de penser activer, éventuellement et dans le cadre de révision du cours ÉCR, une formation de philosophie dès le primaire : super yahou !

    De cette question-idée, une intimité-douceur :

    Vers l’âge d’environ 6 ans, dans une classe pour « déficients mentaux », ai eu ce plaisir d’apprendre moins à lire qu’à penser ou philosopher, avec des images contenus dans des livres pour enfants, dont ceux de la collection « Tintin » et du « Le Petit Prince » !

    En effet, dès avant d’apprendre à « dessiner des moutons » ou de rencontrer des « renards » et de les apprivoiser comme s’ils étaient de « grandes personnes », mon esprit, s’étant rendu sur la lune avec Tintin, et ce, bien avant les Neil Armstrong, allait comme s’ouvrir au monde des « possibles » et des « impossibles » !

    De cette douceur-intimité, apprendre à lire la vie avec le monde des images, c’est, en plus des « mots », aussi apprendre …

    … à philosopher ! - 17 sept 2019 -

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 17 septembre 2019 09 h 38

      De « qu’à penser ou philosopher, avec », lire plutôt « qu’à penser, ou philosopher, avec » (Mes excuses)

  • Cyril Dionne - Abonné 17 septembre 2019 06 h 40

    Une chance que le ridicule ne tue pas

    Évidemment, seulement une enseignante du primaire a signé cette lettre. On frise le ridicule avec les notions avancées dans cette missive. C’est comme dire qu’il ne peut y avoir aucune morale sans la présence des religions ou du cours ECR. Misère.

    Le cours ECR n’a pas sa place dans les écoles primaires et secondaires. Point à la ligne. Les enseignant.e.s enseignent l’éthique à tous les jours à leurs apprenants dans la salle de classe sans y apporter une notion officielle. Est-ce que tous les amis de Passe-Partout comprennent la location latine « In loco parentis » qui s’applique à tous les pédagogues œuvrant dans la salle de classe? Tout ce que les enseignant.e.s font, c’est de continuer l’apprentissage du savoir-vivre découlant de la maison en peaufinant des comportements qui ne sont pas acceptables dans une microsociété qu’est la salle de classe et l’école. Toutes les classes et les écoles ont des règlements dûment expliqués au préalable aux parents dans un code de conduite et le tout en basé sur le respect de soi, des autres et de la communauté.

    Avec un horaire tellement chargé, on voudrait maintenant introduire une nouvelle matière dans le curriculum qui serait évaluée et reportée sur le bulletin. Misère encore. Pardieu, ils enseignent déjà les savoirs, le savoir-faire et le savoir-être de façon indirecte dans toutes les matières qu’ils touchent. Est-ce qu’on se base sur le gouvernement chinois maintenant pour introduire un système de récompense lorsqu’on fait bien et de punition lorsqu’on fait moins bien? De toute facon, ces compétences du savoir-vivre sont déjà sur le bulletin et évaluer de façon formative par les enseignant.e.s.

    Il me semble à lire cette lettre, que plusieurs philosophes se cherchent un emploi. Comme ils disent si bien en anglais « Get a real job !»

    • Marcel Vachon - Abonné 17 septembre 2019 11 h 12

      Si nos élèves avaient autant d'heures d'apprentissage que dans bien d'autres régions du monde, il serait possible d'avoir quelques heures, annuellement, de philisophie. Il y a tellement de préjugés qui pourraient être abordés et peut-être corrigés, non?
      Bonne journée Cyril.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 septembre 2019 14 h 12

      Cher M. Vachon, lisez le sous-commentaire que j'ai fait sur la remarque de M. Therrien en bas du mien. Et vous aussi, bonne journée.

  • Marc Therrien - Abonné 17 septembre 2019 07 h 12

    Parce qu'on présume de leur fragilité et craint les heurts de leur conscience?


    Pour valoriser la philosophie pour enfants et croire que ceux-ci peuvent participer avec les adultes à la recherche de sens, j’imagine qu’il ne faut pas trop craindre les heurts de leur conscience à travers ce chemin côteux, rocailleux et sinueux de la découverte du monde tant leur ouverture d’esprit n’est pas encore abîmée.

    L’enfant, avec son regard neuf sur le monde et la vie qui découvre les choses pour la première fois possède cette qualité naturelle d’étonnement que les philosophes cherchent à cultiver parce qu’elle s’étiole à mesure que l’éducation et l’instruction nous amène à réduire notre champ de conscience pour se concentrer sur quelque chose d’utile et de productif. C’est cette capacité d’étonnement qu’il voudra retrouver plus tard quand son mal-être deviendra trop intense. Vouloir retrouver cette liberté de questionner ce monde dominé par la rationalité économique, l’obsession de l’efficacité, la violence, la destruction de la nature parce que l’aliénation est devenue trop douloureuse.

    Comme le signifie très bien philo et sophia, amour de la sagesse, remettre en question le monde en philosophant est un acte d’amour. Aimer ce monde et le questionner parce qu’on pense qu’il peut faire mieux et devenir meilleur, tout comme les parents et éducateurs le font avec l’enfant, cet adulte en devenir. Il y a donc beaucoup d’espoir dans la philosophie pour enfants, car si les parents-éducateurs sont suffisamment cohérents et ouverts dans cette démarche, ils pourront aussi apprendre des enfants qui pourraient très bien les étonner par leur sagesse des choses qu’ils savent déjà pour paraphraser Platon dont celle de questionner affectivement le monde avant de le faire rationnellement.

    Marc Therrien

    • Cyril Dionne - Abonné 17 septembre 2019 13 h 26

      Vous n'avez jamais enseigné dans une salle de classe du primaire ou du secondaire, n'est-ce pas? C'est comme certains commentaires de gens ici qui n’y ont jamais mis les pieds à l’école comme pédagogue. Avant de continuer, il faut penser que plusieurs enfants ont faim quand ils viennent à l'école et plusieurs redoutent retourner à la maison pour voir papa battre maman.

      Ceci dit, la fiabilité, le sens de l’organisation, l’autonomie, l’esprit de collaboration, le sens de l’initiative et l’autorégulation sont toutes des habiletés d’apprentissage enseignées et évaluées à l’école.

      Pardieu, la résolution de problèmes et la pensée créative est présentée à l’école. Idem pour la pensée critique par rapport aux idées et à l'information présentées. Aussi, pour la réflexion, ils apprennent à penser par eux-mêmes, à comprendre leurs sentiments et ceux des personnes qui les entourent, à reconnaître, à respecter les différences chez les autres et à comprendre les conséquences de leurs actes. Sans oublier la compréhension de leurs contributions et de leurs liens et relations avec les autres au sein d'un groupe, d'une communauté et du monde qui les entoure. Ensuite, le développement social et émotionnel grâce à leurs relations avec les autres enfants et le personnel scolaire qui les oriente font partie de l’apprentissage. Enfin, le civisme, qui s'acquiert par l'attachement personnel à différentes communautés, comme leur classe, les élèves de leur année ou leur école.

      En plus, les parents sont régulièrement informés des progrès de leur enfant pendant des entrevues ou des réunions informelles ainsi que dans des rapports écrits.

      Bien oui, les enfants évoluent dans un monde philosophique d’amour et de sagesse sans le nommer ou en faire une matière à enseigner comme telle. N’est-ce pas merveilleux? Plus tard, lorsqu’ils feront les discernements obligatoires et auront les filtres nécessaires, là ils pourront choisir d’étudier la philosophie plus en profondeur.

    • Marc Therrien - Abonné 17 septembre 2019 16 h 44

      Pourquoi vous fâchez comme ça? Si j’ai bien lu et compris ce texte, l’intention des auteurs n’est pas comme vous le pensez qu’«on voudrait maintenant introduire une nouvelle matière dans le curriculum qui serait évaluée et reportée sur le bulletin», mais plutôt de repenser le cours ECR existant et le transformer en y intégrant l’approche de la PPEA tel qu’énoncé dans ce passage : «Depuis près de 40 ans, le Québec est considéré comme un chef de file dans le domaine de la PPEA. Alors, pourquoi ne profiterait-il pas de l’expertise développée ici depuis autant d’années pour repenser l’ECR».

      Où pensez-vous que cette expertise s’est développée? Dans différentes écoles du Québec elles-mêmes dont plusieurs ont déjà intégré l’approche PPEA dans le cours ECR. Messieurs Gagnon et Sassevile et la plupart des signataires de cette lettre ont déjà une «bonne job» et ils ne souhaitent qu’une tendance déjà existante prenne de l’ampleur pour le bienfait des enfants. D’ailleurs, peut-être découvrirons-nous que la philosophie pour enfants pourrait faire partie des ateliers pour outiller les élèves souffrant d’anxiété dont nous parlera le documentaire de Claire Lamarche «Génération d’anxieux» présenté demain soir, 18 septembre à Télé-Québec.

      Marc Therrien

    • Cyril Dionne - Abonné 17 septembre 2019 22 h 25

      Je pensais être très explicite dans ma réponse. Ce n'est pas repenser l’ECR, mais s'en débarrasser tout simplement. Les minutes manquent dans une journée scolaire et ce n'est pas en imposant un cours qui reprend ce qui est fait dans une journée scolaire qui améliora quoi que ce soit. Et être considéré comme un chef de file dans le domaine de la PPEA ne veut absolument rien dire en éducation. On serait curieux de demander aux parents ce qu'ils pensent d'un cours de philosophie imposé en salle de classe. On sait déjà ce que la plupart pensent du cours ECR et je ne pourrais pas l’écrire ici. Les parents veulent que leurs enfants reçoivent une éducation digne du 21e siècle pour être prêts lorsque la 4e révolution industrielle frappera leur progéniture de plein fouet. Désolé, mais presque partout, le Québec carbure encore à la 2e révolution industrielle caractérisée par le fort développement de l’électricité, du pétrole, de la mécanique et de la chimie. C’est pour cela qu’il dit avoir besoin d’une main-d’œuvre non spécialisée pour faire fonctionner la machine du siècle dernier. Là-dessus, vous pouvez philosophez tant que vous le voulez.

      Et ne vous fâchez pas de ma réponse.

  • François Beaulé - Abonné 17 septembre 2019 07 h 26

    Aujourd'hui en page Idées, deux textes qui s'opposent

    La proposition des professeurs et enseignants de philosophie vise à développer l'autonomie des élèves face à des questions philosophiques. Donc à renforcer leur ego plutôt que de leur imposer les idéaux et les principes moraux d'une société. Ces derniers étant devenus flous dans notre monde moderne et pluraliste. Comme si les adultes n'étaient plus capables de s'entendre sur des idéaux et des principes définissant la société et l'inclusion des individus dans celle-ci. On demande alors aux enfants de faire ce travail à la place des adultes !

    Dans l'autre texte, l'auteur reproche au système de santé son approche individualiste face à la dépression. Il accuse le néolibéralisme. Or si le néolibéralisme et l'économisme sont à ce point déterminants aujourd'hui, c'est parce qu'il n'y a pas de vision du monde, de philosophie et de système de valeurs cohérent et inclusif plus aptes à définir une société solidaire et partagés par la vaste majorité des individus.

  • Jean-François Laferté - Abonné 17 septembre 2019 08 h 14

    Ça ne date pas d’hier...

    Bonjour,

    Ayant enseigné 32 ans au primaire,j’ai utilisé la collection "PhiloZenfants" aux éditions Nathan pour amener des discussion avec mes élèves sur ces sujets philosophiques tels que le vivre ensemble,la liberté,le bonheur..Ce n’était pas exhaustif mais,à tout le moins,ces sujets suscitaient des discussions et des prises de conscience fort heureuses.

    À petite échelle et sans le savoir,mes élèves ont philosophé l’espace d’un moment.

    Jean-François Laferté
    Terrebonne

    • Jean-François Laferté - Abonné 17 septembre 2019 15 h 57

      Une coquille oups...discussion avec un "s".
      Jean-François Laferté
      Terrebonne