Trump se dit «très mécontent» de l’expulsion de journalistes américains de Chine

«J’ai mes propres différends avec ces trois groupes médiatiques. Vous le savez très bien, a souligné le président des États-Unis, qui a une relation tendue avec de nombreux journalistes. Mais je n’aime pas du tout voir ça. Je suis très mécontent.»
Photo: Alex Wong Getty Images via Agence France-Presse «J’ai mes propres différends avec ces trois groupes médiatiques. Vous le savez très bien, a souligné le président des États-Unis, qui a une relation tendue avec de nombreux journalistes. Mais je n’aime pas du tout voir ça. Je suis très mécontent.»

Donald Trump s’est dit mercredi « très mécontent » au sujet de l’expulsion par la Chine des journalistes américains du New York Times, du Washington Post et du Wall Street Journal.

« J’ai mes propres différends avec ces trois groupes médiatiques. Vous le savez très bien », a souligné le président des États-Unis, qui a une relation tendue avec de nombreux journalistes. « Mais je n’aime pas du tout voir ça. Je suis très mécontent », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche.

Les autorités chinoises ont annoncé mercredi matin que les correspondants américains en Chine de ces trois quotidiens avaient reçu l’ordre de rendre leur carte de presse sous dix jours, ce qui équivaut de facto à une expulsion.

Selon le Club des correspondants étrangers en Chine (FCCC), au moins 13 reporters sont concernés par cette mesure.

Trois reporters du Wall Street Journal avaient déjà été expulsés fin février, mais la nouvelle vague de sanctions, par son ampleur, constitue la mesure la plus draconienne jamais prise par les autorités chinoises contre les médias étrangers.

Selon la diplomatie chinoise, il s’agit d’une réponse à la décision « scandaleuse » de Washington de réduire fortement le nombre de Chinois autorisés à travailler pour cinq médias de Pékin aux États-Unis.

« Ce n’est pas du tout la même chose », avait déjà protesté le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, estimant que la mesure de Washington visait des « membres des organes de propagande chinoise ». Il a appelé Pékin à revenir sur sa décision.

Ces nouvelles tensions entre les deux grandes puissances, déjà opposées sur plusieurs fronts diplomatiques et économiques, viennent s’ajouter à la controverse sur l’origine du nouveau coronavirus qui a provoqué la pandémie en cours.

Donald Trump a de nouveau employé et revendiqué mercredi l’appellation « virus chinois » qui indigne la Chine.