Le monde franchit la barre des 2,5 millions de morts de la COVID-19

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, en décembre 2019, pas moins de 112 618 488 cas d’infection au nouveau coronavirus ont été recensés sur la planète, dont 2 500 172 décès. Sur la photo, des employés d’un cimetière à Lisbonne, au Portugal. 
Photo: Patricia de Melo Moreira Agence France-Presse Depuis le début de la pandémie de COVID-19, en décembre 2019, pas moins de 112 618 488 cas d’infection au nouveau coronavirus ont été recensés sur la planète, dont 2 500 172 décès. Sur la photo, des employés d’un cimetière à Lisbonne, au Portugal. 

La COVID-19 a fauché la vie de plus de 2,5 millions de personnes à travers le monde, selon des chiffres compilés jeudi par l’AFP, poussant les dirigeants de l’Union européenne (UE) à prolonger leurs mesures sanitaires strictes et à accélérer les campagnes de vaccination sur leur territoire.

« La situation épidémiologique demeure grave, et les nouveaux variants posent des défis supplémentaires. Nous devons en conséquence maintenir des restrictions fermes tout en musclant nos efforts pour accélérer les acheminements de vaccins », ont déclaré d’une même voix les chefs d’État et de gouvernement de l’UE, à l’issue d’un sommet virtuel.

Depuis le début de la pandémie, en décembre 2019, pas moins de 112 618 488 cas d’infection au nouveau coronavirus ont été recensés sur la planète, dont 2 500 172 décès.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a averti que « les prochaines semaines » seraient « difficiles sur le terrain de la vaccination ». Mais la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est toutefois dite « optimiste » sur son objectif de vacciner 70 % de la population adulte de l’UE, soit quelque 225 millions de personnes, d’ici « la fin de l’été », à la faveur de la forte augmentation attendue des livraisons des laboratoires.

La situation épidémiologique demeure grave, et les nouveaux variants posent des défis supplémentaires. Nous devons [...] maintenir des restrictions fermes tout en musclant nos efforts pour accélérer les acheminements de vaccins 

De son côté, le Royaume-Uni a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU de voter sur une résolution consacrée à la vaccination dans les pays en conflit et en crise, appelant à la solidarité, à l’équité et à des cessez-le-feu pour mieux lutter contre la pandémie, selon des diplomates.

Le résultat du vote, qui se déroule par écrit sur 24 heures en raison de limitations des réunions physiques du Conseil, sera connu vendredi. Selon ces mêmes sources, les négociations, qui ont duré à peine une semaine, ont été ralenties par la Russie et la Chine, deux pays aux relations tendues actuellement avec le Royaume-Uni.

Variants et COVID longue durée

Par ailleurs, le directeur de la branche européenne de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Hans Kluge, a lancé un appel pour que les personnes souffrant de symptômes de la COVID-19 pendant une longue période soient entendues. La question de la COVID longue durée est « une priorité claire pour l’OMS, et de la plus haute importance. Cela doit l’être pour toutes les autorités sanitaires », a insisté M. Kluge en point de presse, jugeant que ce phénomène se heurte trop souvent à « de l’incrédulité ou à un manque de compréhension ».

En France, le variant britannique, plus contagieux, « concerne désormais à peu près la moitié des personnes » atteintes par la COVID-19, a fait savoir le premier ministre, Jean Castex, ce qui fait craindre au gouvernement une flambée des cas. Vingt départements ont ainsi été placés sous « surveillance renforcée » en raison d’une circulation accrue du virus. Si la situation continue de se dégrader, ils pourront faire l’objet de mesures de confinements ciblés à partir de la fin de semaine du 6 mars, a indiqué M. Castex.

Au Royaume-Uni en revanche, la situation s’améliore. Les autorités sanitaires britanniques ont décidé jeudi d’abaisser le niveau d’alerte relatif à la pandémie, le risque de saturation des hôpitaux ayant « reculé » dans ce pays, sévèrement confiné depuis le début de l’année.

Aux Pays-Bas, des travailleuses du sexe ont prévenu jeudi qu’elles manifesteraient devant le parlement la semaine prochaine pour dénoncer la fermeture maintenue des maisons closes, tandis que des restaurants et des cafés ont prévu de rouvrir sans autorisation.

De son côté, le Bangladesh a commencé à administrer des doses de vaccin contre la COVID-19 aux travailleuses du sexe dans la plus grande maison close de ce pays, un immense dédale de cabanes où vivent environ 1900 femmes.

Ce pays d’Asie du Sud, qui a jusqu’ici administré le vaccin d’AstraZeneca à près de trois millions de personnes âgées de 40 ans ou plus, l’a autorisé pour les travailleuses du sexe de tout âge dans la ville de Daulatdia.

 

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