La gauche dite «inclusive», une alliée du néolibéralisme?

Le déclencheur


« Depuis quelques jours, il est possible d’avoir un aperçu assez juste des réactions qu’auraient à la fois la gauche dite “ inclusive ” et la droite néolibérale si le nationalisme québécois venait à reprendre sérieusement sa place sur la scène politique. Ces deux groupes qu’on croit souvent — à tort — aux antipodes idéologiques se montrent aujourd’hui au grand jour, tels qu’ils sont : des alliés objectifs qui défendent d’une même voix l’hégémonie qu’exerce le libéralisme sur la réflexion politique dans nos sociétés occidentales.»

— David Leroux, « Québexit ? », Le Devoir, 2 juillet 2016

 

Un article d’opinion publié dans Le Devoir du 2 juillet sous le titre « Québexit ? » avance que la gauche « inclusive » et la droite néolibérale seraient des alliés objectifs puisque « la consécration du désir britannique de regagner les parts de souveraineté nationale que l’Union européenne lui avait lentement grugées représente pour eux un affront inacceptable ». Or, cette affirmation repose sur des présuppositions difficiles à défendre et qui témoignent d’une compréhension plutôt mince des faits.

Il faut d’abord définir ce que l’auteur, David Leroux, entend par « gauche inclusive », puisque lui ne le fait pas. Supposons qu’il ne s’agit pas de la gauche institutionnelle indiscernable de la droite thachériste, mais de la gauche altermondialiste préoccupée par la justice sociale et l’environnement. M. Leroux nous relaie l’opinion de plusieurs médias (The Economist, Le Monde, La Presse…), puis nous laisse supposer qu’elle serait partagée par la gauche inclusive, sans en faire la démonstration. Or il est facile de le vérifier. En Europe, les partis de la « gauche de la gauche » (féministes, antiracistes, écologistes) sont tous eurosceptiques. Ils désirent de façon générale l’abolition ou la modification en profondeur des ententes économiques néolibérales qui entament la souveraineté des États européens, tout en se positionnant en faveur d’une union visant la coopération pour l’amélioration des conditions sociales et environnementales. Au contraire, Boris Johnson, meneur du camp pour le Brexit, s’est depuis sa victoire déclaré favorable au maintien et même à approfondissement de l’intégration économique néolibérale de l’Europe.

Démagogie et mensonge

Au lendemain du Brexit, le chef du parti de la gauche altermondialiste française, Jean-Luc Mélenchon, a sévèrement critiqué le dédain du peuple exprimé par les élites économiques européennes. Dans plusieurs médias de la gauche inclusive européenne ou québécoise, on trouve nombre d’articles critiquant la démagogie, le mensonge et le recours à la peur qui ont été déployés par les deux camps, mais pas de remise en question du résultat lui-même, ou d’annonce d’un désastre économique imminent, contrairement à ce qu’affirme l’auteur. On y trouve par ailleurs des articles déplorant le fait que la gauche britannique institutionnelle ne se soit pas positionnée en faveur de la sortie de l’Union européenne, ou encore faisant remarquer que les meneurs du camp du « Out » appartiennent tous à l’élite financière et sont de fervents défenseurs de l’ordre néolibéral, tout comme ceux du « In ». Alors même qu’un des arguments avancés par le camp du Brexit était qu’il y aurait plus d’argent pour le système de santé public britannique, un de ses trois chefs, Michael Gove, militait jusqu’à la campagne référendaire pour sa privatisation.

Ainsi, d’une part, M. Leroux accuse ceux qui ont mené la résistance contre les traités de libre-échange et combattent systématiquement le néolibéralisme d’en être des alliés, en leur attribuant des propos qui ne sont pas les leurs. D’autre part, il suppose que les conservateurs qui ont mené le camp du Brexit seraient opposés à la droite néolibérale, alors que la remise en question des traités économiques néolibéraux est un enjeu qu’ils n’ont jamais soulevé, préférant celui de l’immigration, qui ne menace pas leurs privilèges. Il semble bien prétendre que ceux qui militent pour l’abolition du néolibéralisme qui a transformé la souveraineté du peuple en chimère seraient des alliés de la haute finance mondialisée, alors que les membres en règle de l’élite politique et financière néolibérale qui ont mené le camp du Brexit seraient des alliés du « vrai peuple », partageant avec lui ses préoccupations démocratiques. En somme, probablement par inadvertance, M. Leroux participe à entretenir la confusion qui laisse la voie ouverte à la droite économique que lui-même critique.

29 commentaires
  • André Chevalier - Abonné 7 juillet 2016 07 h 07

    «Droite», «Gauche»: concepts vides

    «Gauche inclusive»,«droite néolibérale»,«gauche institutionnelle»,«droite tachériste»,«gauche altermondialiste»,«gauche de la gauche»,«gauche britanique institutionnelle»,«droite économique»,...

    Je suis tanné que l'on définisse tous les groupes politiques en fonction des concepts de droite et de gauche. Ces deux concepts qui n'ont de sens que dans le domaine de la symétrie ne veulent rien dire en soi sur le plan politique, sauf en ce qui à trait à une anecdote historique particulière dont tout le monde ordinaire ignore la teneur.

    Ces deux concepts étant vides, on peut y mettre ce qu'on veut, chacun les définissant selon son bon plaisir. On ne peut donc les utiliser sans les qualifier, comme on peut le voir dans ce texte.

    Leur utilisation n'éclaire en rien pour la compréhension dans une discussion, au contraire. Elle crée une dichotomie tout à fait artificielle, cause de prises de bec interminables et stériles.

    On devrait laisser l'usage de ces deux termes aux physiciens.

    • Hélèyne D'Aigle - Inscrite 7 juillet 2016 09 h 21

      Totalement d'accord !

    • Jacques Patenaude - Abonné 7 juillet 2016 09 h 36

      Il me semble qu'effectivement la ligne de démarcation proposée par m.
      Leroux représente une meilleure façon pour comprendre ce qui se passe. Le libéralisme comporte trois grands courants: Les libertariens (anarcho-capitalisme) , les libéraux classiques et les libertaires (anarchistes). Ces trois courants ont en commun le même dédain des institions étatiques. Pour les trois une vision commune est représentée par l'expression suivante: "l'État est au mieux un mal nécessaire" . Mais à ce mal nécessaire chacun attribue des fonctions différentes: Assurer la fluidité du marché sans intervenir directement est l'angle des libertariens, assurer la liberté des moeurs et de la circulation des personnes pour les libertaires et entre les deux les libéraux classiques voyant dans l'État d'abord un rôle de gestionnaire de la scène diplomatique pour en gérer les relations mondiales par la diplomatie ou par la guerre. Tous les trois priorisent avant tout la liberté individuelle.

      Dans cette perspective les jeunes qui manifestent pour dénoncer à postieri le Brexit sont des libertaires et Melançon du moins ce qu'on J'en connais est institutionaliste (ou Étatiste). ils peuvent s'allier sur certains sujets comme par exemple en écologie. Leurs solutions vont cependant nécessairement diverger un jour ou l'autre à propos du rôle des institutions étatiques.

    • Serge Morin - Inscrit 7 juillet 2016 09 h 43

      Les étiquettes masquent les problèmes.

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 juillet 2016 10 h 10

      «Droite», «Gauche»: concepts vides - André Chevalier

      Le jour où vous n'aurez pas l'argent pour vous défendre en justice, sans Petite créances, ni Régie du Logement. Et où vous n'aurez plus d'écoles publiques pour éduquer vos enfants; et où vous devrez vous endetter à vie pour vous faire opérer. Le jour où vous perdrez votre emploi sans aucune sécurité financière pour survivre.. Alors,! Vous ouvrirez les yeux et surtout votre esprit étriqué pour comprendre que la lutte gauche-droite est non seulement une lutte fondamentale en politique, mais qu'elle constitue le fondement même de la justice et de la démocratie en société.

      Christian Montmarquette

    • André Chevalier - Abonné 7 juillet 2016 10 h 56

      Monsieur Patenaude, comme tout devient clair quand on laisse de côté les concepts de «gauche» et de «droite» !

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 juillet 2016 11 h 02

      À noter que, comme le disait si bien l'écrivain académicien Dany Laferrière à Tout le monde en parle.. La plupart des gens qui ne reconnaissent pas le concept "gauche-droite" sont la pluspart du temps des gens de droite qui se servent de ce raisonnement fallacieux pour nier le droit au chapitre des revendications de la gauche.

    • André Chevalier - Abonné 7 juillet 2016 12 h 03

      Monsieur Monmarquette,
      La soi-disant lutte gauche-droite est une construcion idéologique tout à fait artificielle.

      J'imagine que vous vous attribuez des qualités que vous considérez de gauche telles que la soif de justice et de démocratie, donc vous attribuez à la droite la soif d'injustice et de dictature.

      La droite, d'autre part serait partisane de la loi et de l'ordre et, à l'inverse, la gauche ferait la promotion de l'anarchie et du désordre.

      Chaque camp s'attribue toutes les vertus pour laisser à la partie adverse tous les vices. Les idéologies de cette nature déconnectées du réel, lorsque poussées à l'extrême, aboutissent toujours à des dictatures telles que le marxisme et le fascisme.

    • André Chevalier - Abonné 7 juillet 2016 13 h 10

      Monsieur Montmarquette,
      J'aimerais que vous me nommiez un parti dit de droite qui propose d'éliminer l'aide juridique, le tribunal des petites créances, l'école publique et le système de santé et qui fait la promotion de la dictature pour remplacer la démocratie.

      Vous charriez pas à peu près!

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 juillet 2016 14 h 32

      À André Chevalier,

      "J'aimerais que vous me nommiez un parti dit de droite qui propose d'éliminer l'aide juridique, le tribunal des petites créances, l'école publique et le système de santé et qui fait la promotion de la dictature pour remplacer la démocratie." -André Chevalier

      - Hahaha!!

      - Pensez-vous que ces menteurs professionnels vont vous le dire!?

      Ce n'est pas comme ça que ça se passe pauvre naif!

      Alors que main dans la main depuis plus de 20 ans ces voleurs du peuple néolibéraux du PQ et du PLQ s'attaquent sans répit aux services publiques avec leur dogme du déficit zéro et leur politiques d'austérité;pendant qu'ils graissent les entreprises à raison de 10 milliards par année avec des deniers publics qui devraient servir au financement des services publics.

      Ajoutons à cela qu'autant le PQ que le PLQ sont des parti-de-chefs anti-démocratique qui sont contre le scrutin proportionnel et où les leaders peuvent décider de tout! et y compris de renier tout leurs programmes et leur engagements sans aucune crainte de représailles.

      Je ne charrie rien ! Et au contraire je n'ai pas le temps de tout vous dire!

      Il faut être novice, un aveugle partisan ou un cancre politique pour refuser de voir ce qui crève les yeux!

      - Cm

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 juillet 2016 15 h 05

      À André Chevalier,

      " Lorsque poussées à l'extrême, aboutissent toujours à des dictatures telles que le marxisme et le fascisme."- André Chevalier

      Vous mêlez l'extrémisme avec la gauche et la droite pour tenter de justifier vos inepties.

      D'ailleurs, qui sont les extrémistes dans nos cultures, si ce n'est que cette microscopique élite de la droite néolibérale du 1% des multimilliardaires qui possèdent 80% des richesses mondiales qui affament et détruisent l'environnement au niveau planétaire pour étancher la soif inassouvissable de leur cupidité!?

      Et vous croyez qu'il faudrait nous passer d'une gauche sociale et politique pour combattre ça?

      Refuser ou nier cette lutte de gauche, c'est se faire soi-même complice de cette bande de bandits internationaux!

      Non, Monsieur.

      La gauche, ce n'est pas la même chose que la droite, quoique vous en disiez!

      Christian Montmarquette

    • Michaël Lessard - Abonné 7 juillet 2016 16 h 40

      De manière peut-être emmerdante, je dois dire que vous avez tous ici un peu raison. Oui, la division binaire gauche-droite est beaucoup trop simpliste, mal définie et mène à des débats stériles (comme bien d'autres concepts politiques). Sauf que, oui, des injustices réelles ont imposé cette division gauche-droite. On peut, par contre, utiliser des mots plus précis ou plus clairs.

      Concrètement, l'article ci-dessus fonctionne tout aussi bien si on garde seulement les exemples des enjeux et des revendications des groupes d'intérêts différents. Les mouvements sociaux tendent à détester l'Union européenne pour des raisons démocratiques et parce qu'elle applique un modèle néolibéral où les droits humains sont beaux sur papier, mais ont en réalité un statut légal ambigu. Les gens sentent, avec raison, que l'UE est contrôlé par des partis servant des intérêts éloignés du bien commun.

      Sauf que, ironiquement, les partis « conservateurs » qui servent des intérêts plutôt bourgeois disent aussi être populistes, servir les intérêts des masses contre les « Autres » (racisme ou nationalisme identitaire).

      Grosso modo, plusieurs tendances se dissocient de l'UE actuellement: les gens méfiants des grandes institutions économiques internationales, des démocrates, une partie des militant.es pour les droits humains, les nationalistes, des racistes, etc.

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 juillet 2016 17 h 02

      À André Chevalier,

      "J'aimerais que vous me nommiez un parti dit de droite qui propose d'éliminer l'aide juridique, le tribunal des petites créances, l'école publique et le système de santé et qui fait la promotion de la dictature pour remplacer la démocratie." -André Chevalier

      - Pensez-vous que ces menteurs professionnels vont vous le dire!?

      Ce n'est pas comme ça que ça se passe en politique Monsieur.

      Alors que main dans la main depuis plus de 20 ans ces voleurs du peuple néolibéraux du PQ et du PLQ s'attaquent sans répit aux services publiques avec leur dogme du déficit zéro et leur politiques d'austérité;pendant qu'ils graissent les entreprises à raison de 10 milliards par année avec des deniers publics qui devraient servir au financement des services publics.

      Ajoutons à cela, qu'autant le PQ que le PLQ sont des parti-de-chefs anti-démocratique qui sont contre le scrutin proportionnel où ils peuvent mettre la moitié de nos votes à la poubelle et où les leaders peuvent décider de tout et y compris de renier leurs programmes et leurs engagements électoraux sans aucune crainte de représailles.

      Je ne charrie rien. Et au contraire je n'ai pas le temps de tout vous dire.

      Il faut être novice, un aveugle partisan pour refuser de voir ce qui crève les yeux et des notions aussi fondamentales que la gauche et la droite.

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 juillet 2016 17 h 05

      " Les étiquettes masquent les problèmes." - Serge Morin

      ..et les ignares et les analphabètes politiques incapables de nommer les choses aussi.

      - Cm

    • Patrick Boulanger - Abonné 7 juillet 2016 19 h 15

      @ M. Chevalier

      Je suis tanné que l'on définisse tous les groupes politiques en fonction des concepts de droite et de gauche.

      M. Chevalier, je dois vous dire que je méfie de ceux qui, au Québec, aimeraient mettre l'axe gauche-droite au poubelle. Ils me donnent l'impression d'être des péquistes qui aimeraient revenir au bon vieux temps ou (sic) l'axe fédéraliste-souverainiste dominait le jeu politique dans cette province canadienne. Une époque ou (sic) le PQ tirait très bien son épingle du jeu...

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 8 juillet 2016 07 h 33

      «pauvre naif!» «novice» «aveugle partisan» «cancre politique» «complice» «ignares et les analphabètes politiques»
      Ouf !!! Mais comment faites-vous pour respirer ???
      Je ne vois qu'un seul groupe plus virulents : Les Djihadistes.

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 8 juillet 2016 13 h 07

      À Pierre Lefebvre,

      Vous, Pierre Lefebvre, qui avez déjà traité Québec Solidaire de "Black Bloc", 'd'extrémistes" et de "communistes" n'êtes pas tellement en posture de donner des leçon de modération.

      Et quand j'entends des trucs aussi incultes comme: «Droite», «Gauche»: concepts vides..

      Je crois effectivement qu'il être passablement cancre, novice ou aveugle en politique pour ne pas s'apercevoir qu'il y a une méchante différence entre Donald Trump et Bernie Sanders ou entre ce que propose le PQ, la CAQ ou le PLQ et ce que propose Québec Solidaire.

      - Cm

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 8 juillet 2016 13 h 27

      Il existe deux bonnes raisons pourquoi les gens de droite refusent de reconnaitre les concepts de gauche et de droite, alors que la gauche s'en revendique.

      1) Parce qu'ils combattent la gauche et la première façon de le faire est de nier jusqu'à son existence.

      2) Parce qu'ils ont honte de se reconnaitre comme de droite, qui est une position individualiste, égoïste, antisociale et antidémocratique de laquelle ils ont bien raison d'être gênés.

      Christian Montmarquette

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 8 juillet 2016 14 h 51

      «pas tellement en posture de donner des leçon de modération.»
      Depuis quand est-il malséant de nommer un chat un chat ?
      Évidemment, ici, vous êtes la victime, il va sans dire.

    • Christian Montmarquette - Abonné 8 juillet 2016 17 h 46

      À Pierre Lefebvre,

      "Je ne vois qu'un seul groupe plus virulents : Les Djihadistes." -Pierre Lefebvre

      Vous venez de faire un amalgame de l'ordre de la fraude intellectuelle qui, non seulement n'est pas à votre honneur, mais vous retire toute crédibilité.

      - Avez-vous déjà entendu un membre, un officiel ou ne serait-ce qu'un sympathisant de QS ou prôner la violence? Alors que QS est un parti qui défend et promouvoir clairement le pacifisme et la démocratie?

      Je laisse les lecteurs du Devoir juger de vos inepties.

      Djihadisme: Le djihadisme est une doctrine qui prône l'utilisation de la violence pour la réalisation des objectifs islamistes. Le djihadisme est violent et on pourrait employer l'expression « terrorisme jihadiste».

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 9 juillet 2016 09 h 36

      «- Avez-vous déjà entendu un membre, un officiel ou ne serait-ce qu'un sympathisant de QS ou prôner la violence ?»
      Je n'écris pas à un membre officiel de QS. Je vous écris «à vous».

      «Je ne vois qu'un seul groupe plus virulents»
      L'attention doit ici être portée sur «plus». Ce «plus» fait toute la différence entre la violence «verbale» et la violence tout court. Mais... la base est «la même», «l'attitude» est la même; il n'y a qu'un degré de «comportement» qui les sépare. Dans une «culture» moins «passive» qu'au Québec, cette «attitude» fait des malheurs.

      À la première goutte d'eau je reconnais l'orage.
      Vous êtes très «tendu» mon ami. (Heureusement... vous n'êtes pas nombreux). Je crois que j'ai le don de vous tomber sur les nerfs. Probablement parce que je ne fais pas dans les phrases toutes faites apprises par cœur et les slogans.

      «vous retire toute crédibilité.»
      Je n'écris pas pour être «cru», j'écris pour faire «réfléchir». Si on n'est pas d'accord tant mieux, ça veut dire que celui ou celle qui me lit «Pense».
      Je ne cherche ni l'approbation ni ne veux imposer ma vision des choses, mais «n'endure» pas non plus que quelqu'un d'autre le fasse. Je vous prierais de laisser toute liberté à ceux qui nous lisent de soupeser «eux-mêmes» du degré de crédibilité de nos arguments (et de notre calme intérieur relatif).

      Comme disait ma grand-mère «Tout est dans le ton et plus le ton est élevé, moins la position est stable».

      Bonne journée.

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 juillet 2016 16 h 21

      "Je ne vois qu'un seul groupe plus virulents" - Pierre Lefebvre

      " Je n'écris pas à un membre officiel de QS. Je vous écris «à vous». -Pierre Lefebvre

      Vous parlez "d'un seul "groupe" virulent' et vous prétendez ensuite parlez de moi seul?

      Vos propos sont tellement sans queue ni tête que je me suis arrêté là.

  • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 7 juillet 2016 08 h 03

    Entretenir la confusion

    Votre propos, M. Leblond, participe également à cette confusion. Je souhaiterais un débroussaillage de votre argumentation qui me permettrait de vous suivre vers la lumière. Où voulez-vous en venir?

    • François Beaulé - Inscrit 7 juillet 2016 08 h 43

      Au contraire, le texte de M. Leblond est très clair. Il est bien articulé et repose sur les faits alors que David Leroux les distordait pour justifier ses a priori séparatistes.

  • Pierre Desautels - Abonné 7 juillet 2016 08 h 45

    Les pendules à l'heure...


    Merci, Monsieur Leblond d'avoir remis les pendules à l'heure. Le texte de David Leroux comportait plein de faussetés et de préjugés, notamment sur la gauche en Europe. Aussi, ces amalgames et ces comparaisons avec la situation ici ne tiennent pas la route...

  • Pierre Bernier - Abonné 7 juillet 2016 08 h 50

    Hum !

    Difficile d'être clair... ?

  • Christian Labrie - Abonné 7 juillet 2016 13 h 44

    Supposons

    "Supposons qu’il ne s’agit pas de la gauche institutionnelle indiscernable de la droite thachériste, mais de la gauche altermondialiste préoccupée par la justice sociale et l’environnement." Supposons qu'il ne s'agit pas de cette gauche altermondialiste. C'est du moins pas ce que j'avais compris à la lecture du texte de M. Leroux. La gauche "inclusive" désigne plutôt une gauche qui se détourne des questions écomiques pour se concentrer sur les moeurs. Les questions de discrimination, d'inclusion, ou ce qu'on nomme le politicaly correct. Elle est souvent associée à la gauche institutionnelle, comme le parti socialiste qui veut légaliser le marriage entre homosexuels. Ici, le parti libéral de Justin Trudeau en est une bonne illustration.