Rupture d’un barrage au Brésil: le bilan grimpe à 58 morts

La rupture du barrage est survenue vendredi. Les autorités ont évacué plusieurs quartiers de la ville de Brumadinho, à proximité.
Photo: Leo Correa Associated Press La rupture du barrage est survenue vendredi. Les autorités ont évacué plusieurs quartiers de la ville de Brumadinho, à proximité.

Des secouristes brésiliens étaient toujours à la recherche de survivants, lundi, après l’effondrement d’un barrage appartenant à une entreprise minière.

Le bilan de la catastrophe s’élève maintenant à 58 morts et plus de 300 disparus. Aucun survivant n’a été retrouvé dimanche.

Les recherches avaient été suspendues en raison de craintes qu’un autre barrage situé à proximité, appartenant aussi au géant minier Vale dans le sud-est du Brésil, soit également menacé de rupture. Des ingénieurs ont écarté ce risque.

La rupture du barrage est survenue vendredi. Les autorités ont évacué plusieurs quartiers de la ville de Brumadinho, à proximité.

La mare de déchets de mines de fer atteint huit mètres de profondeur en certains endroits. Les secouristes doivent donc procéder avec la plus grande prudence pour éviter d’être engloutis.

Plus d’une centaine de soldats et secouristes israéliens sont arrivés en renfort tard dimanche.

Les travailleurs de Vale profitaient de leur heure du dîner, lorsque le barrage s’est effondré et a libéré une marée de boue qui a détruit et ensevelit plusieurs bâtiments dans les alentours. Les flots de déchets miniers soulèvent des craintes quant à une contamination à plus grande échelle.

Le chef de la direction de Vale, Fabio Schvartsman, dit ignorer ce qui a provoqué cette tragédie.

Un autre barrage géré par Vale et par la minière australienne BHP Billiton s’était effondré dans le même État en 2015, causant 19 morts.

Ce drame survenu dans la ville de Mariana est vu comme le pire désastre environnemental de l’histoire du Brésil, car il a laissé 250 000 personnes sans eau potable. Environ 60 millions de mètres cubes de déchets s’étaient déversés dans les rivières pour ensuite gagner l’océan Atlantique et tuer des milliers de poissons.

Selon M. Schvartsman, la tragédie de vendredi, « encore plus grande que celle de Mariana » sur le plan humain, sera toutefois moins dommageable pour l’environnement.