Cette fameuse égalité des chances

Mardi matin à la radio, le ministre Lionel Carmant, désormais coprésident du groupe d’action sur le racisme du gouvernement caquiste, lançait que le Québec gérait « trois réseaux où il y a une égalité dans les chances : l’éducation, les services de garde et le système de santé. » Selon lui, donc, le mandat qu’on lui a donné peut être raisonnablement effectué en trois mois, la question du racisme au Québec étant bien circonscrite.

Je ne sais pas ce qui m’a fait le plus mal en entendant cette déclaration. D’abord, les souvenirs qui remontent. La fois où l’enseignante s’est fâchée contre moi en m’accusant d’être émotive pour rien, alors qu’un élève me traitait de négresse depuis des semaines. La fois où un autre enseignant s’est exclamé que ce qui était le plus étonnant dans ma réussite scolaire, c’est que je sois douée tout en étant noire. Ou encore celle où on m’a expliqué que porter des tresses africaines ne faisait pas partie du code vestimentaire acceptable de l’école. Et puis, il y a les fois où mon frère, très bon élève, s’est fait fouiller son casier par la direction, au cas où on y trouverait de la drogue.

Après les souvenirs personnels vient la mémoire des innombrables témoignages que j’ai reçus, souvent de purs inconnus, vu mon rôle visible dans la lutte contre le racisme. Une mère prise avec une éducatrice en garderie qui se questionne sur l’hygiène des cheveux crépus. Une école où l’on veut créer une activité de hockey cosom, mais où l’on se méfie du basket-ball, qui attirerait « les gangs ». Parfois, il est question aussi de jeunes talentueux dont on éteint les rêves et que l’on dirige vers des carrières plus « raisonnables », dans les secteurs techniques. Des parents qui n’osent pas dénoncer la discipline abusive à laquelle leurs enfants font face, de peur que ces mêmes enfants en paient le prix.

Ensuite, il y a les statistiques et les études qui sont publiées dans l’indifférence depuis trop longtemps. Les enfants noirs qui ont des surdiagnostics de troubles de comportement et de troubles d’apprentissage. Les enfants issus de l’immigration récente auxquels on accole un trouble du langage parce que l’on accepte mal que le cerveau des jeunes bilingues se développe différemment, et que ce n’est pas un problème. Des écoles publiques à deux vitesses, où les jeunes racisés sont pratiquement exclus des programmes à vocation particulière et restent concentrés dans le « régulier ». Et une importante surreprésentation dans les taux de décrochage.

Et puis, plus largement, il y a le racisme systémique qui empêche les parents de trouver des emplois à la hauteur de leurs qualifications et concentre les familles dans les quartiers défavorisés, là où le système scolaire public est le plus mal en point. Il faudrait bien aussi que le groupe d’action de M. Legault applique les recommandations de la commission Viens et s’intéresse aux approches pédagogiques tout droit issues de la colonisation imposées de Québec aux Premières Nations et aux Inuits.

Il y a Édouard Staco, de la Fondation 1804 pour la persévérance scolaire, qui me parle des directions d’école qui appellent la police pour intervenir auprès de leurs élèves noirs pour des riens : un comportement « turbulent », une présence sur le terrain de l’école après les heures de cours. « Souvent, me dit-il, le premier contact des jeunes avec la police se fait à travers l’école. » Le jeune ainsi interpellé se retrouve dans le « système », sans qu’aucune politique claire établisse qu’il était nécessaire pour une école d’appeler la police. A-t-on conscience de la manière avec laquelle ces recours abusifs au 911 contribuent directement à la surcriminalisation des adolescents issus des quartiers défavorisés ?

Aux États-Unis, on nomme le phénomène depuis longtemps School-to-prison pipeline. N’en déplaise à Lionel Carmant, il est nécessaire de traduire l’expression. Il faudrait aussi trouver un terme pour parler du pipeline entre les écoles et la DPJ. La commission Laurent a été très claire sur le sursignalement des enfants noirs dans les services de protection de la jeunesse, qui ne se traduit pourtant pas par une plus grande proportion de familles véritablement à problèmes. Et qui est responsable d’une grande partie de ces signalements abusifs, si ce ne sont les écoles et les services de garde ?

Et puis, je n’ai même plus d’espace pour parler de l’absurdité tout aussi grande de la déclaration de M. Carmant quant au système de santé. Il me semble qu’avec l’actualité des dernières semaines, on a vu très clairement l’incapacité de notre réseau à rémunérer ou à traiter dignement les préposées aux bénéficiaires, dont on n’a plus à faire le profil démographique.

Avec cette déclaration de M. Carmant, il est tout à fait normal d’entretenir peu d’attentes envers l’initiative caquiste. J’ai toutefois confiance en une grande partie de la population, attachée à l’équité, de plus en plus sensibilisée aux enjeux de racisme, et qui refuse de se faire complice du statu quo, ne serait-ce que par l’inaction ou le silence. Tout le personnel des écoles qui ne fait pas partie du problème doit s’engager à faire partie de la solution. Tous ces parents qui souhaitent que les élèves puissent développer leur potentiel peu importent leurs origines doivent se mobiliser afin que les parents d’enfants racisés ne se sentent plus seuls à porter le fardeau du combat. Ensemble, on peut arriver à l’incarner un peu mieux, cette fameuse égalité des chances.


 
55 commentaires
  • Jean Duchesneau - Inscrit 18 juin 2020 06 h 45

    Agir au plus vite pour éliminer les comportements racistes

    Tous ces comportements que vous dénoncez Madame Nicolas doivent faire l'objet d'une prise de conscience collective, je suis totalement d'accord avec vous. En tant que membre du CA d'un OBNL voué à l'accueil et à l'intégration de réfugiés dans notre région, mon "bâton de pellerin" visait à favoriser l'accès à l'emploi des immigrants. Dans un texte publié dans la revue de cet organisme, à partir d'exemples éloquents, j'y dénonçait l'arbitraire et les résistances à l'intégrations de réfugiés dans des programmes de formation et dans l'accès à l'emploi. À partir de ce constat, je voulais mettre sur pied un groupe de retraités ou autres bénévoles qui aurait agi comme accompagnateur de ces personnes dans les réseaux gouvernementaux jusque chez les employeurs. Le résultat de mon initiatve fut la formation d'une table régionnale de concertation impliquant les OBNL et les organismes gouvernementaux avec comme résultat... que je sache: rien. Le problème c'est que la mission de mon OBNL n'incluait pas le volet "emploi" et qu'il ne fallait pas empiéter sur la mission d'un autre organisme. J'ai été à même de prendre conscience qu'il y a problème dans les structures... qu'on appele cela discrimination systémique je veux bien.

    Toutefois, je n'accepte pas la notion de "racisme systémique" qui vous est chère, car la survie de notre nation francophone en terre d'Amérique (que je veux inclusive) me tient aussi à coeur. Je rejette totalement que certains idéologues associent la loi 101 et la loi 21 à du racisme systémique.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 18 juin 2020 09 h 20

      "certains idéologues associent la loi 101 et la loi 21 à du racisme systémique.".

      Moi qui avais applaudi à la charte des valeurs, je n'ai jamais accepté que la loi 21 ne s'applique pas à nos écoles privées largement subventionnées, par ailleurs. Comment qualifier cela?

    • Nadia Alexan - Abonnée 18 juin 2020 10 h 57

      On ne peut plus faire de l'aveuglement volontaire. Il ne faut pas se faire complice du statu quo, ne serait-ce que par l’inaction ou le silence.
      J'ai toujours suggéré, dans mes commentaires, l'implantation d'un cours de citoyenneté dans nos écoles publiques pour mettre fin, pas seulement au racisme, individuel ou collectif, mais pour que les jeunes apprennent leurs obligations et leurs devoirs envers la société dans laquelle ils vivent ? Cela sera beaucoup plus efficace que le cours d'éthique critiqué largement pour sa propension d'encourager l'intégrisme religieux et la célébration de nos différences, au lieu de nos valeurs universelles et rassembleuses.

    • Claude Bariteau - Abonné 18 juin 2020 11 h 51

      La discrimination systémique ne renvoie pas à l'institutionnalisation de la discrimination, mais à des comportements qui, répétés, créent de écarts et les entretiennent.

      Le Petit Larousse établit clairement cette distinction. Au Québec, en l'absence d'une analyse citoyenne, car la citoyenneté n'existe qu'à l'intérieur d'un État indépendant qui la définit, il y a une allergie chez de nombreuses personnes qui pensent le Québec en référence à une majorité historique, à voir l'existence de comportements dont les effets sont de créer des distinctions sociales qui créent des écarts.

      Or, ces comportements existent. Que le PM Legault refuse de recourir à ce concept, c'est un choix qui rejoint plus les vues de ses supporteurs que celles des analystes. C'est d'ailleurs ce qui rendra difficile des correctifs des comportements propres à des institutions, que ce soit les service de police, l'éducation, la santé, l'embauche par sélection, et cetera.

      En ciblant ces comportements institutionnels, des changements s'exprimeront, mais ils ne changeront pas tout. Il y aura encore des personnes qui, par leurs propos ou leurs agissements, révéleront leurs penchants discrétionnaires. Dans ce cas, des mesures disciplinaires plus que des réprimandes s’imposeront.

      Cela dit, je doute que ce soit possible dans la province de Québec. Pour modifier le regard sur la réalité observable, il faut modifier les lectures qu’ont les différents groupes qui composent la population du Québec. Pas seulement un seul, mais tous les groupes. Ce sera possible s’il y a une lecture collective autre que provinciale dans le Canada.

    • Jean Duchesneau - Inscrit 18 juin 2020 12 h 30

      Vous n'avez pas à me convaincre M. Barriteau de la nécessité que le Québec devienne un état indépendant.

    • Cyril Dionne - Abonné 18 juin 2020 14 h 26

      Bon M. Bariteau. Vous nous renvoyez à une définition du Larousse maintenant pour s'excuser et vous agenouillez du fait qu'on peint tout le monde de racistes à cause qu'ils n'épousent pas la version personnelle des extrémistes de gauche. Il existe plusieurs autres définitions que celle du Larousse vous savez. Alors, de quels comportements institutionnels parlez-vous? Nommez-les SVP? Misère. Il n'y a qu'un groupe qui peut dire qu'il subit le racisme systémique, ce sont les Autochtones. Celui-ci est inscrit dans la « Canadian Constitution » de Trudeau père non signée par le Québec et que son fils utilise à outrage tout en occultant la loi qui les considèrent comme des pupilles de l’État. Ce n'est pas nous qui maintenons la Loi infâme sur les Indiens et de leur infantilisation. Ce sont les multiculturalistes de tous acabits et le gouvernement fédéral .

      Amen.

    • Claude Bariteau - Abonné 18 juin 2020 17 h 03

      La discrimination à l'endroit des Autochtones est définie dans une loi, La constitution de 1982 la valorise en faisant de ces derniers les seules « nations » reconnues dans un Canada post-national. Il en découle que ce sont les seules citoyens canadiens qui peuvent revendiquer des correctifs auxquels le gouvernement canadien doit prêter une oreille attentive non comme « pupilles de l'État », mais comme citoyens et citoyennes différents, ce qui vise à assurer la reproduction de leurs différences et à permettre au gouvernement canadien d'étendre son pouvoir au sein des provinces. C'est ça la réalité d'aujourd'hui. Elle est quasi une copie-conforme de celle qui apparut dans le Dominion of Canada.

      Les mult-iculturalistes épousent cette approche sans se rendre compte des visées qu'elle contient.

      Je ne suis pas un extrémiste de gauche et je ne suis pas à genoux devant leurs idées et leurs procès. Par contre, je sais reconnaître la différence entre un ordre politique basé sur la suprématie d'une race et des comportements discriminatoires qui s'expriment indépendamment d'un tel ordre. C'est la raison pour laquelle j'ai référé à une définition connue, en grande partie reprise par la FTQ, qui se retrouve dans le texte de M. Lamoureux et Mme Sirois paru dans La Presse. Ils ne disent pas que nous sommes tous des racistes. Je ne dis pas ça. Vous, vous présumez que c'est ce qui est dit par des personnes qui signalent ce que vous ne considérez pas discriminatoires alors que c'est présent dans la vie quotidienne partout dans le monde et nécessite des changements comme le furent ceux avec la Révolution tranquille, mais cette fois, dans une approche autre découlant d'une citoyenneté québécoise à créer différente de celle du Canada.

  • Raynald Rouette - Abonné 18 juin 2020 07 h 06

    Le racisme « systémique » Québécois une fabrication


    Ce matin dans La Presse, par André L'amoureux et Michèle Sirois, respectivement politicologue à l'UQAM et anthropologue et militante féministe.

    Ce texte a le mérite de remettre les pendules à l'heure...

    • Jean-Yves Arès - Abonné 18 juin 2020 13 h 50

      https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2020-06-18/le-racisme-systemique-quebecois-une-fabrication

    • Claude Bariteau - Abonné 18 juin 2020 15 h 02

      Comme ces deux auteurs, je parle de discrimination systémique, qui est présente au Québec. Si cette discrémination systémique affecte des groupes racisés, on peut alors parler de racisme systémique à leur égard.

  • Cyril Dionne - Abonné 18 juin 2020 07 h 28

    A force de donner de fausses alertes, la véritable alerte devient inutile

    En science, on ne peut pas faire des affirmations à tous vents; celles-ci doivent être vérifiées pas des pairs. Idem pour lancer des accusations, celles-ci doivent être corroborées, analysées et vérifiées, sinon, ce ne sont que des impressions personnelles qui ne prouvent absolument rien.

    Bon, une commission sur le supposé racisme dirigé par Lionel Carmant n’est pas assez. Misère. Bien oui, la société québécoise est tellement raciste qu’on éteint les rêves des jeunes même à l’école. Une nouvelle celle-là, même les enseignants sont racistes dans leurs décisions. Désolé, mais les responsables scolaires n’appellent pas la police à moins que la situation soit très sérieuse. Et la surcriminalisation des quartiers pauvres est un phénomène observé partout dans le monde. Et SVP, ne plus importer des items des USA comme « School-to-prison pipeline »; on en a eu assez avec les dernières manifestations pour un personnage au dossier criminel long comme le bras.

    Même des affirmations gratuites sur le cerveau bilingue basées sur rien. On appelle cela le bilinguisme. J’en suis certainement un, moi qui été plongé dans un environnement anglophone toute ma vie tout en me démenant comme un diable dans l’eau bénite pour garder ma langue. Disons que cela ne m’a pas fait décrocher et les enseignants vous encouragent dans votre démarche; j’ai fait autant d’études en anglais qu’en français.

    Tout cela pour dire que certains ne sont pas heureux ici. Pourtant, il y en a qui nous proviennent illégalement du chemin Roxham pour ensuite nous dire qu’on est des racistes parce qu’ils ne sont pas sélectionnés par un programme qui exige d’être un citoyen. Mais bon dieu, pourquoi venir ici si c’est l’apartheid à l’année longue selon leurs dires? On est persuadé qu’il existe beaucoup d’autres endroits sur la planète pour s’établir si on ne peut pas fonctionner dans son pays d’origine. Et nous, nous n’avons que faire de l’immigration subie; on préfère de loin celle choisie.

    • André Jacob - Abonné 18 juin 2020 09 h 46

      Les gens qui traversent la frontière ne commettent pas un geste illégal en posant le pied sur le sol canadien. Ils deviennent tout simplement des demandeurs d'asile, un statut reconnu au Canada et partout dans le monde. Une fois inscrit par les policiers à la frontière, ils doivent suivre une démarche pour que leur statut soit reconnu ou refusé.
      En sommee, ils ont "choisi" de franchir la frontière canadienne... Par la suite, leur sort dépnd de la décision de la commission qui étudie les dossiers. Si leur demande est justifiée, ils restent au pays. Dans le cas contraire, ils peuvent être refoulés dans leur pays.

      Enfin, je rappelle que le racisme existe. Ce n'est pas une hypothèse. C'est un fait démontré depuis longtemps.

    • Marc Pelletier - Abonné 18 juin 2020 11 h 01

      Vous avez les oeillères et vous ne voulez point voir.

    • Cyril Dionne - Abonné 18 juin 2020 12 h 30

      Cher M. Jacob,

      Les gens qui traversent la frontière illégalement sont des illégaux. Vous pouvez les appeler des demandeurs d’asile ou bien des irréguliers, cela ne fait aucune différence. Ils venaient d’un pays sûr et ont sciemment traversé la frontière illégalement et sont donc en bris des lois du pays. Ils ne pourraient pas faire cela aux postes frontières sans se faire détenir et retourner dans leur pays d’origine qui est un pays sûr, les États-Unis. Essayez de faire le chemin inverse aux USA et vous allez être arrêté et retourner dans votre pays instantanément.

      Bon, si le racisme systémique existe vraiment au Québec, je vous mets au défi de nous donner des exemples probants et concrets qui sont vérifiables par un tiers parti? Où sont-ils? Ceci, dans les cas où une race est vue comme inférieure à une autre, qui est la définition même du racisme. Et pour la discrimination, nous en Ontario, on connaît bien cela puisqu’on ne peut pas vivre, travailler et s’épanouir dans notre langue maternelle, le français. Mais ce n'est pas du racisme, c'est de la discrimination.

  • Pierre Desautels - Abonné 18 juin 2020 07 h 59

    Un peu d'espoir.


    "J’ai toutefois confiance en une grande partie de la population, attachée à l’équité, de plus en plus sensibilisée sur les enjeux de racisme, et qui refuse de se faire complice du statu quo, ne serait-ce que par l’inaction ou le silence."

    L'inaction ou le silence. Ou les deux. Et le silence complice, c'est une grosse partie du problème. Mais vous nous donnez un peu d'espoir. Merci.

  • André Jacob - Abonné 18 juin 2020 08 h 06

    De quoi être perplexe...

    Excellent article. Vous fournissez des clés importantes afin de pousser plus loin la réflexion.
    Vous visez juste. La mise en place de ce comité de travail sur le racisme laisse perplexe.

    Le capitaine du navire, François Legault, comme entrée en matière, exprime la confusion en présentant sa démarche pour un plan d’action:" Il y a plusieurs définitions du racisme systémique"… C’est dire je lève l’ancre, mais vous savez : il y a plusieurs points cardinaux et je ne sais pas vers lequel je dois meettre le cap.
    Agir ainsi risque de faire perdre le nord à tout le monde…
    À son tour, la pilote, la ministre Nadine Girault, n’a guère donné une orientation plus précise. La présence de deux ministres avec des ascendant haïtiens ne fait pas d’eux des experts sur les enjeux du racisme systémique. Il s’agit d’une instrumentalisation de la couleur de leur peau… Ils sont là à titre de caquistes d’abord.
    Et l’équipage, tous membres de la CAQ, s’ils suivent la ligne de leur capitaine, va aller nulle part ou va s’échouer sur une île de sable.
    Ignorer les partis d’opposition et la parole d’experts, c’est naviguer à vue, sans GPS ni boussole.
    En somme, la CAQ veut contrôler le message, voire noyer le poisson dans la confusion, une fois de plus.
    Désolant!
    André Jacob

    • Claude Bariteau - Abonné 18 juin 2020 10 h 40

      Effectivement, ce matin Mme Nicolas présente des situations et des clés pour les activer. Il ne lui reste qu'à créer un parti politique avec pour membres les futurs citoyens et les futures citoyennes du Québec mobilisés pour prendre le pouvoir, car, entre le dire et l'agir, là se trouve la différence.

    • Marc Pelletier - Abonné 18 juin 2020 11 h 04

      Je ne peux nier avoir les mêmes inquiétudes que vous.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 18 juin 2020 12 h 25

      Ou la CAQ va nulle part ou encore va trop vite et doit reculer trop souvent.Plusieurs ministres n'ont pas de poids dans ce cabinet.
      Que fait la ministre de la police,devrait-elle la privatiser ,comme elle a tenté de le faire avec les CPE indirectement.
      Finalement la CAQ ce sont des libéraux aves seulement la tuque des Patriotes.

      M.Bariteau ,j'aime vous lire ,mais ce matin votre suggestion de la création d'un parti politique je touve que vous poussez trop loin le
      bouchon ;s'il vous plait ,,,,,

    • Claude Bariteau - Abonné 18 juin 2020 18 h 28

      Pas du tout. Mme Nicolas a écrit :

      « Tout le personnel des écoles qui ne fait pas partie du problème doit s’engager à faire partie de la solution. Tous ces parents qui souhaitent que les élèves puissent développer leur potentiel peu importent leurs origines doivent se mobiliser afin que les parents d’enfants racisés ne se sentent plus seuls à porter le fardeau du combat. Ensemble, on peut arriver à l’incarner un peu mieux, cette fameuse égalité des chances ».

      J'ai compris qu'elle appelle à une mobilisation dont la suite ne peut être qu'une action politique, du moins, à mes yeux.