«The Economist» appuie les Lib-Dems

Le chef du parti europhile des libéraux-démocrates, Tim Farron
Photo: Ben Stansall Agence France-Presse Le chef du parti europhile des libéraux-démocrates, Tim Farron

Londres — Le prestigieux hebdomadaire The Economist, parangon du libéralisme, a décidé de soutenir le parti europhile des libéraux-démocrates aux législatives du 8 juin, boudant les conservateurs au pouvoir et l’opposition travailliste.

Le journal estime que Tories et Labour ont « tourné le dos » au libéralisme et souligne que son choix ne s’est pas fait « de gaîté de coeur », puisque les Lib-Dems n’ont que neuf députés et « aucune chance » de succès dans ce scrutin.

The Economist avait soutenu le conservateur David Cameron lors des dernières élections générales en 2015, mais il reproche à Theresa May sa position favorable à un Brexit « dur », soit une sortie de l’Union européenne impliquant une sortie du marché unique afin de reprendre le contrôle de l’immigration.

« Mme May prépare la sortie du marché unique… pire encore, elle prévoit de diminuer des deux tiers environ le solde migratoire […] Elle pousse l’antilibéralisme jusqu’à exprimer sa méfiance envers “les citoyens de nulle part” », relève le journal.

Devant le congrès de son parti en octobre, Mme May avait lancé qu’« être citoyen du monde, c’est être citoyen de nulle part et ne pas comprendre ce que le mot citoyenneté signifie ».

Son rival Jeremy Corbyn en prend aussi pour son grade : il « se prétend radical alors que c’est le plus conservateur — et le plus dangereux — du lot ». « Corbyn a passé sa vie à prétendre défendre les opprimés tout en soutenant les oppresseurs », tels « Fidel Castro et Hugo Chávez ».

The Economist se prend à espérer que les Lib-Dem, petit partenaire de coalition de David Cameron de 2010 à 2015, puissent avoir un rôle à jouer si « le tourbillon déchaîné par le Brexit » emporte les deux grands partis.