La hausse du nombre de cas inquiète en France

De plus en plus de villes imposent désormais le port du masque dans certaines zones en extérieur. Sur la photo, la rue Sainte-Catherine à Bordeaux, où le port du masque est obligatoire depuis samedi.
Photo: Mehdi Fedouach Agence France-Presse De plus en plus de villes imposent désormais le port du masque dans certaines zones en extérieur. Sur la photo, la rue Sainte-Catherine à Bordeaux, où le port du masque est obligatoire depuis samedi.

La France a encore enregistré plus de 3000 nouveaux cas de COVID-19 en 24 heures, comme samedi, seuil inédit depuis mai, selon les chiffres de Santé publique France mis en ligne dimanche soir.

Le décompte, 3015 nouveaux cas dans la dernière journée écoulée, est cependant un peu moins élevé que celui rapporté samedi (3310).

Le nombre de patients en réanimation reste stable par rapport à la veille (376) et Santé publique France ne recense qu’un seul décès supplémentaire en 24 heures, à l’hôpital. Le total des décès depuis le début de l’épidémie s’élève à 30 410 selon le bilan présenté dimanche par Santé publique France.

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19, qui repart à la hausse cet été, inquiète fortement les autorités qui craignent une deuxième vague.

De plus en plus de villes imposent désormais le port du masque dans certaines zones en extérieur. Et la question du masque dans les lieux clos collectifs devient récurrente.

L’Italie raffermit ses mesures

L’Italie a, de son côté, annoncé dimanche la fermeture des discothèques en plein air et a rendu le port du masque obligatoire le soir dans les lieux publics, pour enrayer le rebond de la pandémie de coronavirus.

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Le ministre de la Santé Roberto Speranza a signé un décret entrant en vigueur lundi, qui ordonne le port du masque entre 18 h et 6 h dans les lieux publics où survient la « formation de groupes ». Le décret suspend également les discothèques et les boîtes de nuit en plein air.

Alors que la menace d’une reprise de l’épidémie se précise dans plusieurs pays d’Europe, l’Italie encore relativement épargnée tente, à sa manière, d’endiguer cette résurgence estivale à la fin du « Ferragosto », le sacro-saint week-end du 15 août.

Le gouvernement craint que la vie nocturne, qui bat son plein pendant le « Ferragosto », ne contribue à faire exploser les contaminations.

Un bras de fer opposait gouvernement et régions autour de l’épineuse question des discothèques, normalement bondées en cette période.

En face, les régions s’affichaient divisées. La Calabre a ordonné la fermeture de tous les lieux de danse. La Sardaigne, à l’inverse, a maintenu tout ouvert. Entre les deux, la Vénétie et l’Émilie-Romagne ont renforcé les inspections. La Toscane quant à elle demandait des règles identiques pour tous.

L’Italie, premier pays d’Europe à avoir été frappé par la pandémie, a enregistré 254 000 cas de COVID-19 et plus de 35 000 morts.

La pandémie a fait plus de 772 000 morts dans le monde depuis fin décembre, selon les données de l’université Johns Hopkins aux États-Unis. Plus de 21,5 millions de cas ont été comptabilisés, dont au moins 13,5 millions ont été guéris.

Les États-Unis sont le pays le plus touché, avec 169 934 décès. Suivent le Brésil avec 107 232 morts, le Mexique (56 543), l’Inde (49 980) et le Royaume-Uni (46 791).

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