La contraception sera gratuite en France jusqu’à 25 ans

«Il y aura une prise en charge de la contraception hormonale, du bilan biologique qui peut aller avec, de la consultation de prescription et de tous les soins qui sont liés à cette contraception jusqu’à 25 ans», a déclaré le ministre de la Santé, Olivier Véran.
Photo: Stéphane de Sakutin Agence France-Presse «Il y aura une prise en charge de la contraception hormonale, du bilan biologique qui peut aller avec, de la consultation de prescription et de tous les soins qui sont liés à cette contraception jusqu’à 25 ans», a déclaré le ministre de la Santé, Olivier Véran.

La contraception sera désormais gratuite en France pour les femmes jusqu’à 25 ans, un avantage non plus réservé aux jeunes filles mineures, a annoncé jeudi le ministre français de la Santé, Olivier Véran.

« J’ai fait le constat, en lien avec les autorités scientifiques, d’un recul de la contraception chez un certain nombre de jeunes femmes, et le premier motif, c’est un renoncement pour raisons financières », a précisé Olivier Véran sur la chaîne de télévision France 2.

« Il y aura une prise en charge de la contraception hormonale, du bilan biologique qui peut aller avec, de la consultation de prescription et de tous les soins qui sont liés à cette contraception jusqu’à 25 ans », a déclaré le ministre.

Cet élargissement de la gratuité représente « un effort de 21 millions d’euros » par an, à compter du 1er janvier, a-t-il encore dit.

La barre a été mise à 25 ans, car « c’est un âge qui correspond, en termes de vie économique, sociale et de revenu » à « davantage d’autonomie », a ajouté le ministre. « C’est aussi l’âge où l’on va quitter définitivement la complémentaire de santé de son foyer. »

La gratuité de la contraception était déjà accordée depuis 2013 aux jeunes filles de 15 ans à 18 ans, dont le taux de recours à l’IVG (interruption volontaire de grossesse) a nettement baissé depuis, passant de 9,5 à 6 pour 1000 entre 2012 et 2018.

Depuis août 2020, elle a été étendue aux moins de 15 ans.

Pour justifier l’extension aux moins de 15 ans, le gouvernement avait indiqué fin 2019 que « chaque année, près de 1000 jeunes filles de 12 à 14 ans sont enceintes en France » et que « parmi ces grossesses, 770 se concluent par une IVG ».

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