Merci à nos pigistes

Hélène Roulot-Ganzmann et Catherine Girouard Collaboration spéciale
La crise a frappé fort pour plusieurs médias, déjà fragiles, et nombre de journalistes pigistes subissent eux aussi sans surprise les contrecoups.
Illustration: Tiffet La crise a frappé fort pour plusieurs médias, déjà fragiles, et nombre de journalistes pigistes subissent eux aussi sans surprise les contrecoups.

Ce texte fait partie du cahier spécial Services essentiels

Les médias ont été désignés comme des services essentiels par le gouvernement Legault assez rapidement, au début de la crise de la COVID-19. La nécessité d’offrir un accès à de l’information de qualité, vérifiée et bien vulgarisée apparaît plus importante encore que jamais. Mais la crise a frappé fort pour plusieurs médias, déjà fragiles et déjà en crise depuis plusieurs années. Nombre de journalistes pigistes subissent eux aussi sans surprise les contrecoups de cette pandémie, étant souvent les premiers à avoir vu leur charge de travail fondre avec la neige printanière. Nous tenons à souligner l’importance et l’excellence de leur travail.

Les cahiers spéciaux du Devoir sont écrits à 100 % par des journalistes indépendants. Plusieurs illustrateurset photographes collaborent aussi avec nous de façon régulière. Au total, notre belle équipe regroupe environ une quarantaine de personnes dont le travail se côtoie à travers ces pages. Tous des journalistes, photographes et illustrateurs de grande qualité et qui font notre fierté.

Nous tenions donc à leur rendre un hommage dans ce cahier spécial. Nous avons évidemment dû revoir notre calendrier éditorial de cahiers spéciaux et nous adapter à la situation. Au final, nous avons réussi à mettre en place de superbes projets en un temps record. Mais cela n’aurait jamais été possible sans tous ces fidèles collaborateurs qui répondent présent. Même lorsque nous leur proposons une entrevue à réaliser à 30 minutes d’avis, ou que nous leur donnons un bien court délai pour réaliser leur article et tenter d’interviewer des intervenants souvent plus difficiles à joindre qu’à l’habitude, composant eux aussi avec la réalité du télétravail et de la conciliation travail-famille.

Un énorme merci à vous tous,donc, chers pigistes, qui travaillez fort de chez vous, de Matane à Québec, en passant par les quatre coins de la grande région montréalaise,alors que vous composez souvent avec un stress financier plus élevéqu’à l’habitude tout en travaillant plus vite, et en conciliant cela à votre propre réalité et ses impératifs. Votre travail est précieux et éminemment apprécié.