Les vignobles de la vallée de Napa dévorés par les flammes

Le brasier nommé <em>Glass</em>, qui s’est déclenché dimanche, a dévoré selon les pompiers près de 4500 hectares dans le comté de Napa.
Photo: Justin Sullivan Getty Images/AFP Le brasier nommé Glass, qui s’est déclenché dimanche, a dévoré selon les pompiers près de 4500 hectares dans le comté de Napa.

Des incendies dévastaient lundi les célèbres vignobles de la vallée de Napa, au nord-ouest de la Californie, en proie à une nouvelle vague de chaleur, et des milliers de personnes ont dû évacuer leurs habitations en pleine nuit.

Ciel incandescent, arbres et vignes calcinés, maisons ravagées par les flammes : le brasier nommé Glass, qui s’est déclenché dimanche, a dévoré selon les pompiers près de 4500 hectares dans le comté de Napa, l’une des zones de production de vin les plus prestigieuses des États-Unis. Certains domaines viticoles sont partis en fumée, comme le Château Boswell, tandis que d’autres étaient fortement menacés par les flammes, dont notamment les vignobles Merus et Davis Estates.

Plus de 11 000 personnes ont été sommées d’évacuer la région dans la nuit de dimanche à lundi, selon les autorités, incluant 4500 résidents d’une zone résidentielle pour personnes âgées du comté voisin de Sonoma. « J’ai attrapé mon voisin. Sans lui demander son avis », a expliqué Lorraine Fuentez, qui vit près de la ville de Calistoga, au journal San Francisco Chronicle.

Plus de 1000 soldats du feu, aidés d’hélicoptères et de bombardiers d’eau, combattaient lundi l’incendie Glass, alimenté par une énième vague de chaleur et des vents secs, et qui n’était toujours pas maîtrisé.

Par précaution, le fournisseur d’énergie Pacific Gas & Electric (PG & E) a coupé dimanche le courant à près de 65 000 foyers des comtés de Napa et Sonoma. Ces deux comtés avaient déjà été frappés par des feux dévastateurs en 2017, faisant au total 44 morts et détruisant plusieurs milliers de bâtiments.

La Californie s’embrase depuis des mois. Les feux, qui survenaient habituellement entre août et novembre, sont devenus plus fréquents et plus importants ces dernières années, notamment à cause des changements climatiques.