«La prochaine fois»: la jeune femme à la robe rouge

Farcie de thèmes aussi communs que l’amitié, la haine, l’humour et l’amour, la recette Levy fonctionne à plein régime dans ce livre publié aux Éditions retrouvées.
Photo: Les Éditions retrouvées Farcie de thèmes aussi communs que l’amitié, la haine, l’humour et l’amour, la recette Levy fonctionne à plein régime dans ce livre publié aux Éditions retrouvées.

À Peter qui martèle qu’au XXIe siècle, la science doit bien pouvoir traiter le cas inusité devant lui, le médecin répond : « Revenez nous voir d’ici deux ou trois siècles, vous aurez sûrement raison. » Le ton est donné à La prochaine fois, où Marc Levy, fidèle à lui-même, se joue allègrement du temps dans cette histoire à saveur fantastique.

Jonathan Gardner, célèbre expert en art, cherche la trace du dernier tableau d’un peintre russe du XIXe siècle, Vladimir Radskin, une oeuvre mystérieusement disparue à Londres en 1868. Son acharnement pour retrouver La jeune femme à la robe rouge le conduit aux quatre coins du globe avec son ami Peter Gwel, commissaire-priseur chez Christie’s.

La quête passionnée de Jonathan l’entraînera dans une course folle où il croisera la galeriste Clara, qui possède des informations précieuses sur son peintre fétiche… et du charme. Une liaison naîtra, à quelques semaines de son mariage avec l’artiste Anna Valton. Mais Jonathan et Clara ne se sont-ils pas déjà rencontrés ? Peut-être dans un autre siècle ? C’est que dans ce roman, les âmes, immortelles, se réincarnent en chair et en os des époques plus tard. Dire que lui se marie bientôt… au siècle présent.

Farcie de thèmes aussi communs que l’amitié, la haine, l’humour et l’amour, la recette Levy fonctionne pourtant à plein régime dans ce livre publié aux Éditions retrouvées. Et la sauce prend au fil des chapitres, malgré les quelques premiers d’une apparente banalité.

L’éditeur réimprime depuis 2012 des best-sellers des 20 dernières années (2004 dans ce cas-ci) en gros caractères, dans sa collection « Lire en grand ». Plus de 180 titres s’y retrouvent actuellement, « pour une lecture confortable, à prix doux ». Ces rééditions en grand format, comme en font notamment Guy Saint-Jean Éditeur, Novalis et VDB, s’adressent aux personnes ayant des troubles de la vision ou des difficultés de lecture. Ou qui n’ont pas de tablette pour choisir la grosseur du texte. Ou, encore, qui préfèrent toujours lire sur papier.

La prochaine fois

★★★

Marc Levy Les Éditions retrouvées « Lire en grand », Paris, 2019, 320 pages