En photos | La maison de transition Straight Talk, en Caroline du Nord

Bessie Elmore, la mère d’un ex-détenu qui a passé plus de la moitié de sa vie en prison, a fondé cette maison de transition afin d’adoucir les conséquences d’un système judiciaire injuste envers les Afro-Américains. Elle peut aujourd’hui héberger jusqu’à 18 hommes durant une période maximale de quatre mois, le temps qu’ils commencent à retrouver une place dans la société. Des formations en informatique, sur la recherche d’emploi, la santé mentale et même le jardinage sont offertes sur place, ainsi que l’écoute attentive de la septuagénaire.

 

Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat-Le Devoir.

1 La maison de transition Straight Talk à Durham, en Caroline du Nord, permet à d’anciens détenus de se réinsérer progressivement dans la société après leur séjour en prison. Valérian Mazataud Le Devoir
2 William Elmore, le fils de la fondatrice de Straight Talk, a reçu une sentence d’emprisonnement à vie en 1991. Cependant, en 2015, il a été libéré sur parole. « Je ne suis pas effrayé de savoir que j'ai une date d’expiration. Ça me motive à vivre plus pleinement. Ça me pousse à rester honnête, dynamique, passionné. » Valérian Mazataud Le Devoir
3 John (prénom fictif) réside à la maison de transition depuis quelques mois, après plus de dix ans derrière les barreaux. À son arrivée, on lui a remis six chandails, six paires de bas, des sous-vêtements et un pantalon. Valérian Mazataud Le Devoir
4 Bessie Elmore, fondatrice et directrice de Straight Talk, distribue le courrier adressé aux pensionnaires. « J’ai d’abord créé un groupe de soutien pour les familles qui avaient un proche incarcéré, pour qu’elles aient un espace pour parler. En fait, c’est William qui a commencé le groupe, en prison. C’est lui qui disait aux autres : “dis à ta mère d’appeler la mienne et elle lui expliquera comment faire ci ou ça”. » En 2004, elle a commencé à offrir des classes d’aide à la recherche d’emploi à la maison de transition fédérale Troy, dont elle a finalement repris les rênes lorsque le gouvernement a décidé de se retirer du projet. Valérian Mazataud Le Devoir
5 « Le seul avantage de passer ta jeunesse en prison, c’est que tu as beaucoup de temps pour te muscler », dit à la blague cet ancien détenu, qui s’avoue désormais accroc à l’exercice. Sa femme est morte d’un cancer durant son dernier séjour en prison et il confie qu’il ne se pardonnera jamais de ne pas avoir été là. Valérian Mazataud Le Devoir
6 Un des pensionnaires effectue ses tâches ménagères quotidiennes. La maison de transition n’est pas un hôtel, insiste Mme Elmore. Les résidents y suivent des ateliers et sont accompagnés dans la recherche d’un emploi. Certains travaillent même dans l’entreprise d’aménagement paysager de William Elmore. Valérian Mazataud Le Devoir