Les Rose et le PQ

Comme par hasard, le film Les Rose a pris l’affiche au moment même où la course à la chefferie du PQ prenait son envol, marquant, chacun à sa manière, 50 ans de lutte de « libération nationale ». Le film, réalisé par Félix Rose, fils d’un des hommes les plus célèbres et, en même temps, les plus méconnus du Québec, met en scène les débuts orageux du combat indépendantiste alors que les débats auxquels nous sommes conviés, ces jours-ci, soulignent les dernières tentatives en vue d’accoucher (sait-on jamais) d’un pays. Entre l’alpha et l’oméga, le contraste ne saurait être plus saisissant.

Je ne parle pas ici de la forme. Le parti politique créé par René Lévesque en 1968 devait bien sûr se distancier de la violence politique. La moindre impression d’un parti flirtant avec les méthodes dites révolutionnaires aurait signé son arrêt de mort. Je parle du contenu, des raisons qui expliquent les gestes qui ont été posés jadis, ou qui sont proposés aujourd’hui.

Ce qui est étonnant dans ce controversé, mais ô combien percutant documentaire, c’est qu’on ne parle à peu près pas d’indépendance. On parle « du monde qui en arrachait », de la misère des familles ouvrières canadiennes françaises d’alors — dont celle des Rose eux-mêmes. De Saint-Henri à Ville Jacques-Cartier, entre les murs de tôle et les rats qui rongent les oreilles, on voit combien la vie était ingrate et l’avenir, passé à trimer dur à l’usine, mal assuré. Il fallait que ça saute. Sans nécessairement poser des bombes, il fallait faire quelque chose pour « redémarrer l’histoire », comme dit le médecin et auteur Jacques Ferron dans le film.

Plutôt que d’indépendance, le film nous parle de ce qui, pratiquement, a disparu aujourd’hui : la classe ouvrière. Comme certaines grandes œuvres québécoises (Bonheur d’occasion, Les Belles-sœurs, certaines chansons de Gilles Vigneault et de Richard Desjardins, les contes de Fred Pellerin…), le film est un extraordinaire hommage aux petites gens qui, malgré tout, savent se tenir debout. À l’époque, la seule raison, la grande raison de faire l’indépendance se trouvait là : tissée à même l’humiliation permanente de la classe laborieuse francophone.

Le déroulement tragique qu’a connu la crise d’Octobre — la mort d’un homme, les mesures de guerre, les arrestations massives, l’exil des uns et l’emprisonnement des autres — a littéralement décapité toute velléité radicale de gauche. La scène, reprise dans le film, où René Lévesque se prend la tête à deux mains après qu’une assemblée a ovationné Jacques Rose en dit long à ce sujet. Avec le recul, on constate que la ferveur révolutionnaire n’est pas le seul aspect qui a été précipitamment mis au rancart. La question essentielle posée dans le film, la question de la discrimination systémique envers les plus pauvres, les Canadiens français en l’occurrence, mais qui, aujourd’hui, se transpose chez d’autres « plus pauvres », d’autres discriminés, a elle aussi « pris le bord ».

Au moment où Paul Rose sort de prison, 12 ans seulement après les événements tragiques, le Québec n’est déjà plus le même. Le PQ a tenu et a perdu un premier référendum et s’évertue désormais à se montrer en « bon gouvernement », tout en menant sa guerre contre Ottawa, le couteau entre les dents, à la suite des réformes constitutionnelles dont on ne finira jamais, en fait, d’entendre parler. Le néolibéralisme aidant, c’est une tout autre époque qui commence. Le sens de la collectivité en prend pour son rhume, certes, mais tout le monde, à l’exception des très riches, peut désormais se considérer comme faisant partie de la classe moyenne. Le petit Canadien français est mort, mais le grand modèle québécois est bel et bien en vie.

Cette perte de sens fondamentale, cette transposition de la notion de « libération nationale » du politique à l’économique, le fait que nous n’avons tout simplement plus les mêmes raisons de faire l’indépendance aujourd’hui, n’a jamais été proprement abordé par le PQ. Depuis trop d’années déjà, le parti de René Lévesque s’est réfugié dans le « comment » plutôt que le « pourquoi » de l’indépendance. Le premier débat réunissant, le 27 août dernier, les quatre braves candidats qui se présentent à la course à la chefferie était éloquent en ce sens. Que de tuyauterie et de mécanique référendaire ! Que de stratégies tatillonnes sans jamais répondre à la question « oui, mais pourquoi ? » (Je le précise : l’heure de tombée pour cette chronique m’empêche de commenter le second débat de mardi soir.)

Avant de vouloir sauter à pieds joints dans un tel vertige, dans la réinvention de soi, il faut, comme nous le rappelle Les Rose, avoir le sentiment de sauver sa peau, d’un vrai danger, de véritables injustices. Toute cette perspective manque cruellement à l’heure actuelle. Si dans les années qui ont suivi la Révolution tranquille on avait le sentiment d’un trop-plein, d’être littéralement assis sur une bombe, aujourd’hui, on a le sentiment inverse, d’un trop vide. Pourtant, ni le danger ni les iniquités ne font défaut par les temps qui courent.

61 commentaires
  • Daniel Saindon - Abonné 9 septembre 2020 00 h 54

    Tres bel article!

    Tres bel article, merci!
    Je vais aller visionner le film.
    Moi aussi, je remarque une difference entre l'humiliation de la classe laborieuse francophone de l'epoque avant les années 70 et celle qui est arrivee apres, disons les années 80.
    Mon intituition me dit que l'on a acheté les humiliés, en question avec du pain et des jeux. N'est-ce pas a partir de ce moment que des organisateurs avec le concours des subventions de l'etat ont commencé a produire toutes sortes de fetes et de festivals gratuits pour amuser ceux-la meme qui auparavant se sentaient humiliés.
    Peu a peu, ce qu'on a appelé, l'Etat providence s'est metamorphosé a l'avantage du capital plutot que celui des travailleurs en leur donnant l'illusion que l'hedonisme remplace une vrai place dans l'univers.
    Les classes laborieuses sont encore exploitées aujourd'hui par des choses comme la numerisation de leur vie active et la fragilisation de leur espace vital, sauf qu'ils ne s'en apercoivent pas.

    • Brigitte Garneau - Abonnée 9 septembre 2020 06 h 34

      Très vrai.

    • Cyril Dionne - Abonné 9 septembre 2020 08 h 02

      « Les classes laborieuses sont encore exploitées aujourd'hui »

      Arrêtez les presses, voilà une nouvelle qu’on ne savait pas. Misère.

      L’asservissement d’un peuple, notamment le peuple québécois, qui était pauvre, s’est partiellement libéré aujourd’hui du joug colonialiste en utilisant des méthodes démocratiques. Mais il reste beaucoup de travail à faire. Dire sans rire qu’il existe des pauvres aujourd’hui, eh bien, il y en a partout et il y aura toujours, surtout lorsque nous vivons encore sous la tutelle d’un ancien empire. Même les pays les plus riches, les plus démocratiques et les plus à gauche n’ont jamais résolu cette énigme. En fait, ceux qui sont le plus à gauche, eh bien, ils ont augmenté la pauvreté dans leur pays respectif. Et des exemples, il en pleut partout sur la planète. Mais de ramener le tout à la situation qui existait a priori est un mensonge. Le Québec s’est épanoui, il a grandi et a commencé à faire sa marque dans le monde grâce à l’élection du Parti québécois en 1976.

      Mais on occulte ce qui est le plus évident dans ce film, la justification que la fin justifie les moyens. Dans toutes les guerres, les prisonniers étaient protégés par la Convention de Genève. Les Rose et la cellule Chénier ont assassiné un homme attaché, prisonnier et sans défense. C’est cela quoi doit retenir. Le reste n’est que du romantisme.

      Le Parti québécois, par l’entremise de M. Lévesque et les autres qui l’ont suivi, a démontré que c’est avec la démocratie qu’on arrive à se libérer en utilisant des outils qui sont exclus de violence. L’IRA l’a aussi démontré en Irlande lorsqu'ils ont fait élire des députés. Le FLQ, malgré toutes les bonnes intentions qu’on peut lui donner, demeurera une tache sur l’histoire de l’émancipation du peuple québécois.

      Et les candidats à la chefferie du Parti québécois ne tergiversent plus et ils proposent tous l’indépendance sauf un. Et c’est cela que le Québec a besoin. La pandémie nous en fait une démonstration frappante.

    • Charles-Étienne Gill - Inscrit 9 septembre 2020 08 h 13

      Votre commentaire est intéressant et je le complète de la manière suivante.

      Souvent la gauche (je fais un raccourcis), comme lors du pacte renié par QS, refuse la responsabilité.,
      J'accepte son jugement à l'effet que cette gauche reproche aux nationalistes de trahir les pauvres et l'égalité. J'argumentes au sujet des CPE et de toutes les initiatives réalisées par les nationalistes qui ont quand même pris le pouvoir et cherché à accroitre les ambitions du Québec.

      Or, en refusant perpétuellement le pouvoir, principalement la possibilité de transformer durablement le Québec, la gauche refuse une véritable prise politique qui lui demanderait des choix. Elle se cantonne donc dans l'impuissance perpétuelle de l'inaction imposée.

      Elle rêve alors de chimère, telle chose serait possible, avec entre autres un gouvernement fédéral plus social, etc. Ce faisant le Québec demeure vulnérable aux tendances mondiales au lieu d'être fort dans un contexte d'interdépendance et il est tributaire de ce qui se passe à Ottawa.

      C'est ainsi niais d'avoir été 11 ans «victime» de Harper, un choix étranger, alors que le Québec pourrait être «victime» de ses propches choix et n'aurait qu'à s'en prendre à lui-même. Il est pourtant beaucoup plus facile de changer le Québec que le Canada.

      À titre d'exemple, pour réduire l'écart entre les régions, les classes sociales, diminuer le racisme, émanciper les femmes et enfin favoriser les autochtones, une armée québécoise pourrait fonctionner avec le Cégep et la session d'été pourrait servir à former les Québecois aux bases de la survie en envoyant des jeunes aux 4 coins du Québec, en enseignant les bases de l'organisation collective des secours en cas de catastrope. Ça serait formateur pour tout le monde, ça développerait des compétences (cuisine, organisation du camp, communication, soudure, électricité, etc.) et en échange les études supérieures seraient gratuites.

      L'armée serait un investissement, pas une dépense.

    • Claude Bariteau - Abonné 9 septembre 2020 09 h 12

      L'écart présenté par Mme Pelletier entre le FLQ et le PQ en opposant le vécu des frères au monde du travail valorisé par le PQ laisserait entendre, selon vous, que ce fut une erreur de le réduire, comme le fit la loi 101 pour le français, car ça, généra un long sommeil de confort et d'indifférence.

      Le FLQ, pour M. Ferron, voulait redémarrer l'histoire. Le manifeste diffusé le 8 octobre sur les ondes de Radio-Canada l'a fait avec force peu avant la mort de M. Laporte pris en otage le 10 octobre pour appuyer l'enlèvement de l’attaché commercial du Royaume-Uni, M. Cross, le 5 octobre. Que s’est-passé par la suite ?

      Le texte de Mme Pelletier et le vôtre sont silencieux. Or, il y eut la Loi des mesures de guerre le 16 octobre et la demande du maire de Montréal et du PM Bourassa sur invitation du chef de cabinet du PM Trudeau à signer « une lettre, écrite à Ottawa » (Radio-Canada, 16-10-70 justifiant cette loi.

      S’ensuivent l’envoi de 8 000 soldats, l’arrestation de plus de 500 personnes et la découverte du corps inanimé de M. Laporte dans le coffre d’une auto sur un terrain de l’armée canadienne qui en fut avisée plusieurs heures avant sa découverte.

      Il y eut aussi une analyse de journalistes sous la direction de M. Louis Martin dont le rapport alimenta le film de M. Blanford, The October Crisis, diffusé une fois sur Radio-Canada de langue anglaise. Après, ce rapport et ce film, propriété de Radio-Canada, ont été interdits d’accès.

      Alors comment lire les évènements d’octobre 1970 sans faire écho au coup de force du gouvernement Trudeau pour mater un mouvement peu ancré socialement dont les chefs véhiculaient un discours bien reçu par la population du Québec et juguler une prise de conscience qui aurait profité au PQ.

      Dix ans plus tard, le PM Trudeau revint à la charge et, en 1982, fit de ce pays un empire avec des ayants droit et des communautés, que valorise la charte canadienne des droits et libertés.

    • Pierre Labelle - Abonné 9 septembre 2020 11 h 02

      Amuser le bon peuple était hier et est encore aujourd'hui la façon la plus facile qu'ont trouver les gouvernements pour se maintenir au pouvoir. Le fou du roi, tu connais!!!

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 septembre 2020 15 h 14

      @Cyril Dionne,

      "Le Québec s’est épanoui, il a grandi et a commencé à faire sa marque dans le monde grâce à l’élection du Parti québécois en 1976." - Cyril Dionne

      Cyril Dionne est décidément passé maître en réécriture de l'histoire.

      À vous entendre, le Québec n'existait pas avant l'élection du PQ. Ce PQ de 1976 qui fût le seul véritable gouvernement social-démocrate du Parti québécois qui s'est empressé de virer à droite dès 1980 pour redevenir un copie du Parti libéral dont il était issu avec René Lévesque comme ministre de et Jacques Parizeau comme conseiller politique.

      Ce à quoi il faut ajouter que le Québec a d'abord grandi avec la Révolution tranquille de Jean Lesage et que ce sont aussi les libéraux qui ont non seulement nationalisé l'hydro-électricité, mais nous ont donné nos systèmes de santé et d'éducation publics. (Oh ! Les méchants communistes qui nous ont conduit à la pauvreté!).

      Quant au rayonnement et à l'émergence du Québec dans le monde, on le doit principalement au dit système public d'éducation libéral qui aura permis l'émergence d'une classe de Québécois plus instruits et moins pauvres; aux percées de nos artistes sur la scène internationale et au fameux "Vive le Québec libre!" du général de Gaulle.

      Ici comme ailleurs, le chauvinisme des péquistes n'a d'égal que leur pédante prétention et leur appropriation des réalisations des autres.

      https://www.fondationlionelgroulx.org/IMG/jpg/equipe-du-tonnerre.jpg

    • Cyril Dionne - Abonné 9 septembre 2020 18 h 13

      @Montmarquette

      Misère.

      « la Révolution tranquille de Jean Lesage et que ce sont aussi les libéraux qui ont non seulement nationalisé l'hydro-électricité… » - Christian Montmarquette

      Oui, dans le gouvernement de Jean Lesage il y avait René Lévesque, le ministre des Richesses naturelles, qui est le maître d'oeuvre de cette réalisation et a nationalisé l’électricité au Québec en 1962. Et suite à rigidité des libéraux, M. Lévesque n’a eu pas d’autre option que de quitter cette formation et former le Parti Québécois. Le reste, c’est l’histoire du Québec moderne.

      « …mais nous ont donné nos systèmes de santé et d'éducation publics » suite à la Commission Parent composée de 8 membres dont Gérard Filion du Devoir (lorsqu’il était nationaliste) et Guy Rocher.

      Et le 14 juin 2000, le gouvernement péquiste abrogeait le statut confessionnel des écoles publiques, primaires et secondaires du Québec.

      Les artistes bien instruit et talentueux étaient tous solidaires avec le Parti québécois et non pas avec les extrémistes comme le FLQ et plus tard, Québec solidaire.

      Curieux tout de même, il n’y pas si longtemps, QS supportait les extrémistes qui clamaient le retrait de tout ce qui regarde Lionel Groulx en traitant ce dernier de tous les noms.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 septembre 2020 09 h 08

      @Cyril Dionne,

      "Les artistes bien instruit (sic) et talentueux étaient tous solidaires avec le Parti québécois et non pas avec les extrémistes comme le FLQ et plus tard, Québec solidaire." - Cyril Dionne

      Le moins qu'on puisse dire, c'est que vous êtes mal tombé là-dessus Dionne.

      Les artistes appuyaient le PQ "de la première mouture" dans les années 70'. Alors que mis à part quelques "endurcis" comme Paul Piché, nombre d'entre-eux ont désormais largué le PQ.

      Quant à Québec solidaire, il a toujours joui et jouit encore de l'appui d'une forte cohorte d'artistes depuis sa fondation tels que :

      Richard Desjardins, Dany Laferrière, Dan Bigras, Xavier Dolan, Sylvie Moreau, Yvon Deschamps, Judi Richard, Michel Rivard, Arianne Moffat, Emmanuel Bilodeau, Christian Bégin, France Castel, Paul Amarani, Céline Bonnier, Joe Bocan, Karen Young, Christian Vanasse et j'en passe.

      Et même la députée de QS Catherine Dorion elle-même est comédienne et auteure.

      - Quels sont donc les artistes députés ou officiels au Parti québécois?

      En ce qui concerne le FLQ, je n'ai pas la liste sous la main, mais l'appui d'Yvon Deschamps au FLQ est connu et documenté, ce qui, du coup, dément une autre de vos fausses affirmations pour rester poli et ne fait qu'afficher votre ignorance.

  • Léonce Naud - Abonné 9 septembre 2020 04 h 36

    Le point aveugle du nationalisme Québécois

    Le point aveugle du nationalisme Québécois ? Ignorer superbement la propagande identitaire multiforme du gouvernement d'Ottawa dont Radio-Canada est le fer de lance mais loin d’être le seul. Aux Universités québécoises on a appliqué avec succès le mot de Lord Durham : « Achetez les chefs et le troupeau suivra. » Jusqu'ici, personne n’a relevé l'étrange affirmation de Jean Chrétien à l’effet que le fameux Programme des commandites n'était qu'un volet d’une stratégie plus vaste. Quelle pouvait bien être cette stratégie ?

    Au printemps de 1996, Jean Chrétien mit sur pied une équipe au sein du Conseil Privé. Money was no problem. Durant 15 ans, ce groupe a coordonné la machine administrative fédérale alors conscrite dans une Guerre de l’Information visant divers irrédentismes au pays. La cible principale : en finir avec l’identité Québécoise pour la remplacer par une identité Canadienne francophone, dont la chroniqueuse du Devoir est d'ailleurs un simple produit.

    Des milliards de dollars fédéraux ont été consacrés dans cette Guerre de l'Information, question d'en finir avec le concept même de toute nation autre au Canada que la nation canadienne. Ottawa savait qu'on peut fabriquer du consentement comme on fabrique des meubles. À la longue, cette propagande fédérale largement subliminale a fini par produire les résultats que l’on voit aujourd’hui. Néanmoins, où sont nos grosses têtes qui s’intéresseraient de près à ce volet extérieur de la lutte nationale dont on ne peut découvrir l'ampleur qu'en sortant aussi bien physiquement que mentalement des limites territoriales de la réserve indigène consentie par le Dominion of Canada à ses « canadiens francophones » ? Pratiquement nulle part.

    Ce n'est pas sans raison que durant la Bataille d’Angleterre, les instructeurs Britanniques répétaient aux pilotes de chasseurs de la RAF au sujet des appareils ennemis : « C’est celui que tu ne verras pas qui te tuera ».

    • Claude Bariteau - Abonné 9 septembre 2020 11 h 16

      Oui, ce n'était qu'un volet. Les autres, élaborés avec la collaboration de M. Dion, furent la loi de clarification qui rend le Canada définisseur a posteriori des résultats d'un prochain référendum, ce que la loi 99 du Québec ne peut contourner, et la multiplcation d'ententes avec le Québec après 1995 sur une pléthore de programmes relevant du Québec que le Canada a réaligné avec son pouvoir de dépenser.

      Le fils Justin s'y investit depuis son élection en 2015, imitant ce que fit le bras droit de son père, M. Lalonde, celui qu a forcé la main du PM Bourassa et du maire Drapeau, avant de devenir le maître d'oeuvre de l'insertion des programmes canadiens dans ceux du Québec, notamment dans les universités après s'être désinvesti des transferts en santé.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 10 septembre 2020 13 h 25

      J'ai vu Les Rose et beaucoup aimé. Le théâtre de René Lévesque suite à l'ovation de Jacques Rose m'a profondément irrité, avec le recul, parce que, justement, c'était du théâtre, de la frime. Pendant que Paul et Jacques Rose se farcissaient les conséquences d'aller au bout de ses convictions pour le bien commun.
      Je vois déjà les vierges offensées grimper sur leur clavier.

  • Guy Tassé - Inscrit 9 septembre 2020 05 h 21

    Là est le problème.

    Rien ne laisse penser que le Parti Québécois (actuel) se préoccupe de la précarité des plus vulnérables, population qui grandit de façon inquiétante... En fait Québec Solidaire est le seul parti qui s'en soucie. Le combat des Rose a profité aux Québécois... sauf à la classe laborieuse. Ironique et triste.

    • Charles-Étienne Gill - Inscrit 9 septembre 2020 08 h 32

      Parti qui s'en soucie mais qui se cantonne dans l'impuissance auto-imposée.

      Voulez-vous me présenter un projet de loi abouti, avec un plan cohérent, pour émanciper les gens, et pour lequel QS ferait un travail parlementaire transpartisan pour le voir arriver et changer la vie des Québécois en leur donnant des opportunités?

      Mine de rien, QS ratisse dans l'identitaire (sauf que ce n'est pas celui des «de souche») en s'identifiant « aux minorités » au lieu de bâtir un projet de développement économique pour tous.

      On veut pas un projet de loi qui interdise la reprise de possession d'un logement, on veut un plan pour des COOP, bâties avec du bois d'ici et par exemple du « béton de chanvre » (avec de la chenvotte d'ici) et qui nationaliserait des terrains du CP ou du CN. On veut un projet qui permettrait aux occupants d'être des journaliers sur leur propre chantier pour réduire leur loyer futur.

      Comme dirait Falardeau : « le monde, y veulent des maisons, pas des HLM en cartron ».

      La stratégie de QS est transparente, elle a d'abord grugé dans les talles acquises au PQ. Pourquoi? Je ne dis pas que ces votes étaient acquis d'emblé ou qu'ils appartenaient au PQ, mais qu'on était d'abord dans un jeu à somme nulle. À terme, QS ne pourra faire mieux que le PQ en déclin depuis 20 ans. Alors depuis l'élection de Khadir en 2008, je cherche le véritable progrès que toute cette énergie a pu générer.

      Les militants de QS ont réussi à abattre le PQ et à remplacer un «ennemi» faible et peuvent se réjouir de mettre fin à l'hypocrisie d'un parti qui à leur yeux se présentait à gauche pour mieux faire passer des idées de droite. Je suis en désaccord avec cette thèse, mais je l'accepte, je comprends cette vision.

      Toutefois, je trouve ça puéril. Pour des gens qui ont vraiment à coeurs les intérêts des vulnérables, je pense que l'idéalisme révolutionnaire a nui plus qu'autre chose. Le Québec de 2012 a presque réélu Charest...

    • Jean-Charles Morin - Abonné 9 septembre 2020 09 h 56

      "Rien ne laisse penser que le Parti Québécois (actuel) se préoccupe de la précarité des plus vulnérables... En fait Québec Solidaire est le seul parti qui s'en soucie. Le combat des Rose a profité aux Québécois... sauf à la classe laborieuse. Ironique et triste." - Guy Tassé

      En fait, il serait plus juste de dire que Québec Solidaire est le seul parti qui fait mine de s'en soucier. Parce qu'au-delà de sa logorrhée idéologique habituelle, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent.

      On se doit aussi de dire que le combat des Rose n'a en rien profité aux Québécois, qu'ils appartiennent ou non à la classe laborieuse. Ce combat improvisé et mené d'une manière inepte d'un bout à l'autre par de tristes amateurs n'a profité qu'aux adversaires de l'indépendance en compromettant l'avenir de tout le Québec. Il a permis au gouvernement canadien de justifier une répression violente qu'on n'avait pas vue depuis longtemps et d'asséner un coup de boutoir qui a assommé net toutes les forces vives.

      Le film "Les Rose", hommage complaisant d'un fils à son père, essaie de faire passer des zéros pour des héros en tentant de transformer en légende urbaine un chapitre de notre histoire qui compte certainement parmi les plus lamentables. Rien pour inspirer qui que ce soit à poursuivre la lutte, sauf ceux qui s'entêtent à voir dans les cauchemars une forme de rêve.

    • Françoise Labelle - Abonnée 9 septembre 2020 11 h 00

      Quand Mme Pelletier nous dit que la classe ouvrière a pratiquement disparu aujourd’hui, je comprends plutôt que les cols bleus de mon quartier (commis, livreurs, vendeurs, esthéticiennes, etc.) ont deux chars ou trucks à la porte, un jacuzzi, une piscine hors-terre, un écran oled géant scintillant à la fenêtre et vote CAQ.
      Le candidat péquiste pour lequel j'ai travaillé est un jeune ambulancier qui côtoie la misère quotidiennement. La suffisance de QS ne lui attirera pas de sympathie malgré le partage de bien des valeurs. Ironique et triste en effet.

    • Cyril Dionne - Abonné 9 septembre 2020 12 h 52

      « Rien ne laisse penser que le Parti Québécois (actuel) se préoccupe de la précarité des plus vulnérables, population qui grandit de façon inquiétante... En fait Québec Solidaire est le seul parti qui s'en soucie. Le combat des Rose a profité aux Québécois... » - Guy Tassé

      Wow! Double Wow! Bon, voilà quelques pays qui roulent à gauche dans le monde. L’Afrique du Sud, les citoyens sont plus pauvre que sous le régime d’apartheid et cela, il faut le faire. Le Venezuela, est-ce nécessaire d’en rajouter lorsque les gens crèvent littéralement de faim. Le Nicaragua, misère et immigrants illégaux. Cuba, misère noire. La Bolivie. La Grèce, endettée jusqu’au cou et pauvre. Ce que tous ces beaux pays ont en commun, c’est qu’ils sont tous sur le même pied d’égalité socioéconomique et tout le monde est pauvre comme Job. Enfin, juste pour dire, communisme et fascisme, même combat.

      Le combat des Roses a justement propulsé le Québec en arrière d’une génération. Cela a permis au gouvernement colonialiste de Trudeau de faire la main basse sur le Québec. Avec sa loi martiale, l’emprisonnement de milliers de gens sans chef d’accusation en plus de la GRC qui se comportait comme la CIA à l’intérieur même du Québec, que voulez-vous de plus? Une cerise avec votre sundae?

      Et comme le disait si bien Guy Nantel hier soir au débat des chefs, le Parti québécois est nationaliste et indépendantiste, la CAQ, nationaliste mais pas indépendantiste et Québec solidaire, pas nationaliste, mais indépendantiste.

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 septembre 2020 13 h 07

      @Jean-Charles Morin,

      "Il serait plus juste de dire que Québec Solidaire est le seul parti qui fait mine de s'en soucier (des plus vulnérables). "- Jean-Charles Morin

      Ou quand Jean-Charles Morin dit n'importe quoi.

      Extraits de la plateforme électorale et du cadre financier 2018 de Québec solidaire :

      - Salaire minimum à 15$ de l'heure

      - Gratuité scolaire du CPE à l'université

      - Forte augmentation des prestations d'aide sociale

      - Revenu minimum garanti

      - Réduction des tarifs de transport en commun de 50%

      - Assurance dentaire pour tout le monde

      - Régime de pension universel québécois

      - CLSC ouverts 24 heures par jour 7 jours sur 7

      - Augmentation du nombre de paliers d'impôt pour une fiscalité plus équitable

      - Construction de 50,000 logements sociaux

      Etc.

    • Charles-Étienne Gill - Inscrit 9 septembre 2020 13 h 31

      Madame Labelle,

      Je suis très souvent en désaccord avec vous (climat, politique US). Ne prenez pas mal que je sois intégralement d'accord ici.
      Par ailleurs, le FLQ a été instrumentalisé. Si vous avez la chance, et je vous écris ça au cas où vous ne connaissez pas cette source, le journaliste d'une grande rigueur Claude Jean Devirieux a publié «Derrière l'information officielle» et c'est un abécédaire avec beaucoup d'info sur la crise.

      Contrairement à une armée de libération organisée, le FLQ était infitrée et «la véritable histoire», ça commence par raconter à quel point cela a été une grande défaite et un très mauvais combat qui a nui aux Québécois.

      En définitive, le FLQ, infiltré, permettait à Trudeau de rendre acceptable ce qui ne l'était pas, donc espionner la gauche et le PQ.

      Tous les grands stratèges recommandent de se connaitre, de connaitre l'ennemi et de surtout chercher à gagner sans combattre. On doit tirer des leçon du passé.

      Bref, j'accepte sur le plan strictement individuel un hommage aux Rose. Mais sur le plan de la lutte, c'est un désastre. Les membres du FLQ auraient peu sauver les meubles en révélant à quel point ils ont été instrumentalisés, infiltrés, manipulés. On ne doit jamais livrer une bataille que l'on ne peut gagner.

      Ils auraient perdu la face, mais la vérité, la victoire du fédéral d'une manière fourbe aurait pu éviter un autre scandale des commandites.

      Avez-vous lu «La Constellation du Lynx» ou « Fabrications », de Louis Hamelin?

      Nous avons nos différends, mais je vous encourage à lire ce roman et cet essai si ça n'est pas déjà fait.

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 septembre 2020 13 h 58

      "La suffisance de QS..." - Françoise Labelle

      Comme s'il suffisait de le dire pour que ce soit vrai.

      - Et que dites vous des coupures à l'aide sociale du Parti québécois, de ses politiques d'austérité, de son dogme du déficit zéro qui a déroulé le tapis rouge aux libéraux; des 20 années de pouvoir où le PQ a laissé l'aide sociale à un niveau deux fois en dessous du seuil de pauvreté?

      Et question de suffisance, les péquistes m'en semble les champions. Ces chauvins roucoulants et pompeux de leur fierté, de leur drapeau et de leur sirop d'érable, qui se sont toujours pris pour le vaisseau amiral de l'indépendance et les propriétaires exclusifs de la question nationale.

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 septembre 2020 15 h 51

      "La CAQ, nationaliste mais pas indépendantiste.." - Cyril Dionne

      Un nationalisme conservateur, rétrograde de chapelets, de crucifix et de voiles..

      Quelques exemples du nationalisme de colonisé de la CAQ :

      Québec confiera le stockage des données publiques au privé

      - Radio-Canada, 4 février 2019

      Données de la RAMQ: un «délire de businessman déconnecté»

      - La Presse, 21 août 2020

      Québec dépense des sommes records en publicité chez les GAFAM

      - Le Devoir, 27 août 2019

      L’opposition à Québec dénonce le «fiasco» du Cirque du Soleil

      (200 millions perdus pour une entreprise étrangère)

      - Le Soleil, 19 août 2020

    • Jean-Charles Morin - Abonné 9 septembre 2020 21 h 04

      @Christian Montmarquette.

      "Il serait plus juste de dire que Québec Solidaire est le seul parti qui fait mine de s'en soucier (des plus vulnérables)."- Jean-Charles Morin

      "Où quand Jean-Charles Morin dit n'importe quoi.

      Extraits de la plateforme électorale et du cadre financier 2018 de Québec solidaire :

      Hausse du salaire minimum ($$$)... Gratuité scolaire du CPE à l'université ($$$)... Forte augmentation des prestations d'aide sociale ($$$)... Revenu minimum garanti ($$$)... Réduction des tarifs de transport en commun de 50% ($$$)... Assurance dentaire universelle ($$$)... Régime de pension ($$$)... Et plus encore ($$$$$$$$$)... (Alleluia!!!)" - CM

      Monsieur Montmarquette, quand je dis que "QS fait mine de se soucier" des plus vulnérables, c'est par pure gentillesse en vous laissant gracieusement le bénéfice du doute.

      Car il faut le dire, puisque vous faites mine de ne pas le savoir: il est facile pour un parti politique qui est loin du pouvoir de faire les promesses les plus extravagantes pour appâter les électeurs sans vraiment tenir compte d’une quelconque réalité financière. Il a toujours été plus facile de dépenser de l'argent virtuel, surtout celui des autres

      Jusqu'à preuve du contraire, ces déclarations d'intentions faites d'abord pour séduire ne sont que du vent, des paroles en l'air et du mielleux n'importe quoi. Il est facile de faire ce genre de promesses à la tonne: pour le moment cela ne coûte que le prix des mots tout en permettant d'alimenter les conversations de boudoir dans l'attente d'un "grand soir" qui, à l'image de Godot, a toutes les chances du monde de ne jamais se pointer.

      Il est vrai que les autres partis ne promettent pas la lune pour les démunis et seront sûrement dénoncés par les "progressistes" comme d'incorrigibles radins. Mais au fond, serait-ce qu'ils auraient davantage souci de leur crédibilité auprès de ceux qui sont appelés à les élire?

    • Charles-Étienne Gill - Inscrit 9 septembre 2020 21 h 43

      Le point de Monsieur Morin semble valide. On ne demande pas ce que QS dit, mais ce que QS fait. C'est facile de promettre mer et monde si l'on n'est pas au pouvoir.

      On nous pond une liste de promesses... Dans 4 ans vous aurez la même liste et vous aurez ajouté des éléments. Qu'est-ce qui aura changé?

      Oubliez l'aide sociale, oubliez la gratuité scolaire, oubliez les logements sociaux, oubliez le revenu garanti.
      Comment avance le travail de QS sur l'assurance-dentaire universelle?
      Oublions ça, concentrons-nous sur le travail parlementaire pour la profession d'hygéniste, et accroite leur autonomie pour les implanter partout.

      Ha, QS n'est pas au pouvoir? Mais c'est supposé être une force politique. QS est au parlement et peut faire campagne, organiser la chose, s'assurer que le travail juridique, administratif, organisationnel est fait, comment ça avance? y a-t-il un projet de loi?

      Voici ce que QS a réalisé : « Grâce au travail de Gabriel Nadeau-Dubois, le gouvernement a finalement accepté de permettre aux hygiénistes dentaires de faire des nettoyages sans la supervision d’un dentiste.»

      Voici la suite de la nouvelle : « Malheureusement, un second amendement n’a pas été accepté par la ministre Danielle McCann. Il consistait à rendre les soins offerts par les hygiénistes dentaires couverts par la RAMQ. »

      Où était la puissance politique, la campagne de relations publiques (avec le soutien des médias, preuves à l'appui avec un débat public sur la question, en votre faveur) et les sorties opportunes, pour forcer la main de la ministre?

      Est-ce que toute la mécanique pour que la RAMQ se charge du truc était au point? Comment allait s'opérer le transferts des assurances privées (pour que les Québécois puissent rouvrir leurs contrats d'assurance) vers l'impôt, d'où serait venu l'argent?

      Est-ce que la classe moyenne aurait juste vu l'impôt augmenter en payant quand même pour des assurances.

      QS veut la vertu, pas le pouvoir.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 10 septembre 2020 05 h 39

      « deux chars ou trucks à la porte, un jacuzzi, une piscine hors-terre, un écran oled géant scintillant à la fenêtre et vote CAQ. »

      En matière d'arrogance, ce genre de remarque ne laisse pas sa place. Ce que madame Pelletier voulait très évidemment dire, c'est que les luttes sociales d'aujourd'hui, si elles mettent toujours en présence des intérêts de classes, ne se laissent plus appréhender selon les mêmes lignes de fracture que dans les années soixante-dix avec, d'une part une bourgeoisie canadienne anglaise et d'autre part un prolétariat francophone de souche.

      En passant, monsieur Gill : en effet, s'il faut choisir...

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 septembre 2020 09 h 32

      Corrigé @ Jean Charles Morin,

      "Il est facile de faire ce genre de promesses à la tonne: pour le moment cela ne coûte que le prix des mots.." - Jean Charles Morin

      Votre argument repose essentiellement sur un procès d'intentions.

      Et vous raisonnez comme les néolibéraux du PQ du PLQ et de la CAQ qui ne brandissent que la colonne des dépenses, en refusant d'augmenter la colonne des revenus pour mieux serrer la visse au p'tit peuple. Alors que Québec solidaire a toujours disposé d'un cadre financier appuyé par trois économistes accrédités et indépendants pour étayer ses engagements.

      Il est facile de dire n'importe quoi pour tenter de discréditer Québec solidaire sans avoir même pris la peine de regarder ses chiffres.

      Alors que Québec solidaire propose notamment la création de nouvelles sociétés d'État comme Pharma-Québec et une banque d'État; l'augmentation des redevances sur les ressources naturelles et de nouveaux paliers d'imposition pour financer ses propositions.

      Changez donc de disque une fois de temps en temps. Il y a longtemps que ces objections ont été répondues.

  • Francois Ricard - Abonné 9 septembre 2020 05 h 57

    Pourquoi pas une république laique français e en Amérique?

    Pour "voir grand", comme on dit, le Québec doit posséder les outils politiques et législatifs nécessaires.Dans le système fédéraliste actuel, le Québec est un handicapé: il lui manque une jambe en éducation, un bras en santé, un oeil en environnement et des dents en immgration et citoyenneteté. Grâce au déséquilibre fiscal, Ottawa intervient en tous ces domaines et gardent le Québec sous tutelle effective. Jean Allaire, penseur de l'ADQ, avait fort bien cerné cette situation de dépendance.Au fil des ans, le PQ a renié ce constat comme François Legault a aussi renié ses convictions souverainistes.Pour, supposément et à tort, s'occuper des vraies affaires. Les vraies affaires, c,est à Ottawa que ça se passe.Pourquoi nions-nous la réalité ?

  • Bernard LEIFFET - Abonné 9 septembre 2020 07 h 18

    Bravo, Il fallait effectivement le répéter!

    Oui, comme l'a dit Paul St-Pierre Plamondon, sensiblement « nous payons des impôts au fédéral sans en connaître les raisons »! Voilà de quoi alimenter des pages entières concernant la raison de faire l'indépendance, celle de diriger notre destinée et non pas celle de subir les volontés d'un gouvernement qui maintient les inégalités dans tous les domaines! D'ailleurs la planche à billets de Justin Trudeau a si bien marché que certains travailleurs hésitent à retourner au travail le plus vite possible! Quelle nuisance pour l'avenir du Québec!

    • Claude Bariteau - Abonné 9 septembre 2020 09 h 25

      Félix Leclerc a énuméré « avec ironie les différentes façons de s’enlever la vie avant de conclure que «la meilleure façon de tuer un homme, c’est de le payer à ne rien faire».

      Cette chanson a été censurée dans une école primaire de Montréal. Or, c'est pourtant ce à quoi conduit la PCU du PM Trudeau en ne tenant pas compte de l'employabilté des bénéficiaires.

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 septembre 2020 12 h 18

      @Claude Bariteau,

      "Félix Leclerc a énuméré « avec ironie les différentes façons de s’enlever la vie avant de conclure que «la meilleure façon de tuer un homme, c’est de le payer à ne rien faire». - Claude Bariteau

      Aujourd'hui, c'est bien le contraire, quand on sait que les plus pauvres ont 11 ans d'espérance de vie de moins que les autres, alors que le travail rend malade, éclope et tue nombre de travailleurs.

      Ce texte de Leclerc m'a toujours tombé sur les nerfs pour son manque de vision et son manque de solidarité.

      - Pensez-vous qu'on aide les gens à survivre et à s'intégrer, quand ont ne leur donne pas le minimum pour s'en sortir?

      Le premier rôle de l'État c'est de voir à la sécurité des citoyens. Et l'aide sociale comme l'assurance chômage en sont la première expression, même s'ils sont mal foutus et honteusement insuffisants.

    • Claude Bariteau - Abonné 9 septembre 2020 15 h 15

      Je reproduis ici ma réponse à votre commentaire, car elle s'est retrouvée à la fin des commentaires.
      ---
      M. Montmarquette, payer à ne rien faire n'a rien à voir avec l'aide sociale et l'assurance-emploi.

      Mon commentaire référait à la PCU du PM Trudeau qui ne tient pas compte de l'employabilité, ce qui ne concerne pas l'aide sociale, mais plutôt l'assurance-emploi.

      Je sais comme vous que la durée de vie est plus courte chez les travailleurs qui dépensent une énergie physique importante et reçoivent des salaires peu élevés s'ils ne sont pas syndiqués. Mais ça, ça exige des politiques concernant la rémunération et l'accès à l'âge de la retraite avec des programmes qui tiennnet compte de la rémunération en fonction des efforts et d'un accès différencié à la retraite.

      Ce sont là des dossiers que les gouvernements n'ont jamais osé aborder de front.