C’est en France qu’on compte le plus de réfractaires au vaccin contre la COVID-19

Au Canada, où 71% des personnes interrogées déclarent vouloir recevoir le vaccin contre la COVID-19, les réfractaires citent majoritairement (à 69%) la peur des effets secondaires comme raison de leur choix.
Photo: Jason Franson La Presse canadienne Au Canada, où 71% des personnes interrogées déclarent vouloir recevoir le vaccin contre la COVID-19, les réfractaires citent majoritairement (à 69%) la peur des effets secondaires comme raison de leur choix.

Seuls quatre Français sur 10 souhaitent se faire vacciner contre la COVID-19, selon un sondage diffusé mardi, qui octroie à la France la place de « championne du monde » des pays réfractaires, devant la Russie et l’Afrique du Sud.

En France, où la campagne de vaccination vient tout juste de commencer, 40 % des personnes interrogées accepteraient de se faire vacciner contre la COVID-19, selon cette étude Ipsos Global Advisor, en partenariat avec le Forum économique mondial. Un pourcentage en large baisse par rapport à leur précédente étude parue en octobre (54 % enclins à se faire vacciner) et encore plus par rapport à août (59 %).

Au Canada, 71 % des répondants ont déclarer souhaiter être vacciné contre la maladie.

La France n’est pas le seul pays où les intentions vaccinales sont relativement basses. Ainsi, selon l’étude Ipsos Global Advisor, seuls 43 % des Russes sont prêts à se faire vacciner, et 53 % des Sud-Africains.

Arrivent ensuite le Japon (60 %), l’Italie et l’Espagne (62 %), puis l’Allemagne (65 %).

À l’opposé, la Chine est en tête des pays où les personnes interrogées sont les plus enclines à se faire vacciner (80 %), devant le Brésil (78 %) et le Royaume-Uni (77 %), qui a commencé les vaccinations le 8 décembre.

Peur des effets secondaires

Les États-Unis, où une immense campagne de vaccination a également commencé, sont le seul pays où les intentions de vaccination sont en hausse (69 % aujourd’hui, 64 % en octobre).

Dans les pays concernés par le sondage, la raison principale des réfractaires est la peur des effets secondaires (80 % en Corée du Sud, 76 % au Japon, 72 % en France et 69 % au Canada). Le doute sur l’efficacité est la deuxième raison dans de nombreux pays, devant le fait de ne pas se sentir à risque.

Vient ensuite l’opposition générale aux vaccins, qui concerne environ un quart de la population interrogée en Russie (26 %) et en Afrique du Sud (23 %). Au Canada, 15 % des réfractaires ont mis cette raison de l’avant, de même que moins d’une personne sur 10 en Corée du Sud (7 %), au Japon (8 %) et en Chine (9 %). En France, 14 % des personnes interrogées se disent antivaccins en général.

L’étude a été réalisée dans 15 pays via la plateforme en ligne d’Ipsos Global Advisor entre le 17 et le 20 décembre auprès de 13 542 adultes (dont environ un millier en France, âgés de 18 à 74 ans).

Avec Le Devoir

À voir en vidéo