La population veut un meilleur statut pour les écrivains

82% des répondants ont relevé que les écrivains et les écrivaines, par leurs œuvres, contribuent à leur divertissement et à leur bien-être durant la pandémie.
Photo: iStock 82% des répondants ont relevé que les écrivains et les écrivaines, par leurs œuvres, contribuent à leur divertissement et à leur bien-être durant la pandémie.

Une très grande majorité (90 %) de Québécois croit que les écrivains devraient être protégés, au même titre que les autres artistes par les lois sur le statut de l’artiste, qui sont présentement en révision à Québec.

C’est ce qui ressort d’un sondage commandé à la firme Léger et Léger par l’Union des écrivaines et des écrivains du Québec.

Par ailleurs, 82 % des répondants ont relevé que les écrivains et les écrivaines, par leurs œuvres, contribuent à leur divertissement et à leur bien-être durant la pandémie.

Ce sondage survient alors que l’UNEQ tente de rehausser les conditions de travail des écrivains et la protection légale qui leur est accordée.

Fait à noter, les 1004 Québécois sondés ont dit croire que les écrivains québécois gagnaient en moyenne 28 715 $ par année, alors que dans les faits ils en gagnent en moyenne 9000 $.

Or, 77 % des 1004 répondants ont aussi dit penser que les écrivains ne devraient pas être seuls à négocier leur contrat d’édition et devraient avoir droit à une représentation collective. Pour l’UNEQ, c’était une façon de valider sa position, alors que certaines voix s’élevaient pour douter de la représentativité de l’organisme dans le dossier de la révision des lois sur le statut de l’artiste. Aussi, 86 % des Québécois sondés croient que les écrivains « ne devraient jamais être obligés de céder totalement les droits de leurs œuvres ».

Parallèlement, l’UNEQ a mené un sondage auprès de ses propres membres, ainsi que d’écrivains non-membres, notamment pour connaître leur position sur son rôle de représentation. Résultat : 98 % de ses membres et 96 % des non-membres « sont en accord avec la détermination de l’UNEQ à obtenir une obligation de représentation collective à l’issue de la révision des lois sur le statut de l’artiste ».

L’UNEQ a réalisé ce sondage en ligne auprès de 347 membres et non-membres, en mars.

Par ailleurs, le directeur général de l’UNEQ a dit espérer que le gouvernement du Québec agisse promptement dans la révision des lois sur le statut de l’artiste, et partage une échéance des travaux.

Le dépôt des mémoires à la commission parlementaire qui se penche sur le sujet s’est terminé en février. « Depuis, on n’a pas eu de nouvelles » à savoir s’il y aurait des audiences. « Nous, on pense que oui, il devrait y en avoir », poursuit M. Dubois.

« On s’inquiète parce que le temps passe », dit-il.

Au bureau de la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, on restait évasif, jeudi, sur l’échéancier des travaux. « Nous sommes satisfaits du processus de consultation. Au total, nous avons reçu 50 mémoires et plus de 300 questionnaires, la plupart lors de la deuxième phase [de la mi-novembre 2021 jusqu’au 1er février 2021]. Le ministère de la Culture et des Communications continue l’analyse des documents. Ce n’est qu’une fois celle-ci terminée qu’il sera possible de définir et communiquer le calendrier et la suite du processus. »

Avec Guillaume Bourgault-Côté

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