Arnold Schönberg, Staatskapelle de Dresde, Christian Thielemann

Des membres de l’Orchestre Gustav-Mahler viennent renforcer la Staatskapelle de Dresde, alors que le Chœur de l’Opéra de Dresde s’allie à celui de la Radio MDR, soit à peu près 150 choristes et 150 instrumentistes, pour ce monument capté in extremis, le 10 mars 2020. Les Gurre-Lieder devaient être l’une des œuvres phares du répertoire de Thielemann en 2020. Il en reste ce live du 1er concert. Atout clé : les suaves couleurs orchestrales, dans une approche unifiée qui ne plombe jamais l’œuvre en insistant sur son post-romantisme. Thielemann est à l’opposé de Kent Nagano, qui avait présenté les Gurre-Lieder à Montréal en 2006. On pourrait parler ici de « transparence dynamique », dans une très juste respiration portant les chanteurs : Camilla Nylund irradiante en Tove, la mezzo Christa Mayer, excellente dans le « Chant du pigeon des bois » qui clôt la première partie, et Stephen Gould, vaillant Waldemar. La troisième partie nous révèle un parfait narrateur (Franz Grundheber). La grande référence reste Ozawa, mais voilà une fort belle nouveauté.
  

Schönberg

★★★★
Classique

Staatskapelle de Dresde, Christian Thielemann, Profil, 2 CD, PH 20052