Le Canada examine l'interdiction des appareils électroniques en cabine

<p>L’interdiction des appareils électroniques plus gros que des téléphones intelligents serait liée à une menace provenant du groupe al-Qaïda.</p>
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L’interdiction des appareils électroniques plus gros que des téléphones intelligents serait liée à une menace provenant du groupe al-Qaïda.

Le ministre fédéral des Transports a indiqué mardi que le gouvernement canadien examine attentivement les directives annoncées par Washington puis par Londres, qui interdiront aux passagers de certains vols en provenance de pays musulmans d’apporter en cabine des ordinateurs portables, des tablettes, des caméras et d’autres appareils électroniques.

Marc Garneau a refusé de préciser si le Canada emboîtera le pas à ces deux pays et interdira ce type d’appareils électroniques à bord d’avions en provenance de certains pays à majorité musulmane.

Le gouvernement américain a annoncé lundi que la politique s’appliquera sur les vols sans escale à destination des États-Unis et en provenance de dix aéroports internationaux situés en Turquie, en Jordanie, en Égypte, en Arabie saoudite, au Koweït, au Maroc, au Qatar et aux Émirats arabes unis. Seuls les appareils électroniques de la taille d’un téléphone cellulaire normal seront permis en cabine.

L’interdiction américaine touchera neuf transporteurs aériens et une cinquantaine de vols par jour.

Le Royaume-Uni a aussitôt annoncé mardi une directive similaire pour les passagers de vols en provenance de six pays à majorité musulmane : la Turquie, la Jordanie, l’Égypte, l’Arabie saoudite, la Tunisie et le Liban.

Interrogé à sa sortie de la réunion hebdomadaire du cabinet, mardi à Ottawa, le ministre Garneau a simplement indiqué qu’il étudiait attentivement les informations fournies jusqu’ici au gouvernement canadien.

« Il n’y a pas d’échéancier précis ; nous agirons rapidement », a-t-il promis.

Huit pays alliés touchés par la mesure

Huit pays sont concernés par les mesures américaine et britanniques, tous des alliés ou partenaires des États-Unis : la Jordanie, l’Égypte, la Turquie, l’Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et le Maroc.

« Nous estimons que c’est la bonne chose à faire et aux bons endroits pour assurer la sécurité des voyageurs », a justifié un haut responsable officiel américain.

Il a invoqué « plusieurs incidents et attentats couronnés de succès contre des passagers et des aéroports ces dernières années », citant l’attaque revendiquée en février 2016 par les islamistes somaliens shebab affiliés à al-Qaïda : un engin avait explosé à bord d’un Airbus A321 de Daallo Airlines, avec 74 passagers à bord, 15 minutes après le décollage de l’appareil de Mogadiscio, provoquant un trou d’un mètre de diamètre dans son fuselage et tuant le poseur présumé de la bombe.

Cette interdiction des appareils électroniques plus gros que des téléphones intelligents serait liée à une menace provenant du groupe al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), actif au Yémen, a affirmé la télévision CNN, citant un responsable américain.

Les autorités américaines avaient informé au préalable les pays et les compagnies aériennes concernés, et certaines avaient dévoilé lundi soir sur Twitter quelques informations à destination de leurs clients.

1 commentaire
  • Michel Thériault - Inscrit 21 mars 2017 08 h 26

    1er avril ?

    Oups, cette "nouvelle" aurait dû paraître le 1er avril... Je suis sans mots devant l'administration de ce grossier personnage. Du bonbon pour les médias.