Pascale Ferrier, accusée de menaces contre Donald Trump, devra rester incarcérée

Pascale Ferrier, âgée de 53 ans, a été arrêtée le 20 septembre au passage frontalier de Peace Bridge, le pont qui relie Fort Erie, en Ontario, et Buffalo, dans l’État de New York.
Photo: Associated Press Pascale Ferrier, âgée de 53 ans, a été arrêtée le 20 septembre au passage frontalier de Peace Bridge, le pont qui relie Fort Erie, en Ontario, et Buffalo, dans l’État de New York.

Pascale Ferrier, cette Québécoise soupçonnée d’être l’auteure de lettres empoisonnées envoyées à la Maison-Blanche et à des corps policiers aux États-Unis, devra rester en détention.

Le juge Kenneth Schroeder Jr., de la Cour de district à Buffalo, a conclu lundi que l’accusée était visiblement capable de causer un préjudice lorsqu’elle a tenté d’entrer aux États-Unis la semaine dernière.

Pascale Ferrier, âgée de 53 ans, a été arrêtée le 20 septembre au passage frontalier de Peace Bridge, le pont qui relie Fort Erie, en Ontario, et Buffalo, dans l’État de New York.

Selon Timothy Lynch, du bureau du procureur à Buffalo, Mme Ferrier était en possession d’une arme de poing semi-automatique et de 294 cartouches lorsqu’elle a été arrêtée à la frontière. Le procureur a aussi déclaré que Mme Ferrier était en possession d’un « couteau à ressort », d’un pistolet paralysant et d’une matraque lorsqu’elle a été arrêtée.

M. Lynch soutient également que des enquêteurs au Canada ont trouvé des traces de ricine dans un mortier et un pilon récupérés dans son appartement de l’arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil, en banlieue de Montréal. La ricine est une protéine végétale extrêmement toxique, qui peut causer la mort et n’a pas d’antidote connu.

Cet arsenal, combiné aux menaces pointues contenues dans la lettre que l’accusée aurait envoyée au président Donald Trump, fait d’elle un danger évident pour la population, a estimé le juge Schroeder, lundi. Il a ordonné que Mme Ferrier soit transférée dans un établissement de la région de Washington, où un grand jury a déjà rendu un acte d’accusation pour avoir menacé le président américain.

Le procureur Lynch a reconnu que l’accusée s’était identifiée aux agents frontaliers américains comme la personne « recherchée par le FBI pour l’enveloppe de ricine », un détail qui n’a pas échappé à son avocate, Fonda Kubiak. Si Mme Ferrier avait posé un risque de fuite, elle ne se serait sûrement pas présentée aux autorités comme elle l’a fait, a soutenu Me Kubiak, qui a également plaidé non coupable au nom de sa cliente.

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