Le chef de l’ONU, confirmé pour un 2e mandat, appelle à «un monde qui tire des leçons»

L’Assemblée générale a approuvé par acclamation et sans vote une résolution prolongeant le mandat de cinq ans d’Antonio Guterres.
Photo: Maxim Shemetov Agence France-Presse L’Assemblée générale a approuvé par acclamation et sans vote une résolution prolongeant le mandat de cinq ans d’Antonio Guterres.

L’Assemblée générale de l’ONU a entériné vendredi l’octroi à l’ex-premier ministre portugais Antonio Guterres d’un deuxième mandat à la tête de l’Organisation pour 2022-2026, lequel a appelé à établir « un monde qui tire des leçons » de la pandémie de la COVID-19.

« Notre plus grand défi — qui est en même temps notre plus grande opportunité — est d’utiliser cette crise pour renverser la situation, pivoter vers un monde qui tire des leçons, qui promeut une reprise juste, verte et durable et qui montre le chemin via une coopération internationale accrue et efficace pour répondre aux problèmes mondiaux », a-t-il dit.

« Franchir cette étape demandera un effort réel pour renforcer ce qui fonctionne et du courage pour tirer les leçons de ce qui ne fonctionne pas. Cela nécessite que nous fassions de la prévention et de la préparation — au sens large du terme — une priorité de premier plan du système international », a ajouté Antonio Guterres.

En fonctions depuis 2017, le chef de l’ONU a prêté serment en promettant d’agir en toute indépendance des États membres ou d’organisations, lors d’une cérémonie à laquelle a assisté le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, premier chef d’État à franchir les portes de l’ONU depuis plus d’un an de pandémie.

Au préalable, l’Assemblée générale avait approuvé par acclamation et sans vote une résolution prolongeant le mandat de cinq ans d’Antonio Guterres.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, à la décision cruciale dans le processus de nomination, avait donné le 8 juin sa bénédiction à la reconduction de l’ex-premier ministre portugais, âgé de 72 ans, ancien Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés entre 2005 et 2015.

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