Le beurre et l’argent du beurre

Il est de bonne guerre pour un gouvernement de réserver ses largesses pour l’année électorale. Après avoir imposé une austérité qui a compromis la qualité des services publics, il faut cependant une bonne dose de cynisme pour devancer le paiement de factures qui pourraient très bien attendre afin de transformer le budget du printemps 2018 en véritable feu d’artifice pour les contribuables.

Selon La Presse, le gouvernement Couillard puisera dans les surplus de l’année qui se termine le 31 mars pour payer des dépenses qui seraient normalement imputables à 2017-2018, comme l’achat de vaccins, des subventions à la recherche, etc.

Dans certains cas, par exemple les deux traversiers commandés à la Davie dont la construction a pris beaucoup de retard, les sommes provisionnées ne seraient même pas décaissées. Pendant ce temps, on fait des coupes dans la formation des médecins de famille, comme Le Devoir le rapportait lundi.

Durant la campagne de 2014, les libéraux avaient promis de remettre aux contribuables la moitié des surplus budgétaires, l’autre moitié devant être consacrée au remboursement de la dette. Bien entendu, si l’on s’organise pour qu’il n’y ait pas de surplus, on ne peut pas être accusé de manquer à sa promesse.

En fin de semaine dernière, le premier ministre Couillard parlait du budget que Carlos Leitão présentera le 28 mars comme du « budget de l’espoir ». Il s’agit surtout de l’espoir d’être réélu en octobre 2018.

 

Le dernier sondage Léger-Le Devoir visait d’abord à mesurer l’élan que l’arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois et la nouvelle popularité de Manon Massé ont donné à Québec solidaire. Comme cela était prévisible, c’est le PQ qui en fait les frais. Il reste à voir si cet effet sera durable. Depuis sa fondation, QS a toujours obtenu de meilleures performances dans les sondages qu’aux élections, mais la progression n’en demeure pas moins constante.

Alors que libéraux et péquistes étaient presque à égalité depuis trois mois, voilà que le PLQ se retrouve soudainement avec une avance de 9 points, pendant que la CAQ fait du surplace. Les libéraux ont beau diaboliser GND, ils ne demandent pas mieux que de le voir piétiner les plates-bandes péquistes.

Une victoire avec 34 % des voix ne leur assurerait pas nécessairement une majorité de sièges, mais la « prime de l’urne » dont ils bénéficient traditionnellement pourrait bien faire la différence.

Il est toujours hasardeux d’extrapoler la répartition des sièges à partir des sondages. Selon le site Too Close To Call, un résultat de 14 % permettrait toutefois à QS de remporter cinq circonscriptions. Outre Mercier, Gouin et Sainte-Marie–Saint-Jacques, qu’il devrait conserver sans difficulté, Hochelaga-Maisonneuve et Laurier-Dorion semblent à sa portée.

Cette perspective n’est pas de nature à faciliter la « convergence ». Le PQ ne voudra vraisemblablement pas inclure dans les discussions son fief d’Hochelaga-Maisonneuve, et QS semble être en mesure d’arracher Laurier-Dorion aux libéraux sans son aide.

Alors que près des trois quarts (73 %) des péquistes souhaitent une alliance entre les deux partis, moins de la moitié (43 %) des solidaires y sont favorables et il semble clair que GND ne fera rien pour grossir leur nombre. Alexandre Cloutier s’est voulu optimiste lundi, mais si l’expansion de QS doit se faire aux dépens du PQ, pourquoi lui permettre de se refaire une santé en l’aidant à reprendre le pouvoir ?

 

Même s’il n’y a pas d’alliance, le dilemme du PQ demeurera le même. Les appuis de QS et de la CAQ sont nettement plus fragiles que les siens. Il y a 45 % des électeurs de la CAQ et 37 % des solidaires qui croient « probable » qu’ils changent d’avis d’ici la prochaine élection. Lesquels le PQ devrait-il courtiser ?

Seule une minorité d’électeurs prennent la peine de lire en détail les plateformes des partis, mais il y a toujours une question autour de laquelle le débat se cristallise au cours d’une campagne électorale.

En 2014, le poing levé de Pierre Karl Péladeau l’avait définie d’entrée de jeu. Pauline Marois avait beau n’avoir aucune intention de tenir un référendum, les libéraux n’ont eu aucune difficulté à imposer le thème de la souveraineté.

À force de répéter qu’il n’y aura pas de référendum dans un premier mandat, Jean-François Lisée devrait réussir à convaincre une majorité d’électeurs de sa sincérité, même si le PLQ et la CAQ vont s’employer à entretenir le doute.

Il y a cependant une autre question qui est devenue une véritable ligne de partage : faut-il baisser les impôts, oui ou non ? Le premier ministre Couillard a manifestement décidé d’en faire la question de l’urne en préparant le terrain pour une baisse majeure l’an prochain. Il faut aussi s’attendre à ce que François Legault renchérisse.

Jean-François Lisée fait plutôt le pari qu’après les années d’austérité, les Québécois vont préférer les réinvestissements dans les services aux baisses d’impôt. Le problème est que les libéraux vont promettre les deux. Le beurre et l’argent du beurre.

54 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 21 mars 2017 00 h 27

    Pour déloger les Libéraux, une alliance quelconque entre le PQ et QS s'impose.

    Il faudrait être politiquement nul pour croire ce que les Libéraux promettent! Le bilan des Libéraux, en pouvoir trop longtemps, n'a rien de reluisant. Les subventions aux grandes entreprises, l'austérité, les coupures dans les services publics, les privatisations, la sous-traitance, la concentration des soins de santé dans les mains du ministre, la corruption avec impunité, l'évasion fiscale chez les riches, bref je n'arrive pas à me rappeler d'une seule politique libérale qui a servi le bon peuple! Il faudrait que le PQ et Québec Solidaire se trouvent une entente pour déloger les Libéraux en 2018.

    • Raymond Labelle - Abonné 21 mars 2017 10 h 40

      "Pour déloger les Libéraux, etc." - vrai, si c'est bien le but.

      Mais est-ce bien le but recherché par les deux parti(e)s?

      Ce qui rend la relation difficile entre ces deux partis c'est qu'ils sont pris dans une partie à somme nulle. Si QS croît, ça ne peut être qu'aux dépens du PQ, dans les grands nombres. Les électeurs du PLQ ou de la CAQ sont généralement trop éloignés de QS pour être susceptibles de l’appuyer - en tout cas en grand nombre. Alors qu'il y a une clientèle possible chez les "péquistes de gauche" (à défaut de meilleur terme) - en fait, presque le seul bassin où QS peut piger pour croître.

      À plus long terme, QS pourrait être tenté de viser à remplacer le PQ comme premier parti souverainiste.

      La tentation est grande pour QS de ne pas laisser le PQ reprendre un de la santé par la prise du pouvoir mais plutôt de la voir imploser davantage après l'amertume d'une autre défaite et les divisions, la démobilisation et le découragement que cela crée - pour ensuite prendre la place.

      Quitte à ce que le PLQ ait un autre mandat.

      Je ne dis pas que c'est l'intention ou le plan. Je dis que la tentation est grande.

      Et je parlais ici de considérations stratégiques.

      Si, en plus, sur le plan idéologique, QS perçoit le PQ comme un quasi-équivalent du PLQ, voilà qui pourrait lever quelques scrupules.

      Le problème de la somme nulle PQ/QS ne se poserait pas avec la proportionnelle.

      Par contre, la proportionnelle refléterait que la majorité de la population tend davantage à voter pour des partis non souverainistes. La majorité de la population ne veut pas faire la souveraineté.

      Ainsi, par exemple, avec la proportionnelle, nous n'aurions-nous pas eu un gouvernement comme celui de 1976 - les gens qui ont alors voté pour l'UN et le PLQ n'auraient probablement pas voté pour un parti souverainiste et progressiste - et le PQ avait été élu majoritaire avec 41% du vote.

    • Claude Gélinas - Abonné 21 mars 2017 10 h 45

      Je souscris avec enthousiasme à votre opinion mais plus le temps passe plus mon scepticisme augmente quant à la matérialisation de la Convergence.

      Car si la tendance se maintient l'augmentation dans les sondages de QS ne fera que conforter ce parti dans sa volonté de perdre seul que de gagner avec le PQ, un parti frère dont la détestation est viscérale.

    • Gilles Théberge - Abonné 21 mars 2017 11 h 02

      C'est effectivement ce que je crains.

      Et une victoire à la Pyrrus du parti Québécois ne nous mènera pas bien loin. Au mieux nous verrons se répéter les scénarios de 2012.

      Mais 2018 est quand même loin encore, laissons la poussière retomber, et le bon sens reprendre ses droits.

    • Raymond Labelle - Abonné 21 mars 2017 13 h 11

      J'ai présenté le scénario noir, pour les pessimistes. Le scénario blanc, pour les optimistes, mais quand même dans le possible.

      QS et le PQ font des pactes mutuellement avantageux - le PQ ne présente pas de candidats où QS a des vrais chances de gagner (Laurier-Dorion, Hochelaga-Maisonneuve, Gouin, Mercier, SMSJ - peut-être d'autres), et QS ne présente pas de candidats dans les comtés où il nuirait au PQ sans avoir de chances sérieuses de l'emporter, comme dans le 450 par exemple. Pacte rendu public le plus tard possible pour augmenter l'effet de surprise.

      On a un gouvernement du PQ et QS a la balance du pouvoir. Le PQ gouverne à gauche ou, minimalement, ne peut pas faire trop de niaiseries, comme couper dans l'aide sociale, et tout le monde il s'aime et tout le monde il est heureux.

      Je trouvais mon autre intervention un peu déprimante et j'ai voulu compenser. Je ne veux pas avoir de dépression sur la conscience...

    • André Joyal - Abonné 21 mars 2017 19 h 34

      Commnent peut-on imaginer la convergence avec un parti plus à gauche que Chavez? Un parti qui préconise le socialisme dans un seul pays, comme ce fut tenté ailleurs avec les résultats que l'on connaît.

    • Raymond Labelle - Abonné 21 mars 2017 20 h 20

      "Commnent peut-on imaginer la convergence (...)?"

      À défaut de véritable convergence, peut-être des pactes mutuellement avantageux.

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 mars 2017 10 h 35

      À Claude Gélinas,

      "Si la tendance se maintient l'augmentation dans les sondages de QS ne fera que conforter ce parti dans sa volonté de perdre seul que de gagner avec le PQ" - Claude Gélinas

      « Les bottines et les babines.. »

      Depuis le début même de cette convergence, une alliance de la droite identitaire du PQ avec la gauche de QS est contre-nature.

      Que le PQ cesse de s'entêter et se batte activement pour le scrutin proportionnel comme QS s'est battu et a gagné dans Sainte-Marie-Saint-Jacques. Ce qui plus est, a démontré par A+B qu'il est faux de prétendre que les partis d'opposition et les citoyens sont sans pouvoir entre les élections.

      Le PQ doit maintenant démontrer qu'il est sérieux quand il se prétend désormais en faveur de la proportionnelle et passer immédiatement à l'action et de la parole aux actes.

      Avec ses 90 000 membres dont 13 000 jeunes et le soutien de la CAQ, de QS, des Verts et d'Option nationale, cela me semble plus que réalisable de faire bouger les libéraux là-dessus à condition d'être sérieux que les bottines suivent les babines.

      Christian Montmarquette

    • Raymond Labelle - Abonné 22 mars 2017 10 h 57

      Dans le sondage de mars 2014 de Léger, on avait posé la question du deuxième choix des répondants.

      Les deuxièmes choix des personnes qui avaient l'intention de voter pour la CAQ se répartissaient ainsi: 43% PLQ, 17% PQ, 13% QS, 7% PVQ, 5% Autres, 4% ON et 6% ne voteraient pas.

      Les deuxièmes choix des personnes qui avaient l'intention de voter pour QS se répartissaient ainsi: 13% PLQ, 35% PQ, 12% CAQ, 12% PVQ, 0% Autres, 10% ON et 10% ne voteraient pas.

      Les deuxièmes choix des personnes qui avaient l'intention de voter pour le PQ se répartissaient ainsi: 5% PLQ, 40% QS, 16% CAQ, 2% PVQ, 0% Autres, 9% ON et 12% ne voteraient pas.

      Bon, qu'observe-t-on quant à ce qui nous intéresse?

      Le PQ et QS sont de loin les "premiers deuxièmes choix" des électeurs de ces formations.

      Le PLQ est de loin le "premier deuxième choix" des électeurs de la CAQ.

      C'est chez les électeurs du PQ que le potentiel de croissance de QS est le plus grand.

      Conclusion.

      Énergie perdue pour le PQ de courtiser les électeurs de la CAQ - la perception chez ces électeurs est que le PLQ est plus près de leur orientation que le PQ, et ils préfèrent ce qu'ils perçoivent comme l'original à ce qu'ils perçoivent comme la copie.

      Le PQ et QS ont un véritable intérêt à faire des pactes électoraux, car c’est par une assez bonne marge que les "premiers deuxièmes choix" des électeurs de ces formations vont tout d'abord à l'autre.

      On retrouve ces résultats à la page 9 de cette étude, ici: http://leger360.com/admin/upload/publi_pdf/2014031

      Je n'ai pas vérifié pour les sondages ultérieurs, sauf pour le dernier, où la question du deuxième choix n'était pas posée. Mais je crois que ceci confirme ce que l'on perçoit intuitivement.

  • Jacques Tremblay - Inscrit 21 mars 2017 04 h 56

    Le Québec a absolument besoin d'une alternance au moins administrative. Il nous faut un changement de garde. Avec la loi 122 le gouvernement actuel fait preuve d'une arrogance toute libérale en ridiculisant les principales recommandations du Rapport Charbonneau. L'augmentation de 25 000$ à 100 000$ pour des contrats sans appel d'offre ne va qu'institutionnaliser les magouilles à la grandeur des petites municipalités du Québec. Ces petites municipalités n'ont aucune opposition valable pour suivre de près leur administration locale. Qui est le plus coupable entre celui qui vole une voiture et celui qui laisse en permanence la clé dans le contact? Et que dire des augmentations salariales des médecins qui accaparent la moindre marche de manœuvre en santé? Il est grand temps que cette espèce d'aristocratie médicale reprenne une position plus modérée dans notre société. La tuberculose a pratiquement été éradiquée du Québec, avant le système actuel de santé, grâce à du personnel médicale payés à salaire. Comme de quoi le salariat a démontré son efficacité lorsqu'il est impératif de coordonner des soins à la population. Pourquoi en serait-il de nos jours autrement?
    Jacques Tremblay
    Sainte-Luce, Qc

  • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 21 mars 2017 07 h 19

    inversion...

    "Il y a 45 % des électeurs de la CAQ et 37 % des solidaires qui croient « probable » qu’ils changent d’avis d’ici la prochaine élection. Lesquels le PQ devrait-il courtiser ?!
    M.David

    Erreur dans votre texte M. David, vous avez inversé les chiffres à la question QC1 du sondage.

    Ce sont 37% des caquistes et 43% des solidaires qui pourraient changer d'avis d'ici la prochaine élection.

    Cela ne change pas grand chose à la réalité, sauf qu'il y a plus d'indécis chez les solidaires, un peu moins qu'une personne sur deux. C'est pourquoi QS risque de se retrouver, encore une fois sous la barre des 8 ou 9% aux prochaines élections.

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 21 mars 2017 09 h 45

      "... 37% des caquistes et 43% des solidaires qui pourraient changer d'avis d'ici la prochaine élection."
      Erratum

      Ce sont bien 37% (plus 16% qui ne savent pas) de solidaires, et non le contraire, et 45 % (plus 18% bis) dont le choix n'est pas définitif pour les prochaines élections.
      Désolée.

    • Frank Jette - Abonné 21 mars 2017 12 h 42

      Il reste que ceux qui votent caquiste en ce moment et qui peuvent changer d'ici la prochaine élection, ont aussi la chance de voter pour le PLQ que le PQ. Ce qui n'est pas le cas de QS.

  • Hermel Cyr - Abonné 21 mars 2017 07 h 25

    Le PQ doit définir « sa » politique pour tous les Québécois

    L’analyse de M. David est tout à fait juste. Mais elle s’en tient à des considérations de stratégie. Pas étonnant puisque depuis des années, le Québec patauge dans cette mare qui est devenu le paradigme de la politique québécoise et la cause de sa torpeur.

    Si le PQ veut faire une différence, il doit aller complètement ailleurs, dans une créativité où on a cessé de l’attendre, loin des stratégies à cinq sous.

    Premièrement, il doit à mon avis, mettre un gros X sur cette stratégie naïve de la convergence. QS ne consentira pas, vu le contexte électoral (en cela il n’est pas différent des « vieux » partis) à laisser le terrain au PQ même en dehors de Montréal.

    Le PQ doit définir un programme qui redonne espoir aux Québécois, à tous les Québécois. Un programme inspirant tendu vers un futur qui sorte les Québécois de leur torpeur actuelle. Il n’est pas normal qu’une population qui souhaite un changement de gouvernement à plus de 60% se retrouve avec le même gouvernement. Dans le contexte politique actuel, le PQ est le seul parti à pouvoir donner un sérieux coup de barre dans tous les domaines de la vie sociale, économique, culturelle et citoyenne.

    Un programme inspirant doit annoncer de vastes chantiers qui campe le parti dans son créneau d’une sociale-démocrate réaliste (innovation technologiques, création de richesse, et partage de cette richesse par une réforme fiscale d’envergure); il doit annoncer aussi une vaste consultation sur l’ensemble des questions relatives à la citoyenneté et au vivre ensemble (immigration, francisation, laïcité); il doit ouvrir un débat sur les institutions démocratiques (proportionnelles, droits politiques); il doit faire le point sur la question de l’indépendance pour l’horizon 2022. Sur ce dernier point, il m’apparait nécessaire de jouer franc jeu et de lancer une consultation populaire accompagnée d’une pédagogie informée des recherches sur ce vaste sujet. À l’issue de toutes ces problématiques, il apparaitra surement néce

    • Hermel Cyr - Abonné 21 mars 2017 09 h 43

      ... il apparaitra surement nécessaire de revoir le système d’éducation incluant les problématiques de la formation citoyenne et de la formation technique pour faire face aux enjeux des décennies à venir.

      Tous ces défis sont engageants et stimulants. On se situe ici à mille années lumières des tactiques à la petite semaine.

  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 21 mars 2017 07 h 27

    Peut-on imaginer un autre 4 ans des libéraux de Couillard,

    " souffrir les affres et les fleches d'une malchance outraciere"disait Shakespeare dans Hamlet ou" il serait plus noble de prendre les armes contre une mer de
    problemes"."Etre ou ne pas etre,voila question." "Finir de mourir,de dormir."
    Citoyens du Territoire du Québec "Vous n'etes pas tannés de mourir."
    La dépendance a déja trop duré.Soyons Maitres chez nous ensemble.