Surplus d’électricité et éolien

Le gouvernement Legault s’apprête à relancer le projet Apuiat, un vaste parc d’éoliennes érigé sur la Côte-Nord, à une quarantaine de kilomètres de Port-Cartier.

Le projet vise la construction, au coût de 600 millions, d’une cinquantaine d’éoliennes de grande capacité produisant 200 MW et des revenus pour la nation innue de l’ordre de 250 millions.

En 2018, alors qu’il se trouvait sur les banquettes de l’opposition, François Legault s’était opposé à ce projet né d’un partenariat entre la société Boralex et des bandes innues, un projet inutile, selon le chef de la Coalition avenir Québec, tant et aussi longtemps qu’Hydro-Québec nageait dans les surplus d’électricité, ce qui devait durer 20 ans. C’était l’avis du président-directeur général d’Hydro-Québec, Éric Martel, qui, au grand dam du gouvernement Couillard, avait affirmé que le projet Apuiat serait un gouffre financier dans lequel les Québécois engloutiraient 1,5 milliard. Pourquoi payer le gros prix pour de l’électricité dont on n’a pas besoin ? s’interrogeait-on. À son arrivée au pouvoir, François Legault a suspendu indéfiniment le projet.

Deux ans et demi plus tard, la perspective n’est plus la même. D’abord, le coût de l’éolien a chuté de façon marquée : le projet Apuiat fournira de l’électricité à environ 6 ¢ le KWh, ce qui est comparable au complexe de la Romaine, le dernier ouvrage construit par Hydro-Québec. D’autre part, le Massachusetts et New York ont montré un vif intérêt pour l’électricité d’Hydro-Québec, une source d’énergie qui, après des années de controverses, a été qualifiée de propre et de renouvelable. Le 15 janvier dernier, la société d’État et ses partenaires ont obtenu l’autorisation présidentielle pour construire la ligne de transport pour ce contrat portant sur la fourniture de 9,45 TWh par an. Pour fin de comparaison, cela correspond à un peu plus de 5 % de la consommation d’électricité au Québec. Ce contrat d’une durée de 20 ans procure un tarif de 8,8 ¢ le KWh, selon Hydro-Québec, un tarif duquel il faut retrancher les coûts de transport. De son côté, le maire de New York, Bill de Blasio, a affirmé son intention de signer un contrat semblable : la ligne de transport est d’ailleurs déjà autorisée.

En 2019, Hydro-Québec a exporté tout près de 34 TWh, principalement en Nouvelle-Angleterre. Plus de 80 % de ces exportations dépendent du marché à court terme, qui n’est pas mirobolant par les temps qui courent, ne dégageant guère plus que 4 ¢ le KWh.

Jusqu’à maintenant, c’est Hydro-Québec Distribution (HQD), le fournisseur d’électricité de tous les Québécois, qui fut forcée par le gouvernement d’acheter la production des parcs d’éoliennes. HQD doit donc s’approvisionner à 10 ¢ le KWh pour les 11 TWh qu’elle tire de la filière. Comme les surplus d’électricité lui sortent par les oreilles, la société de distribution laisse de côté de l’énergie qui lui est pourtant réservée au tarif patrimonial de 2,9 ¢. On estime que l’éolien coûte environ un milliard de plus par an aux abonnés d’HQD, ou quelque 8 % de leur facture d’électricité. Ce sont des objectifs de développement régional qui ont primé.

Or, pour le projet Apuiat, c’est plutôt Hydro-Québec Production (HQP) qui se portera acquéreur de l’électricité. Ce ne sera plus au simple abonné québécois de casquer. Comme pour l’approvisionnement de la Romaine, celui d’Apuiat se noiera dans les autres sources d’approvisionnement, soit les centrales plus âgées dont les coûts tendent vers zéro.

En outre, selon les explications de la société d’État, certaines conditions liées aux contrats à long terme américains impliquent que de nouvelles sources d’énergie doivent les alimenter. Il ne s’agit pas simplement de transformer les ventes à court terme en ventes à long terme puisque, ce faisant, le bilan énergétique des États américains visés ne changerait pas.

Soulignons également qu’Hydro-Québec, en signant cette entente avec les Innus pour la production d’électricité, soigne son image aux États-Unis et diminue les risques de contestation.

Mais il y a plus important encore. Avec cette entente, le gouvernement caquiste reconnaît que les Innus sont partie prenante de l’exploitation de ressources naturelles effectuée sur le territoire qu’ils occupent. Il serait hautement souhaitable que d’autres participations de ce type — même pour des ouvrages construits il y a longtemps sur leurs terres — puissent faire l’objet de négociations. François Legault répète qu’il veut enrichir les Québécois ; il ne peut mettre de côté les Innus, d’autant plus que leur développement social, qu’Ottawa n’arrive pas à assurer, en dépend. En toute justice, ce qui a été fait pour les Cris devra un jour ou l’autre l’être pour les Innus.
 



Une version précédente de ce texte, dans laquelle on pouvait lire que «certaines conditions liées aux contrats à long terme Hydro-Québec impliquent que de nouvelles sources d’énergie doivent les alimenter», a été modifiée.

 

42 commentaires
  • Marie Nobert - Abonnée 3 février 2021 02 h 19

    Est-ce qu'il y a un comptable qui est aussi fiscaliste, économiste, actuaire environnementaliste et géo-politicien dans la salle?

    Non! Alors, passons à un autre appel. Misère.

    JHS Baril

    • Jean-François Fisicaro - Abonné 3 février 2021 09 h 03

      Que faudrait-il détailler dans les différentes disciplines que vous évoquez pour que les choses trouvent grâce à vos yeux ? Dites-nous en un peu plus si c'est possible.

  • Jean-François Fisicaro - Abonné 3 février 2021 05 h 22

    Comme vous le concluez si bien, vivement que ce ne soit que le début ! Désolant que les projets de type GNL soient encore à l'ordre du jour. En espérant que le bon sens et la pérennité de l'humanité finissent par triompher ...

    • Denis Carrier - Abonné 3 février 2021 10 h 08

      Vous avez bien raison de souligner le cas GNL. Avec les décisions récentes de Biden (fin du projet KeystoneXL etc.) et fermeture par le Michigan du pipeline no. 5 enfoui dans le lac Michigan, l'Alberta va y mettre le paquet pour sortir en Abitibi. Voyons-y. Quand le bain déborde, ce n'est pas le temps de se demander qui va passer la «mope» mais de fermer le robinet. Surtout de ne pas en ouvrir un de plus.

    • J-Paul Thivierge - Abonné 3 février 2021 10 h 32

      Ainsi, le coût marginal de production d’un kilowattheure provenant du nouveau barrage de la Romaine est de 6,8 cents.
      Avec les vrais couts et le transport THT c’est 12,5 ¢ du KWh .
      Vendre de précieux nouveaux kilowattheures renouvelables à GNL Québec pour moins de la moitié du prix
      qu’il en coûte à Hydro-Québec serait irrationnel, pour ne pas dire insensé.
      Sommes-nous aussi niaiseux que ça ?
      Le Québec a la chance immense de pouvoir disposer de sources d’énergies vertes et renouvelables
      ( ON doit récolter les crédits carbones à 50$ la tonne et 1050 $ en 2025 )
      Ce trésor collectif doit être mis au service de la transition, pas de la pollution.
      Selon moi, vendre à GNL Qc annuellement pour 1 G$ d’énergie de la Romaine c’est 3 G$ par an de subventions que les contribuables auraient à DONNER à cette entreprise qui n'a aucun client sérieux
      et comme il a été confirmé aux audiences du BAPE ;
      Ce projet n'a aucun avantage, ni économique, ni énergétique, ni écologique
      à ce jour il semble que les investissements de ces promoteurs viendraient de paradis fiscaux.
      Enfin passer par l'est des Amériques pour livrer en Asie passant par le canal de Panama est illogique et non rentable au prix ou se vend le méthane dont il y a des surplus partout dans le monde

    • J-Paul Thivierge - Abonné 3 février 2021 11 h 13

      Peut-être que le sale bitumineux s’il doit sortir du sable du bassin de l’Athabaska pour quelques dizaines d’années devrait être préraffiner car présentement seulement le Texas peut traiter ce gluant goudron imbibé de naphta pour composer le « dillbit » [ dilluted bitumen ] qui coule à peine dans un gros tuyau sous terre.

    • J-Paul Thivierge - Abonné 3 février 2021 11 h 41

      Peut-être que le sale bitumineux s’il doit sortir du sable du bassin de l’Athabaska pour quelques dizaines d’années devrait être préraffiner car présentement seulement le Texas peut traiter ce gluant goudron imbibé de naphta pour composer le « dillbit » [ dilluted bitumen ] qui coule à peine dans un gros tuyau sous terre.
      en ajout ;
      EN réalité tout devrait passer en pétrole raffiné vers le Pacifique sinon par le Manitoba au nord via la baie d’Hudson de moins en moins gelé à l’année avec les réchauffement climatique.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 3 février 2021 12 h 13

      L'ajout d'éoliennes, doublé de contrat de livraison à l'exportation même en période de pointe, conduit forcément à l'utilisation de production électrique au gaz naturel pour combler cette demande de pointe. L'autre solution c'est de demander aux clients d'utiliser autres chose que l'électricité durant ces demandes de pointe (300 heures par année). Là encore cela nous conduit à utiliser des énergies fossiles pour se chauffer.

      Il ne faut pas oublier dans le bla-bla qui dit que l'on paye moins cher qu'ailleurs notre électricité, qu'ailleurs on consomme bien moins d'électricité puisqu'on chauffe au gaz naturel ou au pétrole. En fait, personne ne chauffe avec de l'électricité produite par éolienne..

  • Bruno Detuncq - Abonné 3 février 2021 06 h 33

    Les surplus, c’est comme la neige ça fond !

    Si le Québec veut, et doit, électrifier les transports, il est évident qu’un surplus d’énergie doit être disponible. Les surplus d’aujourd’hui seront alors complètement utilisés et il manquera fort probablement d’énergie. Ne pas oublier que le contrat avec Churchill Falls arrive à échéance en 2041 et que le coût de l’électricité provenant de cette source risque d’augmenter beaucoup. Il ne faut donc pas penser à court terme, mais planifier sur 20 ou 30 ans. Ce n’est pas dans l’habitude des politiciens, mais c’est une nécessité, considérant les changements climatiques en marche.

    Bruno Detuncq

    • Jean-Yves Arès - Abonné 3 février 2021 12 h 28

      En supposant que l'on utilise présentement 10 milliards de  litres d'essence par année, et que cette utilisation se fait avec un rendement moyen de 25% (ce qui est optimiste), il faut quelque chose comme 2.5 térawattheure pour remplacer l'ensemble de ces 10 milliards de litres via une transformation totale du parc de véhicules routier à l'électricité.

      Le volume de venteannuelle d'Hydro est de l'ordre de 170 Twh, ce n'est pas 1 ou 2 Twh de plus dédiés au  transport, sur 20 ans, qui fait problème. Le problème vient de cette transformation du parc de véhicule.

  • Claude Bariteau - Abonné 3 février 2021 06 h 54

    Le projet Apuiat actuel avec des éoliennes moins coûteuses paraît avantageux pour les parties en cause. Quant à la vente d'électricité au Massachussets et à New York, il manque les frais de transport qui feront baisser la valeur du contrat sur 20 ans à 8,8 ¢ le KWh. L'absence de cette précision intrigue.

    • J-Paul Thivierge - Abonné 3 février 2021 10 h 35

      Selon les normes de la FERC, H-Q livre à la frontière et ses couts de transports doivent être dans le total des prix de vente ce qui a toujours été maintenu.
      Le point le plus désolant c'est que JAMAIS on ne parle d'indexation des tarifs, pendant ce temps les citoyens québécois paient avec des tarifs indexés à l'IPC.
      De plus comme l’énergie du Québec a été reconnue propre et renouvelable comme cette énergie remplace de l’énergie polluante générant des émissions GES, Hydro devrait récolter les crédits CO 2 qui seront à 150 $ la tonne en 2025 et possiblement à plus de 400 $ la tonne en 2035. Sinon ce serait les clients états-uniens qui vont profiter des M$ de crédits carbone!
      De nombreuses entreprises sont à la recherche et acheteurs pour quelques années de crédits CO 2 en attendant de se dépolluer.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 3 février 2021 13 h 01

      8,8¢ CDN c'est 6.9¢ US au taux d'aujourd'hui. 

      Pourtant jusqu'ici on a toujours parlé de 5¢ US comme prix de vente dans ce contrat. La différence n'est pas un détail. Et vu que c'est un prix sur 20 ans il faudrait donner l'année référence comme valeur des $ au juste.

      Ensuite il y a un monde entre ce que produisent des éoliennes et ce qu'Hydro s'engage à livrer aux États Unis.
      Le prix indiqué ici comme coût éolien est très très loin du coût éolien prêt à être livré 24 heures sur 24, tous les jours de l'année, à un réseau de distribution comme c'est le cas pour le contrat de vente aux américains.

      D'ailleurs ici Hydro calcul 0¢ comme coût de de la production électrique à être livré, et ne mentionne que le coût de transport... L'idée est de faire valoir des gros gros profits en vue, sans que le public ne se rende compte qu'il est train de se faire passer un gros gros sapin !

  • Cyril Dionne - Abonné 3 février 2021 07 h 51

    Le retour du mirage éolien au Québec

    Non, non et non.

    Primo, un projet qui coûte au bas mot plus de 600 millions pour seulement 200 MWh est tout simplement ridicule. Et ici, on parle du prix initiale puisqu’à la fin de l’exercice, ce sera un milliard et plus. Et on ne parle encore même pas coût pour les maintenir.

    Secundo, lorsqu’on nous chante que le prix du kWh est environ 6 ¢, eh bien c’est faux. Ici on parle d’une énergie intermittente qui est disponible seulement 25% du temps dans les conditions idéales. On parle plutôt d’une disponibilité de 20% en moyenne peut être, mais on paie pareil pour une heure même si l’éolienne ne génère que 12 minutes d’énergie durant cette heure. En d’autres mots, elle nous coûte vraiment 30 ¢ du kWh. Là-dessus, il faut rajouter les nombreuses subventions gouvernementales qui font baisser le prix à supposément 6 ¢ du kWh.

    Tertio, nous nageons dans un surplus d’énergie hydroélectrique dont les excédants ne peuvent pas être emmagasinés. C’est beau de dire que le Massachusetts et New York montrent un vif intérêt pour l’électricité québécoise, mais aucun projet n’a jamais été signé. Les Américains peuvent générer la même électricité au même coût en utilisant des produits fossiles tout en donnant des millions d’emplois bien rémunérés à leurs citoyens.

    Quarto, au niveau écologique, eh bien, les éoliennes sont fabriquées à partir de produits fossiles et ont une durée de vie maximale de 15 ans.

    Quinto, un parc éolien de 200 MWh ne produit pas 250 millions de revenu par année. À 6 ¢ du kWh, c’est tout au plus 105 millions et là-dessus, si elle ne génère que 20% du temps, on parle de 21 millions par année. Et le coût des lignes pour raccorder ce projet au système québécois? À ce prix exorbitant pour les construire, on est tout aussi bien de leur donner le 250 millions. C’est moins dispendieux.

    Enfin, combien d’Innus travailleront pour construire et ensuite maintenir ce projet ridicule? Poser la question, c’est y répondre.

    • J-Paul Thivierge - Abonné 3 février 2021 11 h 31

      Juste une mise au point requise ; une éolienne dure au moins 20 ans et en remplaçant les 3 pales et en installant une nacelle génératrice rénovée au 20 ans un parc éolien bien conçu peut durer 50 ans comme d’autres installations de notre propre Hydro-Québec. Quel produit fossile ? Certainement des centaines de tonnes de béton et d'armatures, de l'acier du fibre de verre soigneusement recyclés! Le Facteur d'utilisation FU éolien moderne est entre 35 et 40 %. Les producteurs É-U auront à payer les crédits carbones de leur production électrique quand ce sera en 2035 à 400 $ la tonne notre énergie propre sera aubaine.
      Ainsi, l’éolien amorti sur une période normalisée à 50 ans, comme les tours, les conversions, contrôles et interconnexions électriques, les routes d’accès aux machineries de 100 tonnes seront faits l’éolien moderne devient ainsi profitable à 6¢ du KWh.
      Un rapport officiel a été déposé au PLQ qui l'a tabletté pour éviter de dévoiler que ce parti a accordé aux amis promoteurs le double des couts réels de production...
      Ainsi Hydro peut profiter de l’énorme avantage de pouvoir accumuler l’énergie quand on turbine le vent et ensuite turbiner l’eau quand le vent est absent. C'est ainsi que nos barrages réservoirs sont les batteries d’accumulateurs des sources d’énergie intermittentes.
      L'autre avantage c'est que la construction de parcs éoliens permet de mettre plus rapidement des MWh disponible pour réagir à la transition énergétique.
      Il reste cependant à récupérer dans un corvée de relance économique post-pandémie de 5 ans pour l'amélioration de l’efficacité énergétique les 10 TWh d'énergie gaspiller par les bâtiments mal isolés, dont les couts seraient 50 % des couts de l’énergie de la Romaine livrée à Montréal et ayant l’avantage de créer des milliers d’emplois de rénovation partout dans toutes les régions du Québec.

    • Jean-François Fisicaro - Abonné 3 février 2021 11 h 38

      Bonjour M. Dionne,

      1- D'accord que la gestion de tels projets doit être effectuée avec rigueur et un contrôle financier serré
      2- La production d'énergie, tous types confondus, peut toujours être améliorée côté rendement. En général, c'est ce qui se produit depuis toujours. À noter que pour ce qui est de pouvoir emmagasiner l'énergie, les choses bougent rapidement. Voir par exemple ce reportage de l'émission Découverte : https://ici.radio-canada.ca/tele/decouverte/site/segments/reportage/211899/energie-solaire
      3- Si ça leur chante de continuer d'obtenir de l'énergie à partir de produits fossiles, nos voisins du sud peuvent bien persister, mais tôt ou tard, ça va finir par les rattraper. D'ailleurs contrairement à ce que vous nous faites avec les coûts de l'éolien, vous occultez carrément les coûts environnementaux très élevés qui viennent avec ce type de production. Puis vous évoquez les surplus dans lesquels on nage pour le moment ... n'est-il pas détestable que tous ces surplus ne soient toujours pas vendus à nos voisins de l'Ontario et de l'Ouest ? Ainsi donc, ne serait-ce pas concevable qu'au lieu de construire de pipelines d'ouest en est, on construise plutôt des lignes de transport de l'électricité d'est en ouest ? Sujet tabou dans le plus meilleur pays au monde ... trop logique et propre !
      4- http://www.parc-eolien-mont-des-quatre-faux.fr/faq Les éoliennes sont ... conçues pour ... une durée de vie de 20 ans minimum. En fonction ... on estime qu’il sera possible d’exploiter certains parcs jusqu’à 30 ans
      5- Woaw ! Comme le disait Félix : "la meilleure façon de tuer un homme (ou une femme), c'est de le payer à rien faire ...". Vous nous dites donc qu'il faut perpétuer cette infâme tradition ?
      6- Quelle condescendance ? Vraiment, si on se fie à vos propos, aussi bien fermer les livres et rester dans le beau modèle de développement indurable actuel !

      Je veux bien qu'on n'achète pas de tels projets les yeux fermés, mais de grâce, un peu de bonne foi !

    • Cyril Dionne - Abonné 3 février 2021 14 h 56

      M. Thivierge, lorsqu’on remplace les 3 pales et on installe une nouvelle nacelle génératrice, nous avons une nouvelle éolienne. Grosso modo, c’est cela une éolienne. Vous dites 20 ans, mais la plupart disent 15 ans ou moins dans la réalité.

      Je n’ai même pas parlé du 30 à 35% de subvention qui provient du gouvernement fédéral pour les moulins à vent.

      Pourquoi parler de transition énergétique au Québec lorsque nous avons en abondance celle qui est la plus verte, qui est renouvelable, qui est non intermittente, qui est contrôlable, qui utilise la gravité naturelle de l’eau, qui coûte de loin la moins chère et qui fait l'envie de tous, l’hydroélectricité. Ici, on parle de moins de 3 ¢ du kWh.

      Oui, on pourrait turbiner le vent et ensuite turbiner l’eau quand le vent est absent, mais cela représenterait un coût de plus qu’on n’a pas besoin. Pour faire cela, il faut avoir une masse d’eau importante connectée à ce réseau. Ils font quelque chose de semblable à Niagara Falls. Le soir, lorsque la demande est en baisse, il utilise l’électricité qui est générée de surplus pour pomper l’eau qu’ils utilisent lorsque la demande est excédante durant la journée.

      Mais ici M. Thivierge, on parle d’un parc éolien au milieu de nulle part qui n’est qu’un gaspille de ressources financières. Plus facile et économique de leur donner 250 millions.

    • Cyril Dionne - Abonné 3 février 2021 14 h 59

      M. Fisicaro, emmagasiner l’énergie électrique est encore un rêve chimérique. Les installations coûteraient plus chères à construire et à maintenir que l’énergie électrique qui en résulterait.

      Personne n’achètera de l’hydroélectricité du Québec parce que les emplois générés par la production d’énergie sont les mieux payés partout. Le salaire moyen pour un travailleur dans une centrale nucléaire en Ontario est de 150 000 $ par année. Idem pour celui qui travaille aux États-Unis. Cela représente des centaines de milliards de revenu qui retournent aux différents paliers des gouvernements locaux. Mon neveu approche les 200 000 $ par année à la centrale de Darlington en Ontario.

      Oui, les éoliennes sont conçues pour une durée de vie de 20 ans minimum, mais cela n’est certainement pas le cas. Ils disaient de même pour les réacteurs nucléaires lorsqu’ils parlaient de 50 ans. Pardieu, ils n’ont même pas une durée de 20 ans avant qu’il soit nécessaire de dépenser presque la somme originale pour les remettre en fonction. J’en connais un qui n’a jamais fonctionné à Bruce B au nord de la baie Georgienne. À l’opposé, les centrales hydroélectriques durent en moyenne plus de 100 ans sans qu’il soit nécessaire de faire des travaux de grande envergure. Je connais une centrale hydroélectrique qui a été construite en 1933 dans le nord de l’Ontario et elle fonctionne à 100% aujourd'hui sans qu’aucun travail de grande envergure y ait été consacrée.

      Oui, aussi bien fermer les livres sur ces éléphants blancs. En passant, contrairement à tous nos commentateurs ici, j’ai travaillé pour Hydro Ontario dans une centrale nucléaire.

    • J-Paul Thivierge - Abonné 3 février 2021 16 h 44

      Si ailleurs il font comme notre Hydro propre avec Ste Marguerite 880 MW 325 Mètres de chute
      Manic 5 Pa 1200 MW et LG 2 .. C'est que stocker de l'eau en haut c'est efficace et payant
      et il n'y a pas encore assez de batteries pour accumuler autant à si bon prix.

      https://www.revolution-energetique.com/comment-la-suisse-va-stocker-de-lelectricite-dans-ses-montagnes/

    • Jean-François Fisicaro - Abonné 3 février 2021 17 h 00

      Ne lâcher pas M. Dionne, vos encouragements et votre "contructivisme" débordants nous sont d'une aide précieuse dans la recherche de solutions viables et pérennes pour l'humanité ...

    • Cyril Dionne - Abonné 3 février 2021 20 h 43

      Cher M. Fisicaro, moi je parle de faits et je sais que c’est « plate » pour vous autres. Mais vous, de quoi parlez-vous? Des lendemains ensoleillés?

    • Jean-François Fisicaro - Abonné 3 février 2021 22 h 26

      Clairement, certains faits que vous nous énoncez sont indéniables. Mais pour les autres, rien n'est moins sûr !

      Tant mieux pour votre neveu s'il peut gagner sa vie. Que ce soit dans une centrale nucléaire n'y change pas grand-chose. Et il y a des gens qui gagnent le même salaire que votre neveu dans bien d'autres domaines. Mais quand vous continuez en disant que "Personne n’achètera de l’hydroélectricité du Québec parce que les emplois générés par la production d’énergie sont les mieux payés partout.", j'espère que vous ne croyez pas nous convaincre que "cela explique ceci" !

      Mais quand ça se poursuit avec "Cela représente des centaines de milliards de revenu qui retournent aux différents paliers des gouvernements locaux », là je dis "woaw" ! Est-ce que j'ai manqué une nouvelle ? Des centaines de milliards qui retourne aux divers paliers des gouvernements locaux ? Seulement en provenance des travailleurs de l'industrie nucléaire canadienne ? Hum ! Vu que le total des revenus du fédéral s'élevait à 332,2 milliards de dollars en 2018-2019 ... donc, vous êtes en train de nous dire que tout le reste des canadiens qui travaillent n'ont pas besoin de payer de l'impôt au fédéral ? Si c’est ça, là c’est clair que je décroche …

      J'ai ma petite idée sur les raisons qui font que l'hydroélectricité du Québec est boudée, pour ne pas dire boycottée, à l'ouest de sa frontière et mon petit doigt me dit que ça n'a rien à voir avec le niveau de salaire des travailleurs de l'industrie nucléaire canadienne ...