Chine - Explosions près d’un siège du PCC dans le Shanxi

Des engins explosifs visant apparemment le siège du Parti communiste chinois (PCC) de la province du Shanxi, dans le nord de la Chine, ont fait un mort mercredi, dix jours après l’attentat de la place Tiananmen à Pékin.

 

La police a décrit « plusieurs explosions successives provoquées par de petits engins à proximité du siège du parti à Taiyuan », la capitale du Shanxi. Huit personnes ont été blessées, et une vingtaine de véhicules endommagés.

 

« Les explosions pourraient être dues à des bombes artisanales », car des fragments de roulements à bille en acier étaient visibles sur les lieux, a rapporté l’agence officielle Chine nouvelle. Certains des explosifs étaient placés dans des parterres de fleurs à l’entrée du siège du comité provincial du parti, a indiqué la télévision d’État CCTV.

 

Selon des témoignages rapportés par le journal Caixin, sept détonations distinctes, étalées sur plusieurs minutes, ont été entendues.

 

Sanction

 

Cette attaque intervient six jours après l’attentat de la place Tiananmen, toujours pas revendiqué, mais qui été officiellement attribué à des habitants du Xinjiang, région autonome musulmane à majorité ouïgoure. Dimanche, le PCC a sanctionné le commandant militaire de la région, Peng Yong, qui a été démis de ses fonctions au comité permanent du Parti communiste local, selon le Quotidien du Xinjiang. Le motif de ce limogeage n’a pas été précisé par le journal d’État.

 

Le chef de la sécurité chinoise, Meng Jianzhu, a affirmé que l’attaque a été soutenue par le Mouvement islamique du Turkestan oriental, un groupuscule séparatiste. Les autorités n’ont toutefois fourni aucune preuve étayant cette affirmation.