New York Cannibals

Photo: Éditions Le Lombard, Bruxelles / photomontage «Le Devoir»

Dans cette suite de Little Tulip (Le Lombard, 2014), campée en 1990, soit 20 ans plus tard, François Boucq et Jérôme Charyn renouent avec le tatoueur Pavel, dit Paul, et sa fille adoptive Azami, devenue une policière carburant aux stéroïdes. Ne pouvant être mère à cause de cela, la jeune femme décide de garder le nourrisson qu’elle a trouvé dans les poubelles au cours d’une poursuite. Entre peu après en scène la ténébreuse Nathalie, autrefois Nadya, que Paul a bien connue à l’époque des goulags. S’ensuit une rocambolesque histoire de trafic de bébés, de sang et de fausse monnaie pimentée de fantastique, où apparaissent des figures tantôt pittoresques, tels l’homme-tronc Albatros ou la plantureuse Mama Paradis, tantôt monstrueuses, telle la terrifiante Anna. Pour ajouter au plaisir du lecteur, l’auteur François Boucq et l’illustrateur Jérôme Charyn plantent l’action dans les bas-fonds et les sous-sols de New York qui apparaissent tour à tour glauques et éclatants de couleurs.

New York Cannibals

★★★

François Boucq et Jérôme Charyn, Le Lombard, Bruxelles, 2020, 145 pages