Le poète américain Lawrence Ferlinghetti n’est plus

Né le 24 mars 1919, à Yonkers, dans l’État de New York, Lawrence Ferlinghetti passe une partie de son enfance en France, auprès de sa tante.
Photo: Henny Ray Abrams Associated Press Né le 24 mars 1919, à Yonkers, dans l’État de New York, Lawrence Ferlinghetti passe une partie de son enfance en France, auprès de sa tante.

Lawrence Ferlinghetti, poète américain majeur du XXe siècle, mais aussi libraire et éditeur, est mort lundi à l’âge de 101 ans dans sa maison de San Francisco, a annoncé sa librairie.

« Il a continué à écrire et à publier de nouveaux ouvrages jusqu’à ce qu’il ait 100 ans, et son œuvre lui assure une place dans le canon américain », a salué mardi, dans un communiqué, la mythique enseigne City Lights Booksellers and Publishers, qu’il avait cofondée à San Francisco en 1953.

Cet homme de lettres a eu un rôle central dans l’établissement de la contre-culture américaine des années 1950, en fondant sa librairie, mais aussi en éditant Jack Kerouac, Gregory Corso, William S. Burroughs ou Allen Ginsberg.

Né le 24 mars 1919, à Yonkers, dans l’État de New York, il passe une partie de son enfance en France, auprès de sa tante.

Il repartira aux États-Unis avant de revenir en France, où il obtiendra un doctorat à la Sorbonne après la guerre.

Arrêté puis acquitté

Il avait été arrêté en 1957 et jugé pour obscénité lors d’un procès historique (avant d’être finalement acquitté), pour avoir édité un des grands livres de la beat generation, Howl, long poème halluciné de Ginsberg.

C’est aussi lui qui, en 1972, publie le premier recueil de nouvelles de Charles Bukowski.

Lawrence Ferlinghetti avait aussi écrit un recueil de poésie, vendu à plus d’un million d’exemplaires, A Coney Island of the Mind (1958, paru plus tard en français sous le titre d’origine). 

En 2015, il avait fait paraître ses carnets de route 1960-2010, Writing Across the Landscape, traduits en 2019 en français sous le titre La vie vagabonde.

Droit à la liberté d’expression

Dans son communiqué, la librairie salue « son savoir et son amour pour la littérature, son courage dans la défense du droit à la liberté d’expression, et son rôle vital d’ambassadeur de la culture américaine ».

M. Ferlinghetti est mort des suites d’une pneumopathie interstitielle, selon ses enfants, cités par des journaux américains.