L’ami américain

En 1985, Robert Bourassa avait lancé à Washington son livre intitulé l’Énergie du Nord (Power from the North). Pour lui donner un peu d’écho chez nos voisins américains, il avait demandé à James Schlesinger, secrétaire à l’Énergie dans le gouvernement de Jimmy Carter — et ancien directeur de la CIA — d’en écrire la préface.

Une fois redevenu premier ministre, M. Bourassa lui avait également confié la présidence d’un comité composé de personnalités prestigieuses, dont la mission était de faire la promotion de l’hydroélectricité québécoise chez nos voisins américains.

Entre-temps, M. Schlesinger s’était joint à la firme Lehman Brothers, de triste mémoire, à laquelle la vente des obligations du Québec et d’Hydro-Québec assurait d’intéressants profits.

Si le premier ministre Legault décidait de publier un livre sur son propre projet de « Baie James du XXIe siècle », le maire de New York, Bill de Blasio, serait certainement un candidat de choix pour la préface.

Le Green New Deal qu’il a proposé cette semaine semble presque trop beau pour être vrai. Ce serait non seulement une excellente affaire pour Hydro-Québec, qui ne sait plus quoi faire de ses surplus d’électricité, mais il apporte aussi une caution inespérée aux prétentions de M. Legault, qui entend faire du Québec « la batterie verte de l’est de l’Amérique du Nord ».

 
 

Au départ, on s’était moqué de ce qui ressemblait à un nouveau coup de marketing visant à faire parler de la CAQ, après le flop du projet Saint-Laurent. « C’est grand, c’est grand. Je veux que le Québec devienne le centre, l’opérateur, le producteur d’énergie le plus important dans le nord-est de l’Amérique du Nord », avait déclaré M. Legault au congrès de la CAQ, en novembre 2016, promettant de faire « exploser » les exportations d’électricité.

Il ne lui suffisait pas d’en vendre aux provinces voisines et aux États de la Nouvelle-Angleterre ; il voulait aussi former des partenariats financiers avec les acheteurs éventuels, qui pourraient être copropriétaires des futurs barrages. Il envisageait même une association avec Ottawa.

Dire que sa proposition n’a pas suscité un grand enthousiasme serait un euphémisme. Le premier ministre Couillard l’a jugée passéiste. Selon lui, la grande époque de l’hydraulique était révolue. L’avenir appartenait au solaire et à l’éolien. Le président d’Hydro-Québec, Éric Martel, a également pris ses distances.

Au lendemain de son élection, M. Legault a été poliment éconduit par son homologue ontarien, Doug Ford, comme il l’avait été par sa prédecesseure, Kathleen Wynne, qui l’avait même accusé d’avoir déformé ses propos à sa convenance. Il a seulement réussi à provoquer la colère de Bernard « Rambo » Gauthier quand il a proposé de compenser la perte d’emplois dans le secteur nucléaire en Ontario par l’embauche de travailleurs ontariens sur les chantiers des futurs barrages.


 
 

Après l’entente avec le Massachusetts, le contrat que le maire de New York entend conclure d’ici la fin de 2020 fait maintenant passer le premier ministre pour un visionnaire. Voilà qu’il évoque à nouveau la construction d’un barrage sur la rivière Petit-Mécatina, sur la Basse-Côte-Nord, de même qu’un partenariat avec Terre-Neuve à Gull Island, au Labrador, où la construction interprovinciale d’une centrale au fil de l’eau d’une puissance de 2000 mégawatts avait déjà été envisagée il y a une quinzaine d’années.

Même le projet éolien Apuiat, que M. Legault avait écarté l’automne dernier, pourrait maintenant être réactivé, ce qui permettrait aux relations avec les Innus de prendre un nouveau départ. Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, a assuré qu’il aurait priorité sur tout autre projet.

Sans vouloir être rabat-joie, il y a cependant loin de la coupe aux lèvres. Malgré ses amis américains, Robert Bourassa n’a jamais réalisé son rêve d’une Baie James 2. Qui va payer pour cette ligne de transport et le câble sous-marin qui doit traverser le lac Champlain ? L’enthousiasme du maire Blasio fait sans doute plaisir à voir, mais on n’a pas encore entendu le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, qui aura un gros mot à dire.

Permettre à nos voisins d’accéder à des sources d’énergie non polluantes est sans doute une façon de contribuer à la lutte contre les changements climatiques, que le premier ministre ne manquera certainement pas d’inclure dans les grandes orientations de son gouvernement en matière d’environnement qu’il présentera au conseil général de la CAQ, les 25 et 26 mai prochain.

Cela ne dispense cependant pas le Québec d’augmenter ses propres efforts. Pour le moment, le gouvernement semble plutôt vouloir aider les autres à en faire. Par exemple, en accueillant et en liquéfiant le gaz albertain qui permettra aux consommateurs européens d’abandonner le charbon. Apparemment, ce qui se passe avant que le gaz arrive ici ne nous concerne pas.

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17 commentaires
  • Jacques Gagnon - Inscrit 27 avril 2019 01 h 04

    Porteurs d'eau qui voient grand

    Il semble bien que tout passe par des méga-projets par ici. Nous sommes des constructeurs de pyramides, nos pharaons s'appellent Bourassa, Charest «le grand bâtisseur» qui s'étaient lui-même couronné pour son Plan Nard demeuré imaginaire. L'avantage avec les grands projets, c'est qu'ils font rêver pendant des années, voire des décennies. Nous ne sortirons pas de sitôt de notre bien-être social canadien, de notre infériorité comme se plait à le répéter notre premeir ministre, de quoi rouler encore une couple d'élections sur le thème. Voyons donc plus réaliste, multiple et créatif.

    • Jean-François Trottier - Abonné 27 avril 2019 10 h 39

      ...alors qu'il serait si simple d'ajouter des moyens de production d'électricité locaux partout.

      Des panneaux solaires ou des éolioennes quasi-silencieuses (oui, ça existe!) horizontales sur les toits des buildings, blocs d'appartements et maisons des villes, économiseraient l'électricité des grands barrages déjà existants pour la vendre ailleurs ou créer de nouvelles industries ici, selon les marchés à long terme.

      Je n'ai rien contre ce qui a déjà été fait... parce que c'est fait.
      Mais apprenons je vous prie!
      Les grands barrages créent de l'emploi le temps qu'on les fait. Les petites unités créent des emplois permanents partout pour installation et entretien.

      C'est ben effrayant de voir tous ces espaces non-utilisés dans nos villes : le toit, pour créer de l'électricité (ou un jardin s'il est plat, et parfois les deux). Les murs, pour les couvrir de végétation, tuer les îlots de chaleur et purifier l'air.

      Et puis ça serait magnifique!

    • Pierre Raymond - Abonné 27 avril 2019 13 h 24

      ...oui et on l'exporte à 3¢ !!!
      Alors pourquoi ne pas servir les actionnaires (Les résidents non corporatifs québécois) à 3¢ et vendre aux entreprises locales et exporter à 7¢ ou plus?

    • J-F Garneau - Abonné 27 avril 2019 17 h 11

      @Pierre Raymond parce que les voisins américains produisent leur electricité à 3 cents, utilisant le gaz de schiste ou le charbon. 3 cents c'est mieux que zero dans le contexte ou il n'en coûte pas plus cher pour produire ladite electricité. L'electricité non-vendue n'est jamais récupérée.

    • Raymond Labelle - Abonné 28 avril 2019 07 h 10

      On pourrait utiliser davantage nos surplus ici par le développement du transport électrique en commun, comme par exemple le moteur-roue, une belle technologie québécoise qui pourrait servir, entre autres, au transport entre Québec et Montréal - de passagers comme de marchandises. Ou de l'expansion du métro à Montréal, ou de trains légers, possiblement aussi à Québec et à Gatineau.

      C'est fatigant cette mentalité de tout d'abord exporter les ressources naturelles, relent de l'esprit colonial. Oui, je sais, l'hydroélectricité n'est pas qu'une ressource naturelle, mais c'en est une en partie.

      Il est vrai que si les États-Unis se convertissaient à l'énergie verte et voulaient s'approvisioner davantage en hydroélectricité, il ne serait pas en soi mauvais d'y exporter la nôtre - mais on ne peut compter là-dessus et on dirait qu'on ne pense qu'en ces termes seulement.

      Pour les curieux, à propos du moteur-roue, un topo de l'émission découvertes (+-13 minutes):

      https://www.youtube.com/watch?v=rhqs91DIp1A

    • Raymond Labelle - Abonné 28 avril 2019 07 h 31

      En cherchant sur le moteur-roue j’ai fait une terrible découverte : Hydro-Québec s'est départie de sa filiale qui avait conçu et développé cette technologie. À une entreprise américaine.

      Qui se concentrera sur la voiture individuelle électrique plutôt que le transport en commun.

      La transaction a été annoncée le 22 juin 2018. Une date où on sait que la population est inattentive... et plusieurs journalistes curieux près des vacances. Choix suspect de date pour une telle annonce. Le topo de TVA : https://www.tvanouvelles.ca/2018/06/22/hydro-quebec-vend-la-filiale-de-son-moteur-roue-tm4-pour-165-m-1

      Bon, c'est la nouvelle officielle avec les gens du gouvernement et les parties à la transaction comme seuls intervenants, ou presque. Il nous manque la version des journalistes d’enquête…

      Beaucoup de questions: comment il se fait que quelque chose à haute valeur technologique (que l'on s'entête à ne pas utiliser pour nous-mêmes) développé par des investissements importants de fonds publics au Québec pour aboutir à un joyau technologique soi vendu à une entreprise américaine? Combien de fonds publics ont été investis là-dedans?

      HQ va conserver 45% des actions avec droits de veto et conserverait des droit sur des brevets, si la valeur augmente, HQ en profitera aussi, Dana (l’entreprise américaine) est peut-être dans une meilleure position pour faire croître la valeur. Mais, considérant l’énorme potentiel de cette technologie de moteur électrique, 165 millions ça me semble bien peu

      Je ne suis pas un expert, c’est peut-être correct, mais…. ça vaut plus d’examen et ça vaudrait de mettre des journalistes là-dessus pour s’en assurer.

    • Raymond Labelle - Abonné 28 avril 2019 08 h 49

      22 juin 2018 – le PLQ sait qu’il pourrait perdre les élections en octobre 2018. Dernière chance pour faire la transaction avant qu’il ne soit trop tard (un peu de parano).

      Aurait-on pu utiliser cette technologie pour nous-mêmes? En développer l’utilisation et le marché par nous-mêmes? Envisagé – Couillard avait montré même une préférence pour cette option pour le transporte Montréal-Québec: en novembre-décembre 2017 (p. ex. : reflété dans cet édito de Dutrisac) : https://www.ledevoir.com/opinion/editoriaux/514521/monorail-ou-tgv-montreal-quebec-une-liaison-tout-electrique-s-impose )

      Et on n’en parle plus. Et en juin 2018, on a vendu la technologie. Pour une bouchée de pain (165M$). 22 juin 2018 – le PLQ sait qu’il pourrait perdre les élections en octobre 2018. Dernière chance pour faire la transaction avant qu’il ne soit trop tard. Tiens donc.

      Si on voulait l’utiliser, faudrait-il l’acheter à Dana?

      La saga de cette technologie est assez particulière. HQ l’a développée et a souvent pensé la vendre. En tentant de garder la chose assez secrète.

      A-t-on eu peur que l’on développe une certaine fierté qui aurait pu nuire à une vente?

      On dirait que la première chose à laquelle on pense, c’est se vendre.

      On pourrait faire tellement mieux, même si on ne fait pas l’indépendance. Au moins agissons bien avec les pouvoirs que l’on a. Et ça tombe en pleine effervescence pour réorienter l'économie pour diminuer les émissions de GES - maudit bon temps pour brader un joyau technologique dont la valeur vient d'augmenter. Développée à partir des fonds publics du gouvernement du Québec.

      Et je trouve qu’on en parle bien peu. Que trouverait-on si on grattait?

      Colère.

    • Raymond Labelle - Abonné 28 avril 2019 08 h 56

      Oui M. Trottier - il faudrait penser plus et mieux et ensuite, agir mieux. Utiliser notre propre ressource de manière audacieuse et créative que l'on a en surplus, ici. Pas se limiter à désepérement tenter de la vendre ailleurs, ce qui pourrait marcher ou pas et qui est aléatoire.

    • Raymond Labelle - Abonné 28 avril 2019 09 h 52

      C'est la filiale TM4 qui est l'objet de la transaction - qui est le moteur électrique plus généralement, et comprend le moteur-roue.

      À la fin du topo de TVA, la journaliste parle de coentreprise (joint ventures) et non pas de cession proprement dites.

      On ne parle de "veto" sur les brevets qui resteraient à TM4 (et donc HQ), mais les brevets ont-ils été cédés? Probablement.

      Beaucoup de choses pas claires.

      Bref, on nous-z-en a-tu passé une vite?

      Et, encore une fois, on en entend bien peu parler.

      Devoir, un os à ronger ici.

  • J-F Garneau - Abonné 27 avril 2019 04 h 54

    Des idées, petites et grandes

    Le Québec, on l’oublie facilement, a été un pionnier en ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui, l’énergie propre.
    Les innovations québécoises sont multiples. L’invention de la ligne de transmission à haute tension 735Kv. Les barrages souterrains. Lignes en courant continu. Nous avions même inventé le moteur roue électrique bien avant Tesla.

    Ceux qui ronchonnent qu’on est “nés pour un petit pain” sont les premiers à lever le nez sur l’innovation québécoise en matière d’énergie.Plutôt que d'en faire notre fierté, ils préfèrent faire du Bourassa-bashing, et ils sont aussi les premiers à convaincre tout le monde qu’Hydro Quebec sont des bandits puisqu’ils augmentent les tarifs (on veut le beurre et l’argent du beurre) et convaincre qu’au fond l’hydro électricité “pollue” beaucoup… puisque les bassins créent des “désastres” environnementaux. Evidemment leur “plan B” de fourniture d'énergie est de vivre dans la noirceur.

    Les américains, après avoir acheté de l'électricité au Québec, produisent maintenant leur électricité au charbon ou au gaz de schiste pour quelques cents au kWh, ce qui a réduit le marché d’Hydro-Québec… temporairement. Vivement un Premier Ministre qui a des idées.. petites et grandes. Arrêtons d’avoir peur d’avoir peur et de manger du prochain. Nous devrions nous positionner en experts mondiaux de l’énergie renouvelable, au lieu de s’enfarger dans les fleurs du tapis. Le Québec pourrait et devrait être un centre modial d'innovation en électricité. Cela prend un peu de vision et de suspendre le cynisme l'instant de faire quelque chose de positif.

    Aussi, si les québécois acceptaient de payer leur électricité au prix médian du marché européen, on pourrait, nous aussi se créer un “fond souverain” de plusieurs milliards en une décennie. Investir dans notre futur.

    (Prix à Montréal 7.13 cents kW/h. Prix moyen en europe 30.7 cents. Prix au Danemark et en Allemagne 45.0 cents)

    • Pierre Robineault - Abonné 27 avril 2019 16 h 02

      À partir de votre "nés pour un petit pain", je me permets d'emprunter aux jadis Paul et Paul devenus Ding et Dong puis Pôpa et Môman ce bout de phrase hilarant, pour appuyer le coeur de vos propos. Ils disaient: "Quand on est né pour un p'tit pain, on ne peut pas faire des sandwichs pour trout l'monde!"

    • Raymond Labelle - Abonné 28 avril 2019 07 h 33

      HQ vient de vendre sa filiale qui a créé le joyau technologique du moteur-roue grâce à des fonds publics à une compagnie américaine. A été annoncé le 22 juin 2018. Détails dans une intervention précédente.

    • J-F Garneau - Abonné 28 avril 2019 10 h 27

      Monsieur Labelle, ce que vous appelez le "joyau technologique" a été "tablétté" par le gouvernement Parizeau, dès son arrivée au pouvoir. Parizeau a demandé à HQ de vendre le projet dès 1995. Sans le support du gouvernement, le projet était destiné à vivoter, et éventuellement mourir.
      Le gouvernement précédent de Johnson avait annoncé un plan ambitieux et un investissement majeur afin de développer une voiture électrique québécoise avent 2000. La technologie, le prototype, les brevets... le projet est à bout touchant quand Parizeau "tire la plug" et demande à HQ de tout vendre. Lorsqu'on lit sur le projet, on se rend compte à quel point la technologie développée est proche de ce que nous retrouvons aujourd'hui comme technologie.
      Pour moi, la question est moins de savoir pourquoi le gouvernement a vendu en partie les restes de la compagnie en 2018, mais plutôt de savoir pourquoi Parizeau avait tué le projet en 1995.
      J'avance 2 raisons:
      1- Avec son "plan O", Parizeau demande à Hydro-Québec et à la Caisse de dépôt de "geler" des réserves liquides de 17 milliards de dollars. Pas le temps de se lancer dans l'innovation et dépenser 100 millions sur l'auto électrique, on le veut not' pays.
      2- Il est impossible pour les québécois de mâcher du chewing gum et marcher en même temps, donc si HQ doit augmenter les tarifs, on sera critiqués pour supporter des projets "fous et pharaoniques" débutés par les libéraux par surcroit.

      Ce qui fait qu'encore aujourd'hui le mandat "politically correct" de HQ est de faire du "service à la cliemtèle" et "communiquer avec ses clients". Pour la vision et les joyaux technologiques, il faudra repasser. On a malheureuesement le HQ qu'on mérite.

    • Raymond Labelle - Abonné 28 avril 2019 17 h 23

      Merci M. Garneau. Pour tous les lecteurs, pas juste pour moi. On parle bien peu de ces choses, qui sont peu connues.

      Il semble que HQ avait encore la propriété intellectuelle avant cette dernière vente - même si on n'a pas bien agi précédemment. Reste à savoir ce qu'il est advenu de cette PI et si cette transaction en est une essentiellement de PI. Les médias de masse ne sont pas assez curieux et bavards à propos de ce genre de choses me semble-t-il. Il s'agit d'enjeux fondamentaux sur l'orientation générale économique de l'État québécois.

      Avec une histoire plus complète, on dirait que cet esprit de vendre vite plutôt que de réfléchir et d'exploiter soi-même dans des projets originaux différents de ce qui s'approche de la vente de ressources naturelles est plus atavique que je ne l'aurais craint.

      Peut-être que ça se justifierait en fouillant au-delà des apparences - mais ça donne une bien mauvaise impression.

    • Raymond Labelle - Abonné 28 avril 2019 23 h 51

      Suis tombé sur cet excellent résumé-documentaire à la fois du développement du moteur-roue, avec explications technos, et à la fois par son abandon par HQ - semant la consternation parmi les personnes des laboratoires qui avaient développé ce qui était à l'époque, une extraordinaire innovation.

      Beaucoup de justifications dans le genre, pour abandonner: ça coûte cher à investir, et si on le vendait. OU encore, on est trop petit pour faire ça. L’équipe a démissionné en protestation.

      On a voulu séparer le moteur de son appareillage de traction, aussi développé par l'équipe – pour le rendre disponible à d’autres.

      Peut-être que par miracle, il restait quelques brevets, dont on a fait je ne sais quoi en juin 2018.

      Mettons que ça dépasse le mandat d’HQ – un peu de jarnigoine que diable – y consacrer une autre société d’État – passer par Innovation Québec pour inciter du privé québécois à y investir sous condition de développement structurant ou kek chose.

      Enfin bref.
      Ici : https://www.youtube.com/watch?v=jHmxJPTWD-M

  • Denis Paquette - Abonné 27 avril 2019 10 h 50

    le monde c'est aussi le cosmos qui nous domine

    la ville de newyork a toujours eu cette capacité de rebondir,qu'elle decide aujourd'hui de devenir une métropole verte est extaordinaire de par son influence et sa reputation, des choix que nous avons faits nous meme depuis longtemps , en fait je crois que le Québec peut devenir un leader important de l'économie verte, car il en est du rapport a la santé du monde en devenir mon opinion est que nousnous adapterons ou nous périrons,le cosmos ne peut pas être quelque chose avec laquelle nous pourrons vraiment targiverser

  • Francine Duperré - Abonnée 27 avril 2019 13 h 49

    Combustibles fossiles : l’exemple à suivre du Maire de Blasio

    Si on peut féliciter le Maire de New York pour son plan vert, il s’avère aussi fort éclairant de porter attention aux propos qu’il a tenus afin d’expliquer son intérêt pour l’hydroélectricité québécoise: « Les combustibles fossiles doivent rester dans le sol, là où est leur place. »

    Notre Premier Ministre, Monsieur François Legault, devrait suivre l'exemple du Maire de New York et cesser de faire la promotion des projets Gazoduq et Énergie Saguenay, qui visent à exploiter du gaz fossile obtenu par la fracturation, avec tous les dommages environnementaux qui en découlent, sans compter que ces projets reposent sur des retombées économiques discutables et à courte vue.

    Francine Duperré