Record hebdomadaire de contaminations dans le monde

La police de Madrid a placé plusieurs points de contrôle routiers. Plus de 850 000 habitants de la ville ont interdiction de quitter leur quartier, sauf pour aller travailler, étudier ou chez un médecin, répondre à une convocation légale ou s’occuper de personnes dépendantes. 
Photo: Bernat Armangue Associated Press La police de Madrid a placé plusieurs points de contrôle routiers. Plus de 850 000 habitants de la ville ont interdiction de quitter leur quartier, sauf pour aller travailler, étudier ou chez un médecin, répondre à une convocation légale ou s’occuper de personnes dépendantes. 

Avec un record hebdomadaire de contaminations dans le monde et plus de 200 000 morts aux États-Unis, la pandémie de COVID-19 ne faiblit pas. Près de deux millions de nouveaux cas de coronavirus (+6 %) ont été enregistrés la semaine dernière, soit « le plus grand nombre de cas signalés en une seule semaine depuis le début de l’épidémie », a annoncé mardi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le nombre de décès recensés dans le monde a quant à lui baissé de 10 %, à 37 700, selon l’OMS.

À l’exception de l’Afrique, tous les continents ont signalé une augmentation des cas du 14 au 20 septembre.

38%
C'est la proportion que les États-Unis représentent parmi les deux millions de nouveaux cas de COVID-19 recensés dans le monde la semaine dernière.

Sur cette période, l’Europe a connu la plus forte augmentation des décès (+27 % en une semaine).

Le Royaume-Uni, pays le plus endeuillé du continent, a relevé le niveau d’alerte face à la reprise rapide de l’épidémie, qui pourrait faire plus de 200 morts par jour sans « changement de cap ».

En Espagne, déjà un des pays européens les plus durement frappés au printemps, de sévères restrictions sont entrées en vigueur lundi dans une partie de la région de Madrid, redevenue l’épicentre national de la pandémie.

Le ministre de la Santé espagnol, Salvador Illa, a appelé mardi tous les Madrilènes à limiter leurs mouvements et contacts à « l’essentiel ». Les plus de 850 000 personnes concernées (sur 6,6 millions d’habitants au total dans la région) ont interdiction de se rassembler à plus de six, en public ou en privé, et de quitter leur quartier, sauf pour aller travailler, étudier ou chez un médecin, répondre à une convocation légale ou s’occuper de personnes dépendantes.

Dans le même temps, les autorités espagnoles ont réduit mardi la quarantaine à 10 jours au lieu de 14 pour les personnes en contact avec un cas confirmé de coronavirus, qui progresse dans le pays et en Europe.

Le seuil de 200 000 morts franchi

La pandémie a fait plus de 965 760 morts dans le monde depuis fin décembre et plus de 31,3 millions de cas ont été comptabilisés, selon un bilan établi mardi par l’AFP.

 

Les États-Unis, représentant plus de 38 % de tous les nouveaux cas signalés au cours de la semaine dernière d’après l’OMS, restent le pays le plus touché, même si les décès y ont baissé de 22 %.

À six semaines de l’élection présidentielle, le paysde l'Oncle Sam a franchi mardi matin la barre symbolique des 200 000 morts, selon l’Université Johns Hopkins.

Le bilan de référence de l’université basée à Baltimore affichait 200 654 décès au moment où ces lignes étaient écrites, sur environ 6,9 millions de cas recensés dans le pays, une mortalité que plusieurs modèles avaient anticipée depuis le mois d’août et qui fera du coronavirus la troisième cause de décès aux États-Unis cette année.

Après les États-Unis, les pays les plus touchés sont le Brésil avec 138 108 morts pour 4 591 604 cas, l’Inde avec 88 935 morts (5 562 663 cas), le Mexique avec 73 697 morts (700 580 cas) et le Royaume-Uni avec 41 788 morts (398 625 cas).

Les États-Unis enregistrent chaque jour presque un millier de décès, ce qui, rapporté à la population, est le quadruple du taux de mortalité européen.

Ce bilan quotidien, où les personnes noires et hispaniques sont surreprésentées (plus de la moitié des morts de moins de 65 ans), est pour le candidat démocrate Joe Biden le symbole de l’incompétence du président républicain Donald Trump face à la plus grande épreuve de son mandat.

Pèlerinage repris

Suspendu depuis mars en raison de la COVID-19, l’Omra, le petit pèlerinage musulman, va progressivement reprendre à partir du 4 octobre, a annoncé mardi le ministre saoudien de l’Intérieur.

Dans une première étape, « 6000 citoyens [saoudiens] et résidents [étrangers] du royaume seront autorisés chaque jour à faire l’Omra, à partir du 4 octobre », indique le ministère dans un communiqué publié par l’agence de presse officielle saoudienne SPA.

 

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