Une affaire d’Anglais

Le Brexit, officiellement consommé depuis trois jours, est essentiellement une affaire d’Anglais. Ce long feuilleton, commencé le 23 juin 2016 par un vote de 52-48 % et achevé le 31 janvier 2020 (dans la foulée d’une éclatante victoire conservatrice en décembre… avec 43,6 % des voix), était « British » du début à la fin, dans ses moindres détails.

Le cirque incessant aux Communes, les rappels à l’ordre à répétition d’un sympathique et clownesque président de la Chambre, le rôle des médias (les fameux tabloïds, si influents là-bas), les arguments présentés, l’absence de vrai débat sur les graves problèmes de l’Europe ou la question de la souveraineté nationale au XXIe siècle… tout cela était marqué, et obscurci, par des références strictement anglo-anglaises.

Ce pays et ses habitants sont un cas unique : Charles de Gaulle l’avait bien compris dans les années 1960, opposant son veto à leur entrée dans l’Europe… parce qu’il prévoyait avec raison une montagne de problèmes pour l’Union.

L’exemplarité du Brexit pour le reste de l’Europe et du monde est faible. Comment ? Le Royaume-Uni de 2020, exemple digne d’inspirer les petites nations dans leur lutte pour exister contre les grands ensembles ? Sans blague ? Le Royaume-Uni, qui a assujetti plus de petites nations dans son histoire que tous les empires avant et après lui ?

Plutôt « l’illusion de grandeur » d’un ex-maître du monde, qui par ce moyen s’imagine peut-être retrouver, au XXIe siècle, son influence du XIXe… mais sans devenir le « petit caniche » de Washington ou de Pékin !

D’ailleurs — on verra pour la suite, des négociations s’engagent maintenant pour 11 mois sur la future relation commerciale avec le Continent —, jusqu’à maintenant, le Brexit n’a pas fait de « petits ». Pas un seul.

L’unité des « 27 » dans les négociations face à Londres, tout au long de ces trois années, a été compacte et exemplaire. Pas même l’Italie de Matteo Salvini ou la Hongrie de Viktor Orban (deux éminents nationalistes) n’ont été tentées de suivre le modèle Brexit.

 
 

Affaire d’Anglais, de bons vieux Anglais, le Brexit l’est aussi dans son imposition aux petites nations dépendantes du Royaume-Uni que sont l’Écosse et l’Irlande du Nord, entraînées contre leur gré (elles avaient voté « non », respectivement à 62 % et 56 %) dans une aventure dont elles n’ont jamais voulu.

Le Royaume-Uni est à 85 % anglais… et les nations minoritaires en son sein (il y en a trois) sont aujourd’hui priées « d’écraser ». Le premier ministre, Boris Johnson, a opposé une fin de non-recevoir à la tenue d’un second référendum d’autodétermination en Écosse. Il est également hostile à toute autodétermination des Irlandais pour retrouver leur unité. Il fait valoir que, pour les équilibres internes au Royaume-Uni, rien n’a changé ! La belle affaire…

Les nationalistes prompts à brandir l’exemple anglais — ce qui est savoureux, venant de Québécois — pourraient aussi se demander, sérieusement, pourquoi les nationalistes écossais (et avec eux, les catalans) sont si europhiles. Pourquoi, dans le cas écossais, le départ de l’Union européenne est si douloureusement vécu… par les indépendantistes ! Pourquoi, peut-être avec un brin de naïveté, les Carles Puigdemont et Oriol Junqueras ne cessent d’en appeler aux idéaux européens pour défendre leur cause.

Ce ne sont pas là que de petits paradoxes, à expédier d’un coup de plume. Ce sont des questions fondamentales, auxquelles un Jacques Parizeau répondait, par exemple, en disant que la souveraineté de petites nations prospères est possible, dans le monde moderne, à condition qu’elles soient intégrées dans de grands ensembles économiques.

 
 

Certes, l’Union européenne, ce qu’elle est devenue, méritait et mérite d’être critiquée.

Le passage à l’euro était une erreur. L’ambition fédérale des technocrates « super-européens » était une utopie. L’Europe est devenue trop politique. La persistance du fait national a été gravement sous-estimée, et méprisée. Avec ou sans les Anglais, les forces de la désintégration sont toujours présentes ; elles appellent des réponses urgentes.

Mais peut-être le Brexit sera-t-il finalement une bonne chose pour l’Europe… et même une chance de rebâtir l’Union sur des bases différentes, débarrassée de ce qui était devenu un corps étranger.

François Brousseau est chroniqueur d’information internationale à Ici Radio-Canada.

21 commentaires
  • Serge Lamarche - Abonné 3 février 2020 05 h 05

    Euro une erreur?

    Pas du tout. Une seule monnaie est ce qui unit le plus les États. Regardez les États-Unis. Ils sont tellement plus forts depuis qu'ils ont une seule monnaie.
    Le reste de l'article, j'en suis d'accord. L'Angleterre va reconquérir le monde et le faire payer comme dans le bon vieux temps. MAGA, Make Anglelala Great Again.

    • Richard Ferland - Abonné 3 février 2020 12 h 49

      L'euro lorsque adopté dans certains pays comme l'Italie n'a pas été vécu facilement. Tout est devenu plus cher dans ce pays. Les pays à faible économie par rapport aux pays de l'union avec économie forte en on pâtie lors de l'application de l'euro dans leur pays. D'ailleurs l'union a appris. Les nouveaux arrivant avec faible économie comme la République tchèque membre de l'union n'utisile pas encore l'euro comme la monnaie du pays. On attend que l'économie soit assez forte.

    • Serge Lamarche - Abonné 4 février 2020 17 h 00

      Il y a un petit pays de l'Euro qui ajuste ses salaires et prix selon son PIB je crois. Ce qui a le même effet que d'avoir sa monnaie tout en ayant l'Euro.
      Il n'y a pas de vraie raison que tout devienne plus cher. À moins que les producteurs locaux se mettent à exporter trop pour de plus grands profits. La monnaie n'est pas le problème mais l'avidité.

  • Jean Lacoursière - Abonné 3 février 2020 06 h 35

    François Brousseau écrit :

    « Affaire d’Anglais, de bons vieux Anglais, le Brexit l’est aussi dans son imposition aux petites nations dépendantes du Royaume-Uni que sont l’Écosse et l’Irlande du Nord, entraînées contre leur gré (elles avaient voté « non », respectivement à 62 % et 56 %) dans une aventure dont elles n’ont jamais voulu. »

    Franchement... .

    Ces petites nations n'ont qu'à s'organiser des référendums et à voter leur séparation du Royaume.

    • Pierre Fortin - Abonné 3 février 2020 12 h 43

      Si la décision de quitter l'Union européenne (UE) est bien une affaire britannique (dont il faudrait exclure les Écossais et les Irlandais du Nord) les raisons qui ont mené au Brexit, elles, sont bien européennes. C'est que l'Union européenne n'est pas l'Europe et le projet qu'elle a imposé apparaît de plus en plus fondamentalement antieuropéen aux yeux des peuples nationaux qui réclament leur souveraineté et davantage de démocratie.

      Lors de sa dernière intervention au Parlement européen avant que le départ de la Grande-Bretagne ne soit définitif, Nigel Farage déclarait « we love Europe, we just hate the European Union. It’s as simple as that. », en ajoutant :

      « En 2005, j'ai vu la Constitution rejetée par les Français par référendum, rejetée par les Hollandais par référendum. Et je vous ai vus vous, dans vos institutions, les ignorer. Ramener [la constitution] en tant que traité de Lisbonne et vous vanter que vous pouviez le faire passer sans référendum [...] » [Rappelons que les Irlandais, qui avaient voté « non » à ce projet de constitution, avaient été contraint de voter de nouveau].

      « J'espère que [le Brexit] signe le début de la fin de ce projet. C'est un mauvais projet. Il est non seulement non démocratique, mais il est antidémocratique. »

      Les instances européennes ont démontré maintes fois qu'elles n'ont que faire du vote ou de l'opinion des peuples européens, ce qui est de plus en plus évident et qui pèse de plus en plus lourd dans l'Union. Une fois le choc du Brexit absorbé, l'UE n'aura d'autres choix que de remettre en questions ses fondements. Du moins le devrait-elle.

    • Françoise Labelle - Abonnée 4 février 2020 07 h 43

      M. Lacoursière,
      Comme la Catalogne, par exemple? Bojo a bien dit qu'il s'opposera à d'autres référendums. Une opposition à la madrilène?
      Bojo n'a qu'à tenir compte, dans les négociations, à venir de la volonté des écossais, des gallois et des irlandais exprimée lors du vote du Brexit, respect qui s'est traduit historiquement par la disparition des langues celtiques. Seule la volonté des brexiters comptait?

    • Françoise Labelle - Abonnée 4 février 2020 08 h 01

      M. Fortin,
      Citer Farrage, faut le faire. On entend les échos du love-in de Montréal en 1995: «On vous aime mais pas vos gouvernements qui exercent le pouvoir!».
      L'autrichien d'extrême-droite Heinz-Christian Strache, un europhobe notoire, est tombé après s'être vanté de recevoir des fonds de Poutine. Des soupçons pèsent sur Salvini également.
      Vous tombez dans le panneau signalé par M.Brousseau en confondant le nationalisme trumpien d'un pays souverain avec le combat des nations sans état. USA über alles! La GB n'est pas entrée de force dans l'UE; elle y voyait son profit. On est très loin de l'imposition sans référendum des constitutions canadiennes.

    • Claude Bariteau - Abonné 4 février 2020 09 h 10

      Ni le pays de Galles, ni l'Écosse, ni l'Irlande du Nord n'ont voté pour le Brexit. Ce sont les Britanniques (?) de l'Angleterre, l’unité la plus populeuse du Royaume-Uni, qui ont quitté l'UE après en avoir tiré avantage jusqu'au jour où il fallait penser UE avant l'Angleterre, ce qui fut impensable car très « unconfortable » pour les habitants de l'Angleterre.

      Pour De Gaule, le Royaume-Uni n'avait pas sa place au sein de l'UE, car tout ce qui marqua l'histoire de l'Angleterre, qui dirige le Royaume-Uni, allait dans le sens contraire des ambitions de l'UE sur les plans économiques, sociaux et politiques. Il n'avait pas tort.

      Le Royaume-Uni ayant quitté l'UE, celle-ci connaitra d'autres problèmes. L'un est relié à son statut de confédération qui laisse des marges de manœuvre aux États membres, la plus imminente n’étant pas des sorties majeures, mais des revendications pour un contrôle par la base des décisions des eurocrates qui mènent le bal à l’aide de l’Allemagne pour ses fins économiques, associées à l’euro, et la France pour ses ambitions politiques, associées à une centralisation du pouvoir, y compris celui des forces militaires.

      Or, les revendications à la base, y compris en France et en Allemagne, ciblent le modèle faussement confédéral qui s’est développé pour agglutiner d’autres États et étendre le modèle économique prisé pas l’Allemagne.

      Pour des analystes américains, l’UE n’aurait d’avenir qu’en copiant le modèle américain de fédération qui s’est imposé après la Guerre de Succession. Il implique une armée centralisée, une monnaie sous contrôle central avec des ajustements régionaux, un système électoral avec deux chambres, un président et le déploiement d’une économie planétaire.

      En Europe, ce modèle est en porte-à-faux en Europe alors que la démocratie pratiquée dans l’UE, les écarts entre les unités et la problématique de l’environnement sont au cœur des préoccupations des États membres. Il faudra une étincelle pour que le modèle actue

    • Pierre Fortin - Abonné 4 février 2020 11 h 17

      Madame Labelle,

      Que ce soit Nigel Farage ou quelqu'un d'autre qui ait prononcé ces paroles m'importe peu, c'est la teneur du propos qui est important. Les dirigeants de l'Union européenne se sont bel et bien comportés comme il le mentionne et le déficit démocratique qui s'est creusé par leur faute devra être comblé tôt ou tard.

      N'allez pas croire que les Européens sont dupes de ce qui leur fut imposé, ce qu'il convient d'appeler une supercherie, et qui les empêche aujourd'hui, entre autres défaillance, d'articuler une politique étrangère supportée par les 27 pays au moment où l'évolution du contexte international exige que l'Europe se manifeste et défende une politique commune claire et affirmée. Croyez-vous que, dans cette Union européenne où l'unanimité est de mise la Pologne, les pays baltes, l'Italie ou le Portugal partagent les mêmes ambitions et les mêmes convictions ?

      Il faut beaucoup plus qu'une élection gagnante pour réaliser le rêve d'une Europe unifiée et solidaire et ce n'est pas en trompant leurs peuples que les politiques y arriveront.

    • Serge Lamarche - Abonné 4 février 2020 17 h 09

      L'Europe a tout avantage à rester unie et à s'agrandir. Aucun de leurs problèmes ne sont bien différents de ceux des grands pays comme la Chine ou les États-Unis. Chacunes ont des régions riches et des régions pauvres. Même le Canada a des gens qui se plaignent la bouche pleine car ils sont avides. Ces gens-là seraient les premiers à souffrir de séparations.

  • René Bourgouin - Inscrit 3 février 2020 07 h 31

    UE: machin anti-démocratique

    M. Brousseau, fidèle à son habitude, défend les machins supra-nationaux contre la souveraineté nationale.

    Il omet de mentionner que le Pays de Galles, l'une des trois «nations» minoritaires dont il parle, a voté Brexit. Ça ne cadrait pas avec son narratif...

    Il omet de mentionner toute l'idéologie libérale imposée par les traités européens.

    Il omet de mentionner la stagnation de la zone euro et l'état désastreux de la France, en état de quasi insurrection, sous la férule président europhile fanatique.

    Le Brexit ne fait pas de petits peut-être parce qu'on n'a pas demandé formellement, dans des référendums, aux populations de se prononcer... On pourrait avoir des surprises...

    • Pierre Desautels - Abonné 3 février 2020 10 h 01

      "M. Brousseau, fidèle à son habitude, défend les machins supra-nationaux contre la souveraineté nationale."

      Foutaise. Il faut lire son texte jusqu'à la fin :

      Certes, l’Union européenne, ce qu’elle est devenue, méritait et mérite d’être critiquée.

      "Le passage à l’euro était une erreur. L’ambition fédérale des technocrates « super-européens » était une utopie. L’Europe est devenue trop politique. La persistance du fait national a été gravement sous-estimée, et méprisée. Avec ou sans les Anglais, les forces de la désintégration sont toujours présentes ; elles appellent des réponses urgentes."

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 3 février 2020 21 h 35

      « Foutaise» ? Pour qui l'écoute à la SRC, le Brexit est le lot de nostalgiques de l'empire. Il faut franchement ne pas avoir couvert Farage pour écrire les bêtise qu'il nous sert. «Le passage à l'euro était une erreur», maintenant que les faits lui donnent tort, il se range, mais dans quelle mesure a-t-il traité ceux qui soulignaient précisément son dernier paragraphe? Il les traitait de populistes... Remarquez même son dernier mot, «corps étranger». C'est l'UE qui est devenue étrangère aux premiers traités de libre-échange en devenant ce coprs antidémocratique, l'Angleterre, elle, est simplement restée fidèle aux principes fondateurs .

      Je salue le lecteur Pierre Fortin qui nous a traduit le discours de Farage, que Brousseau ne nous aura jamais présenté correctement. La chronique de ce matin aurait pu être la synthèse du parcours de Farage, rarement a-t-on vu une telle détermination, on se foutait de sa gueule il y a près de 17 ans, il aura réussi à contraindre le parti conservateur à organiser le référendum, à le gagner, et à faire advenir le Brexit. C'est son triomphe et Farage termine sa carrière en QUITTANT son siège, on ne peut pas dire qu'il s'accroche au pouvoir.

      L'exemplarité est ÉNORME. Ces chroniqueurs se battent pendant des années pour discréditer des thèses qu'ils jugent folles et quand la réalité de ces thèse survient, ils continuent le mépris, sans voir que c'est ce dernier qui les empêche de saisir ce qui se passe.

      Ça ne devait pas arriver, c'est arrivé pareil, comment explique-t-on ? « Affaire d’Anglais, de bons vieux Anglais,»
      On réduit ça à «l'ontologie» alors même que Brousseau affirme pour d'autres contradictions que « [c]e ne sont pas là que de petits paradoxes, à expédier d’un coup de plume.» Pas exemplaire : ce sont de bons vieux anglais / le paradoxe des petites nations : on peut pas expédier... Voilà un double standard... exemplaire.

    • Françoise Labelle - Abonnée 4 février 2020 08 h 32

      M.Gil,
      Le tsar Poutine vous aime. Un climato-négationiste doit apprécier le grand Farrage, qui a omis de déclarer les fonds reçus lors du référendum pour ses dépenses personnelles et sa demeure par des sources externes (Arron Banks). Il fallait le voir perdre les pédales lors d'une entrevue avec la BBC qui l'interrogeait sur ses liens avec Poutine et ses opinions climato-négationistes.
      Son rapport à la réalité est, comme les négationistes, à l'avenant. Auteur du slogan massue repris par Bojo: «On envoie 350 millions d'euros à Bruxelles alors qu'on pourrait les consacrer à la santé», il a ensuite reconnu qu'il ne pouvait garantir ces transferts. En effet, c'est pas l'UE qui empêchait la droite au pouvoir d'investir en santé.
      Dans sa campagne anti-immigration accusant les immigrants de crimes sexuels, il a diffusé une image trafiquée d'une pancarte portée par une britannique: «My door are open for immigrants» qui est devenue «My legs are open for immigrants». Il suffit de faire une recherche à ukip lies pour compléter le portrait du grand Farrage incompris.
      « Nigel Farage spread ‘fake news’. I know, because I took the real picture » The Guardian, 2018

  • Bernard Terreault - Abonné 3 février 2020 08 h 23

    Probablement bon pour l'UE

    Mais l'UE devrait aussi montrer la porte à ces pays de l'Est qui n'y sont que par opportunisme, pour jouir de subventions de tout genre, tout en essayent constamment de se dérober à leurs obligations et aux règles.

  • Bernard LEIFFET - Abonné 3 février 2020 08 h 32

    Aussi une affaire d'Anglais au Québec, non?

    Affirmer que les « bons vieux Anglais » sont revenus à leur base traditionnelle avec le Brexit!. Comme il fallait marquer l'évènement haut et fort, le drapeau de l'Union Jack et la cornemuse en tête, on en a profité pour assommer l'Écosse dont une majorité ne veut rien savoir de la monachie britannique choisissant plutôt un groupe d'états, forts de leur monnaie commune l'Euro!
    Dire que l'Europe est un noyau où règne surtout la politique n'est qu'une avancée bien timide des choses. Quels sont les pays démocratiques qui ne font pas de politique? Le Pouvoir mène le monde, comme on peut le voir aux États-Unis dont on essaie de chasser un président, en Chine où une épidémie fait des ravages chez elle, dont on espère une issue rapide. La liste est longue en alignant la Corée du Nord, l'Iran, etc.
    Bien sûr, nous sommes aux premières loges pour constater combien il devient de en plus difficile de diriger un pays et de satisfaire tous les citoyens. Alors, comme pour tous les autres, des moyens plus ou moins honnêtes sont employés pour arriver à ses fins! Faire la critique des autres nations permet de s'éloigner de notre situation tant politique que financière. Sur ce dernier point. il faut mettre les points sur les Ì, notre dollar canadien vis-à-vis l'euro ne vaut pas grand chose, ce qui en dit long sur l'état des lieux! Même chose en regard du dollar américain!
    À la veille du choix d'un chef conservateur, l'abnégation de la langue et de la culture françaises étant refoulée tant par par les Anglais du ROC que par des Québécois, issus de familles francophones, qui ont tronqué le Québec pour le Dominion, doit-on passer tout cela sous silence? Mêmes nos dirigeants actuels de la CAQ, sondage en tête àvec seulement 42 %, se préoccupent peu de l'équilibre linguistique, comme d'ailleurs de l'état lamentable de notre environnement dévasté par les compagnies forestières.
    Bref, la politique est aussi vile qu'ailleurs!